Id., ni, 1. B
6. Bossuct répète ce mot, avec une sorte d'étonnement, autant de fois qu'il a de caractères extraordinaires à marquer dans cet envoyé, et il se plaît à le faire. C'est un ange (iyfeXo?) que le prophète annonce ; mais quel ange I
peuple, qui vient faire une nouvelle alliance, et qui est appelé, pour cette raison, l'Ange de l'alliance ou du testament *.
C'était donc dans le second temple que ce Dieu envoyé de Dieu devait paraître : mais un autre envoyé précède ^, et lui prépare les voies. Là nous voyons le Messie précédé par son précurseur. Le caractère de ce précurseur est encore montré au prophète. Ce doit être un nouvel Élie, remarquable par sa sainteté, par l'austérité de sa vie, par son autorité et par son zèle '\
Ainsi le dernier prophète de l'ancien peuple marqua le premier prophète qui devait venir après lui, c'est-à-dire cet Flie, précurseur du Seigneur qui devait paraître *. Jusqu'à ce temps le peuple de Dieu n'avait point à attendre de prophète ; la loi de Moïse lui devait suffire : et c'est pourquoi Malachie finit par ces mots ^ : a Souve- « nez vous de la loi que j'ai donnée sur le mont Horeb à (( Moïse, mon serviteur, pour tout Israël. Je vous enver- « rai le prophète Élie, qui unira les cœurs des pères (( avec le cœur des enfants, » qui montrera à ceux-ci ce qu'ont attendu les autres.
A celte loi de Moïse, Dieu avait joint les prophètes qui avaient parlé en conformité ', et l'histoire du peuple de Dieu faite par les mêmes prophètes, dans laquelle étaient confirmées par des expériences sensibles les promesses et les menaces de la loi. Tout était soigneusement écrit, tout était digéré par l'ordre des temps ; et voilà ce que Dieu laissa pour l'instruction de son peuple, quand il fit cesser les prophéties'.
i. Oc DU TESTAMENT. Le mot hébrcu 4. Paraître. Sut la force de ce mot, Berilh, disposition, pacte, alliance, à v. p. 208, n. 1. peu près rendu parle grec Staôiix-r), l'est , 5. Mai., iv, 4, 5, 6. B. assez mal par le laiin to/a;«en.'um, que ' 6. Le complément que Bossuetse la Vulgate a consacré. dispense d'ajouter ici, serait exigé
2. Précèdb. Sans complément; de mamienaut par r usage. On se sert peu même qu'en latin prœcedere peut être d'ailleurs de la locution en conformité
pris comme neutre. — « Quand Jésus Christ viendra en sa majesté pour ju^er le monde, mille événements terribles précéderont. » S. Sur la nécessité de travailler à son salut, 2« p.