‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 113 sur 583 · A DES SENTIMENTS. C.-à-d., au · texte numérisé non relu

A DES SENTIMENTS. C.-à-d., au

sentiments des lidcles touchant l'intercession des saints et la vertu de leurs reli(iuos.

6. Demeura sans suite. Sans sectateurs, sans école. Suite se disait dos disciples attachés à un maître, aussi bien que des seigneurs formant la cour d'un prince. Suivre emportait souvent le sens que, dans idus d'un exemple, prend le latin seqni, être du parti de, de l'école de. C'est eu ce sens que Bossuet a dit précédemment de Catilina, qu'il était n suiui de la plus illustre noblesse de Rome. » 1X« époque, p. 112.

7. N'en pouvait plus. L'historien parle de l'empire comme d'un homme épuisé, à bout de forces. N'eti pouvoir plus, appliqué à ce grand corps, exprime familièrement, naïviinie.Tt, mais bien compléicment, sa détresse.

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tard de les avoir appelés. L'Afrique fut ôtée à l'empire (428).

L'Église souffrit des maux infinis par la violence de ces ariens, et vit couronner une infinité de martyrs. Deux furieuses hérésies s'élevèrent : Nestorius, patriarche de Constanlinople, di\'isa la personne do Jésus- Chiist; et vingt ans après, Eutychès, abbé, en confondit les deux natures *. Saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie, s'opposa à Nestorius, qui fut condamné par le pape saint Célestin. Le concile d'Éphèse (431), troisième général, en exécution de cette sentence, déposa Nestorius, etconlirma le décret de saint Célestin, que les évoques du concile appellent leur père ^ dans leur définition '. La sainte Yierge fut reconnue pour mère de Dieu, et la doctrine de saint Cyrille fut célébrée * par toute la terre. Théodose, après quelques embarras ^ se soumit au concile, et bannit Nestorius. Eutychès, qui ne put combattre ^ cette hérésie qu'en se jetant dans un autre excès, ne fut pas moins fortement rejeté. Le pape saint Léon le Grand le condamna et le réfuta tout ensemble, par une lettre qui fut révérée dans tout l'univers. Le concile de Chalcédoine (431), quatrième général, où ce grand pape tenait la première place, autant par sa doctrine que par l'autorité de son siège, anathématisa Eutychès, et Dioscore, patriarche d'Alexandrie, son protecteur. La lettre du concile à saint Léon fait voir que ce pape y présidait par ses légats % comme le chef à ses membres*. L'empereur Marcien assista lui-même à cette grande assemblée, à l'exemple de Constantin, et en reçut les déci-

1 . En CONFONDIT. . . Coufondit les deux nalures de Jésus-Christ. Sur les usaj,'es divers de la particule en, au ivii* siècle, V. p. 68, n. 1; p. 81, n. 3; p. 123, n. 3.

2. l'art. II. Conc. Éphes. Sent, depos Ne.-tor. T. m Conc. L- 11., col 533.8.

3. LEon DÉFINITION. Expression technique. Les définitions des conciles étaient les déclarations par lesquelles ils régiaient la docirine.

4. r.ÉLÉBRÉB. Non pas louée, préconièét, mais, généralement adoptée «t pra-

tiquée. C'est uu dos sens du latin ceiebrare.

5. Quelques EMBAnnAS. Quelques oppositions. Théodose avait d'ahord déclaré nulle la déposition de Nestorius.

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