Responsabililê malérielle des capitalistes
Les seuls intérêts matériels que la force morale di débattre avec la puissance politique se trouvent réglés par deux principes généraux, résultés d'une exacte appréciation de l'ordre naturel. D'une part, l'homme doit nourrir la femme ; d'une autre part, la classe active doit nourrir la classe contemplative. Telles sont les deux conditions fondamentales qu'impose, évidemment, la nature du (îrand-Ètrc, afin que ses fonctions affectives ou spéculatives puissent dignement s'accomplir. Le bonheur privé et le bien public dépendent tant rie la prépondérance du sentiment sur la raison et sur l'activité, qu'elle ne sera jamais trop achetée, au prix de l'inaction industrielle d'une moitié de notre espèce. Chez les moindres tribus, le sexe actif accepte, à cet égard, une obligation continue, qui dislingue toujours l'amour humain, même le plus grossier, du simple appétit animal. A mesure que le Grand-Être se développe, cette condition d'existence s'y prononce davantage et s'y satisfait mieux. Le culte final l'érigé en devoir fondamental, dont rien ne saurait habituellement dispenser, ni l'individu, ni l'espèce. Quant à l'autre condition, l'ancien sacerdoce l'a depuis longtemps consacrée; et l'anarchie actuelle la respecte essentiellement , là du moinsoù le protestantisme n'a pas trop laissé prévaloir l'individualité. En la sysié-
matisant comme indispensable aux fonctions théoriques de l'Humanité, on devra plutôt la restreindre que l'étendre, surtout par comparaison au régime antérieur, où la richesse seconda beaucoup la dégénération spontanée du catholicisme. Pour que la séparation normale des deux puissances soit pleinement établie, il importe que les nouveaux philosophes restent toujours aussi étrangers à la fortune qu'à la domination. Si les prêtres de l'Humanité doivent être autant exclus que les femmes de toute autorité pratique, ils ne doivent pas être plus riches que les prolétaires, en proportion des convenances propres à leur office social. C*est à ce double titre qu'ils pourront proclamer dignement des opinions et des conseils dont la pureté ne sera jamais douteuse.
Dans leur administration normale de la commune richesse, les chefs temporels devront donc satisfaire à ces deux conditions nécessaires, pour le règlement privé des salaires industriels et la rétribution publique des travaux théoriques. Quelque difficile que puisse aujourd'hui sembler leur accomplissement habituel, c'est à ce prix légitime que l'équilibre pratique deviendra stable. Les possesseurs actuels d'une prééminence qui ne peut plus reposer sur de vains droits personnels pourront déclarer inacceptable un tel programme. En ce cas, leurs fonctions passeront, d'une manière quelconque, à de nouveaux organes, jusqu'à ce que le Grand-Être ait trouvé des serviteurs qui ne reculent pas devant leur office fondamental, condition nécessaire de la prééminence qu'ils poursuivent. Mais, entre ces justes limites, leur salutaire prépondérance sera chérie et respectée, comme indispensable à la suprême existence. L'esprit et le cœur s'accorderont pour dissiper partout les ignobles passions et les doctrines subversives que suscite aujourd'hui une puissance qui, depuis le déclin de la discipline catholique, prétend rejeter toute véritable
obligation morale, au nom de ses titres chimérique) tille sentira bientôt que de telles prescriptions, qi^ laisst-nt à chacun le mérite d'une exécution volontaire^ permettent seules aux riches d'éviter la tyrannie politique qui les menace aujourd'hui. Alors la libre concentration des fortunes sera généralement appréciée comni iiulispensHble à leur pleine efficacité, surtout socia car do ({rands devoirs supposent de grandes forces.
17(1. - Htipports normatij: entre philosophes, proiélaia et capitalistes.
C'est ainsi que les prêtres de l'Huinanilé accomplir)
Ir n^gODérotioD morale de ta puissance matérielte, afin que l'appareil aulritif fonctionne convenablement pour tous les organes du Graud-htre. Renonçant alors à des luttes trop léï^itimes, mais passagères, le peuple développera digui^ment se^ dispositions naturelles à la Ténération, en devenant dordtnaire aussi subordonné à ses che& lem^wrels que coofianl en^-ers ses chefs spirituels. Les prolétaires sentiront qœ k vrai boaheur. nullement propre à la richesse, dépend surtout des satisfactions inteUectueUes. morsles, et sociales, auxquels ils sont mi«ux appelés que leurs supérieurs. D rettoitceront sans Kpvt aux jouisauKes de cnpîdilè et de d CMwtitMQt la itampenae aatureUe des îtK«f*^ 4 caBMe la sti»«lMioa pcaliqne. Apres le c •ceaMpGneBCBl de vm office spécial, ckacan t
jours disposé à subordonner Tesprit au cœur, en gnrantissant la moralité de la science réelle par uiie constante abnégation temporelle. Si une vicieuse ambition entraînait quelques philosophes à de vaines prétentions politiques, les prolétaires sauraient leur appliquer énergiquement la doctrine universelle pour maintenir le juste ascendant de l'autorité pratique. Quoique Tart doive toujours subordonner à la science ses inspirations générales, lui seul doit pourtant diriger l'application quelconque des théories positives. L'incapacité pratique des théoriciens, déjà reconnue envers les moindres arts, sera dès lors systématiquement proclamée, surtout pour les fonctions politiques. Aux philosophes, l'éducation, et, par suite, le conseil ; aux chefs industriels, Faction, et d'abord le commandement : telle est la répartition normale que le peuple saura faire également respecter partout, comme indispensable à l'harmonie du Grand-Étre.