DÉrfOMCAiBNT. V. sur ce mot, p
2 IS., IllI, XIV, XXI, XLV, XLVl, XtVlI, XLVIII. B.
3. Mais la superbe Babylonb... — Babylone, ainsi désignée, couronne bien cette longue suite d'empires détruite,
que l'historien, ravi de ces grands coups de la mam de Dieu, déroule avec une sorte d'ivresse croissante. — Remarquez quel mouvement donnent à la phrase ces mnis répétés, forme vive, qui appartient à l'éloquence parlée plutôt qu'au style écrit.
qui avait prédit sa perte, avait vu son glorieux rétablissement, et lui avait même nommé Cyrus son libérateur, deux cents ans avant qu'il fût né '. Jérémie, dont les prédictions avaient été si précises, pour marquer à ce peuple ingrat sa perte certaine, lui avait promis son retour après soixante et dix ans de captivité ^. Durant ces années, ce peuple abattu était respecté dans ses prophètes : ces captifs prononçaient ^ aux rois et aux peuples leurs terribles destinées. Nabuchodonosor, qui voulait se faire adorer, adore lui-même Daniel \ étonné des secrets divins qu'il lui découvrait : il apprend de lui sa sentence, bientôt suivie de l'exécution ^. Ce prince victorieux triomphait dans Babylone, dont il fit la plus grande ville, la plus forte et la plus belle que le soleil eût jamais vue ". C'était là que Dieu l'attendait '' pour foudroyer son orgueil. Heureux et invulnérable, pour ainsi parler, à la tête de ses armées, et durant tout le cours de ses conquêtes *, il devait périr dans sa maison, selon l'oracle d'ÉzéchieP. Lorsqu'admirant sa grandeur et la beauté de Babylone, il s'élève au-dessus de l'humanité, Dieu le frappe, lui ôte l'esprit, et le range parmi les bêtes. Il revient au temps marqué par Daniel *", et reconnaît le Dieu du ciel, qui lui avait fait sentir sa puissance : mais ses successeurs ne profitent pas de son exemple. Les affaires de Babylone se brouillent ", et le temps marqué par les prophéties pour le rétablissement de Juda arrive parmi tous ces troubles. Gyrus paraît à la tête des Mèdes