‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 121 sur 583 · Et ses passioxs. Mot aggravant · texte numérisé non relu

Et ses passioxs. Mot aggravant

Ne croire que soi, quand on n'a que des passions, et point de raison, est impardouuablc.

Sophie soutint l'empire *. Le malheureux prince revint trop tard fi son bon sens, et reconnut en mourant la malice de ses flatteurs. Après lui, Tibère II (579), qu'il avait nommé empereur, réprima les ennemis, soulagea les peuples, et s'enrichit par ses aumônes *. Les victoires de Maurice, Cappadocien, général de ses armées, firent mourir de dépit le superbe Chosroès. Elles furent récompensées de l'empire, que Tibère lui donna en mourant (o83), avec sa fille Constantine.

En ce temps, l'ambitieuse Frédégonde, femme du roi Chilpéric I, mettait toute la France en combustion, et ne cessait d'exciter des guerres cruelles entre les rois français.

Au milieu des malheurs de l'Italie, et pendant que Rome était affligée d'une peste épouvantable (590), saint Grégoire le Grand fut élevé, malgré lui, sur le siège do saint Pierre. Ce grand pape apaise la peste par ses prières ; instruit les empereurs, et tout ensemble leur fait rendre l'obéissance qui leur est due; console l'Afrique, et la fortifie ; confirme en Espagne les Visigoths convertis de ^ l'arianisme, et Recarède le Catholique, qui venait de rentrer au sein de rÉglise ; convertit l'Angleterre ; réforme la discipline dans la France, dont il exalte les rois, toujours orthodoxes, au-dessus de tous les rois de la terre *; fléchit les Lombards; sauve Rome et ITtahe, que les empereurs ne pouvaient aider ; réprime l'orgueil naissant des patriarches de Constanlinople °; éclaire

1 . SoLTnr i-'EMPinE. Soutint avec feriiii'tt; le pouvoir que sou mari laissait éclia|iper : sut léguer à sa place. Même sens (lu Terlie que dans ces phrases, précéiieiiinieut reiicuutrées : « Le consul Muilius. qui donna la première bataille Ravale, la gagna. Régulus soutint cette gtoire, » p. yl. « Les quatre princes soulimenl à peine le fardeau de tant de guerres. » P. 132.

2. S'ExnicniT par ses aumoxes. Vanière de s'enrichir aualo^iue à celle que pratiquait (Constance dilore. V. ci-dessus, p. 133. Ce priuce. « ennemi des exactions, «jusqu'à se faire accuser de ruiner le fisc , trouvait des trésors immenses dans la bonne volonté et i'af-

3. Coveutis de. Latini^ne. roninie on dirait. raiiicnOs de, relii(ii de.

4 Saint Grégoire, le plus saint de

tous (lie tous les papes du vic siècle) enchérit sur ses saints prédécesseurs, lorsque touché de la foi et du zèle de nos rois, il les met autant au-dessus dos autres souverains que les souverains sont au-dessus des parliculiers. • Quanto caeleios homiuos regia diyuitas antccedit, tanto cœtoiaruni geutmm régna regiii \estri prolVcto cuhneu excellit. > S. Sur l'unité de l'Eglise. 1I<-" point. Cf. S. Sur les devoirs des rois, 11», point, et 0. F. de Henriette de France, l" point.

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