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La peinture^ la sculpture, Varchilecture

Quant aux trois arts qui s'adressent, par les formes simultanées, au sens dont l'office est surtout volontaire, le même principe hiérarchique assigne le premier rang à la peinture, et le dernier à l'architecture, en plaçant entre elles la sculpture. La peinture développe seule tous les moyens d'expression visuelle, en joignant la puissance du coloris à celle du dessin. Son domaine, soit privé, soit public, est plus étendu que celui ^des deux derniers arts. Elle se rapproche davantage de la poésie, à laquelle on l'a tant comparée. Quoique l'habileté technique y soit plus indispensable et plus difficile que dans la musique, elle y comprime moins l'essor esthétique qu'envers la sculpture et l'architecture. Aussi ces deux

derniers arts sont-ils ceux qui idéalisent le moins, en imitant davantage. Enfin, l^architecture est encore moins esthétique que la sculpture. Les procédés techniques y deviennent prépondérants, et la plupart de ses productions doivent être plutôt regardées comme industrielles que comme artistiques. Presque bornée à la beauté matérielle, elle n'exprime la beauté morale que par des artifices souvent équivoques. Mais la permanence et l'énergie de ses impressions propres la maintiendront toujours au rang des beaux-arts, surtout envers les grandes constructions publiques, qui constituent la plus imposante formule de chaque phase sociale. Rien n'a mieux caractérisé jusqu'ici cette haute destination que ces admirables cathédrales où, dans son idéalisation monumentale des sentiments propres au moyen âge, l'architecture avait si dignement réalisé son aptitude naturelle à combiner tous les beaux-arls par un siège commun.

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