Act., iix, 24, et seq. B
6. Emouvoir. — Soulever, porter à la sédition: comme dans cette phrase du c. vil de la III» P. : « Antoine ému' le peuple contre ceux qui avaient tué Césiir.» — « Ne croyez pas que ce soit la querelle de l'épiscopat.. . qui ait ému les Communes. » 0. F. de Hcnr. de France.
publique retentissait de ces mots : La gj^ande Diane des Éphésiem l Saint Paul et ses compagnons furent à peine * arrachés des mains du peuple par les magistrats, qui \ craignirent qu'il n'arrivât de plus j^rands désordres dans ce tumulte. Joignez à l'intérêt des particuliers l'intérêt des prêtres qui allaient tomber ^ avec leurs dieux; joignez à tout cela l'intérêt des villes que la fausse religion rendait illustres, comme la ville d'Éphèse, qui devait à son temple ses privilèges, et l'abord ' des étrangers dont elle était enrichie : quelle tempête devait s'élever contre l'Église naissante 1 et faut-il s'étonner de voir les apôtres si souvent battus, lapidés, et laissés pour morts, au milieu de la populace * ? Mais un plus grand intérêt va remuer une plus grande machine ; l'intérêt de l'État va faire agir le sénat, le peuple romain, et les empereurs. Il y avait déjà longtemps que les ordonnances du sénat défendaient les reUgions étrangères*. Les empereurs étaient entrés dans la même politique; et dans cette belle délibération, où il s'agissait de réformer les abus du gouvernement, un des principaux règlements que Mécénas proposa à Auguste fut d'empêcher les nouveautés dans la religion, qui ne manquaient pas de causer de dangereux mouvements dans les États. La maxime était véritable : car qu'y a-t-il qui émeuve plus violemment les esprits, et les porte à des excès plus étranges ® ? Mais Dieu voulait faire voir que l'établissement de la re-