‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 119 sur 583 · Les partages. Les portions, lei lots. Cf. p. 115. n · texte numérisé non relu

Les partages. Les portions, lei lots. Cf. p. 115. n

5. Neustrie iNeustria, Neptria), n est qu'une corruption des mots Ne-Oster- Rihe (pays de l'Ouest) opposés à Osler- Rike (pays de l'Est), ou Au^trasie.

La même année que Rome fui reprise par Narsès (553), Justinien fit tenir à Conslanlinople le cinquième concile général, qui confirma les précédents, et condamna quelques écrits favorables à Nestorius. C'est ce qu'on appelait les trois Chapitres, à cause des trois auteurs, déjà morts il y avait longtemps, dont il s'agissait alors. On condamna la mémoire et les écrits de Théodore, évèque de Mopsueste ; une lettre d'ibas, évêque d'Édesse; et, parmi les écrits de Théodoret', ceux qu'il avait composés contre saint Cyrille. Les livres d'Origène, qui troublaient tout l'Orient depuis un siècle, furent aussi réprouvés. Ce concile, commencé avec de mauvais desseins, eut une heureuse conclusion, et fut reçu * du saint-siége, qui s'y était opposé d'abord.

Deux ans après le concile, Narsès, qui avait ôté l'Italie aux Goths, la défendit contre les Français, et remporta une pleine victoire sur Bucelin, général des troupes d'Austrasie (555). Malgré tous ces avantages, l'Italie ne demeura guère' aux empereurs. Sous Justin II, neveu de Justinien, et après la mort de Narsès, le royaume de Lombardie fut fondé par Alboïn. Il prit Milan (oG9) et Pavie : Rome et Ravenne se sauvèrent à peine de ses mains, et les Lombards firent souffrir aux Romains des maux extrêmes. Rome fut mal secourue par ses empereurs, que les Avares, nation scythique, les Sarrasins, peuples d'Arabie, et les Perses plus que tous les autres, tourmentaient de tous côtés en Orient. Justin, qui ne croyait que lui-même et ses passions *, fut toujours battu par les Perses et par leur roi Chosroès. Il se troubla de tant de pertes, jusqu'à tomber en frénésie. Sa femme

Page 1