‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 356 sur 583 · II Cor., X, 4, 5. B · texte numérisé non relu

II Cor., X, 4, 5. B

7 . Le Seigneur de gloire. C'est un des magnifiques noms par lesquels le Psaï-

divine est traitée de folie; oi!i celui qui, assuré en luimôme de sa naturelle grandeur, « n'a pas cru s'attribuer « trop quand il s'est dit égal à Dieu, s'est anéanti lui- « même jusqu'à prendre la forme d'esclave, et à subir a la mort de la croix*? » Toutes nos pensées se confondent; et, comme disait saint Paul , il n'y a rien qui paraisse plus insensé à ceux qui ne sont pas éclairés d'en haut.

Tel était le remède que Dieu préparait à l'idolâtrie. Il connaissait l'esprit de l'homme, et il savait que ce n'était pas par raisonnement qu'il fallait détruire une erreur que le raisonnement n'avait pas établie. Il y a des erreurs où nous tombons en raisonnant; car l'homme s'embrouille * souvent à force de raisonner : mais l'idolâtrie était venue par l'extrémité opposée ; c'était en éteignant tout raisonnement, et en laissant dominer les sens, qui voulaient tout revêtir ^ des qualités dont ils sont touchés \ C'est par là que la Divinité était devenue visible et grossière. Les hommes lui ont donné leur figure, et ce qui était plus honteux encore , leurs vices et leurs passions. Le raisonnement n'avait point de part à une erreur si brutale. C'était un renversement du bon sens, un délire, une frénésie. Raisonnez avec un frénétique, et contre un homme qu'une fièvre ardente fait extravaguer, vous ne faites que l'irriter, et rendre le mal irrémédiable : il faut aller à la cause, redresser ^ le tempérament, et calmer les humeurs dont la violence cause de si étranges transports. Ainsi ce ne doit pas être le raisonnement qui guérisse le délire de l'idolâtrie. Qu'ont ga-

miste salue le Très-Haut. — Elevate,;portee, capita vestra, elevate vos, portœ aeternae, et introibitiîex gloriœ. — Quis est iste Rex gloriœ ? Doniinus fortis et potens , Dominus potens ia prœlio.

Page 1