‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 280 sur 583 · Son église et la vérité... 7. Matth., xi, 12. B · texte numérisé non relu

Son église et la vérité... 7. Matth., xi, 12. B

Ipsa haeret scopulis, el quantum verlice | 8. Etodrdissent. Etonnent, importu-

^therca'», lantum.... ad auras nent, rebutent (obtunduntj . L'auteur a

ViKG., JEn., IV, 445. I dit de même ailleurs : » Ils voulaient (les

5. Conduite. V. p. 2"3, n. 4. Et au plu- esprits charnels) entendre par eux-mêriel, dans le même sens : « Quoique ces mes ce que disait Jésus-Christ ; et il leur différentes conduites de Dieu dans l'an- i était impossible. N'entendant pas ce cienne et dans la nouvelle alliance , I langage, ils ne pouvaient qu'être étoursoient fondées, etc. » S. sur Téminente dis de la voix de Dieu : cet étourdissedignité des pauvres, 2« p. — Et madame menl les animait à la résistance. » S. sur de Sévigiié : « J'honore plus que jamais J.-C comme objet de scandale, 3» p. les conduites d« la Providepce. • i 9. Matth., xiiu, i. B.

montre que le corps de la Synagogue * subsistait malgré la corruption des particuliers. Mais elle penchait visiblement à sa ruine. Les pontifes et les Pharisiens animaient contre Jésus-Christ le peuple juif, dont la religion se tournait en superstition. Ce peuple ne peut souffrir le Sauveur du monde, qui l'appelle ;\ des pratiques solides ^, mais difficiles. Le plus saint et le meilleur de tous les hommes, la sainteté et la bonté môme, devient le plus envié et le plus haï. 11 ne se rebute pas, et ne cesse de faire du bien à ses citoyens; mais il voit leur ingratitude ; il en prédit le châtiment avec larmes, et dénonce à Jérusalem sa chute prochaine. Il prédit aussi que les Juifs, ennemis de la vérité qu'il leur annonçait, seraient livrés à l'erreur, et deviendraient le jouet des faux prophètes. Cependant la jalousie des Pharisiens et des prêtres le mène à un supplice infâme ; ses disciples l'abandonnent ; un d'eux le trahit; le premier et le plus zélé de tous le renie trois fois. Accusé devant le conseil, il honore jusqu'à la fin le ministère des prêtres, et répond en termes précis au pontife qui l'interrogeait juridiquement. Mais le moment était arrivé où la Synagogue devait être réprouvée. Le pontife et tout le conseil condamne Jésus- Christ parce qu'il se disait le Christ Fils de Dieu. 11 est livré à Ponce Pilate, président romain ; son innocence est reconnue par son juge, que la politique et l'intérêt font agir contre sa conscience : le juste est condamné à mort: le plus grand de tous les crimes donne lieu à la plus parfaite obéissance qui fut jamais : Jésus, maître de sa vie et de toutes choses, s'abandonne volontairement à la fureur des méchants, et offre le sacrifice qui devait être l'expiation '

1. Là SYNAGOGnE. Du grée ffjvaYu-c-rl, qui veut dire assemblée, comme Ixxî.ijaia. La Synagogue, c'est l'Eglise juive.

2. Solides, l'ar opposition à ces pratiques vaines et chimériques îles Pharisiens, et à ces malheureuses superstilinns où s'égarait le peuple juif. On dit daus le même sens, de solides vertus, de solides espérances, de solides plaiîirs.

J'achète à peu de frais de solides plaisirs. BoiLEAU, Ép. à Lamoignon.

« Dieu a tenu douze ans... sans aucune consolation.. . notre malheureuse reine,., lui faisant étudier sous sa main ces dures, mais solides leçons. » 0. F. de Henriette de France.

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