‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 239 sur 583 · Ibid., 24. B · texte numérisé non relu

Ibid., 24. B

les autres, et c'est la dernière et la soixante-dixi?;rne : c'est celle où le Christ sera immolé, où laWance sera confirmée^ et au milieu de laquelle l'hostie et les sacrifices seront abolis^; sans doute, par la mort du Christ; car c'est ensuite de la mort* du Christ que ce changement est marqué. Ap^^ls cette mort du Christ et V abolition des sacrifices, oft ne voit plus qu'horreur et confusion : on voit la ruine de la cité sainte et du sanctuaire; un peuple et un capitaine qui vient pour tout per^dre; V abomination dam le temple; la dernière et iri^émcdiable désolation ' du peuple ingrat envers son Sauveur.

Nous avons vu que ces semaines réduites en semâmes d'années, selon l'usage de l'Écriture, font quatre cent quatre-vingt-dix ans, et nous mènent précisément, depuis la vingtième année d'Artaxerxe, à la dernière semaine*; semaine pleine de mystères^, où Jésus-Christ immolé met fin par sa mort aux sacrifices de la loi, et en accomplit les figures. Les doctes font de différentes ® supputations pour faire cadrer '' ce temps au juste. Celle que je vous ai proposée est sans embarras. Loin d'obscurcir la suite de l'histoire des rois de Perse, elle l'éclaircit, quoiqu'il n'y aurait * rien de fort surprenant, quand il se trouverait quelque incertitude dans les dates de ces princes; et le peu d'années dont on pourrait disputer, sur un compte de quatre cent quatre-vingt-dix ans, ne feront jamais une importante question. Mais pourquoi discou-

i. Daii., II ; 11. B.

2. Ensbitb de lA MORT. Ensuitc de n'est plus guère usité que dans ces façons (Je parler : Ensuite de cela, Ensuite de quoi (Acad. fr.).

Page 1