QUATRIÈME PARTIE
pour un but mystique, et que nos mœurs révolutionnaires ont ensuite méconnus, seront alors soigneusement recueillis, et appliqués à leur vraie destination, par des populations étrangères à toute chimère dégradante. Des êtres nés pour Faction, et qui se sentiront les chefs du monde connu, feront consister leur principale félicité à subir dignement l'heureux ascendant moral des êtres voués à l'affection. En un mot, le genou de l'homme ne fléchira plus que devant la femme.
Ce culte continu dérive naturellement d'une intime reconnaissance, déterminée par une exacte appréciation habituelle des bienfaits réels du sexe affectif envers le sexe actif. Une conviction familière fera profondément sentir à tout positiviste que notre vrai bonheur, tant privé que public, dépend surtout du {perfectionnement moral, et que celui-ci résulte principalement de T influence de la femme sur l'homme, d'abord comme mère, puis comme épouse. Il est impossible qu'un tel sentiment habituel ne détermine pas une] tendre vénération active envers un sexe auquel sa position sociale interdit toute concurrence intéressée. A mesure que la vocation féminine sera mieux comprise et plus développée, chaque femme deviendra pour chaque homme la meilleure personnification de l'Humanité.
Mais ce culte, d'abord émané d'une reconnaissance spontanée, sera consacré ensuite, d'après une appréciation systématique, comme un nouveau moyen de bonheur et de perfectionnement. L'imperfection morale du sexe actif lui prescrit de développer, par un exercice assidu, les affections tendres qui sont chez lui trop inertes. Rien ne peut mieux remplir cette importante condition qu'une pratique familière, à la fois privée et publique, dû culte féminin. C'est surtout ainsi que le positivisme retrouvera dignement la haute efficacité morale que le catholicisme retirait de la prière.
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ï* ,r--»?i?iiffrf iTrr^fiSîOE représente aujourd'hui cet
:>-.4:^r. -. ^.f^ji :•: ziine inséparable des intérêts chiméri-
-ir- U-. :rsi:.rr~nt aux premiers hommes. Mais la
« . SHc-:- 1 ..stiLij il rjcaoîique tendit toujours à l'en dégager,
.n.i.;it f -rtir.Tie tnéologique ne put jamais le permettre
i-riit'.Ti. l?e'jais saint Augustin, toutes les âmes
utr> . at le jius en plus senti, à travers l'égoîsme chré-
eii. :ue .»rer peut nèlre pas demander. A mesure que
it..iwûr:i a vraie théorie de la nature humaine, on
.uu r^ îH nieu\ cette haute fonction, que le régime défî-
.oti. .leveiopper davantage, d'après un meilleur
'i: A .ç -^aiis l'état normal de Thumanité, la prière,
•ui^îitt -ie '.out calcul personnel, deviendra, selon sa
:.'. c .cxi'.EKKioîi morale, une solennelle effusion, indi-
ivisUi.o ^a j'ji:«ective. des sentiments généreux, toujours
t> u\ lies jL^a^î raies. Le positivisme en prescrira la
i.t.iïut ouria!;ten? comme propre à combattre les im-
.. Ni, .:> v'»>4i;* *î les idées étroites qu'inspire ordinai-
. .... .Il .1 e ic::ve. C'est surtout aux hommes qu'elle
^^..t ^«.iJiuiiuuKte^. puisqu'ils ont plus besoin d'être j^..,.^ .iiiKHi auienés vers les pensées d'ensemble et les .v\ .v*.i> .CNiiUerx?ssèes, dont leur existence habituelle . ..V. . .*> c -il ter davantage.
k'..» vil làicax assurer Teflicacité, il importe que son . .^. ^vii iciiciueut déterminé. Or, celte condition est Aun^iit -viuplie par le culte féminin, qui peut , . . .*. i . vaucoup plus salutaire que le culte divin, v^, » c^.v, a >4»civ humaine doit finalement avoir sur- . .*v MUiiiaaité, comme je l'indiquerai spéciale- : lit .ic s.\f l>lscours. Mais ce but serait trop ^ ^. V .UÎV.U' le* heureux effets moraux d'une telle .^ *i oaiait d abord la centraliser ainsi. Peut- . u..>^c *c««inine comporte-t-ellé cette subite . . V » V . y uvù ^^u*il en soit, le sexe actif n'y sau- V. V. *wu«v' ch<r^ la classe contemplative, mieux