I Mach., 1, 43, 40, 57; II Mach., VI, 1, 2. B
9. Et tout le peuple. En effet, attaché comme il l'était à sa loi, à sa religion, un tel peuple, dès qu'on le menaçait dans l'une et dans l'autre, était menacé dans son être même.
avait prédit Daniel '. Il poursuit les Iduméens, et tous les autres Gentils qui se joignaient à Antiochus*; et, leur ayant pris leurs meilleures places, il revient victorieux et humble ', tel que l'avait vu Isaïe *, chantant les louanges de Dieu, qui avait livré en ses mains les ennemis de son peuple, et encore tout rouge de leur sang *. Il continue ses victoires, malgré les armées prodigieuses des capitaines d'Antiochus. Daniel n'avait donné que six ans * à ce prince impie pour tourmenter le peuple de Dieu; et voilà qu'au terme préfix '^ il apprend à Ecbatane les faits héroïques de Judas '. Il tombe dans une profonde mélancolie, et meurt, comme avait prédit le saint prophète, misérable ', mais non de main d'homme^^^ après avoir reconnu, mais trop tard, la puissance du Dieu d'Israël.
Je n'ai plus besoin de vous raconter de quelle sorte ses successeurs poursuivirent la guerre contre la Judée, ni la mort de Judas, son libérateur, ni les victoires de ses deux frères Jonathas et Simon, successivement souverains pontifes, dont la valeur rétablit la gloire ancienne du peuple de Dieu. Ces trois grands hommes virent les rois de Syrie et tous les peuples voisins conjurés contre eux; et ce qui était de plus déplorable, ils virent à diver-
1. Dan., vil, 23; xii, 7,11 ; Jos., An/., lib.XII, c. Il, al. 5. B.