‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 447 sur 583 · Lrs plus honnêtes gems. Y. p · texte numérisé non relu

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7. Vive et sévère allusion à de graves abus, que la réforme delà Justice, sous Louis XIV, n'avait pas entièrement détruits.

lier d'or et de pierres précieuses, d'où pendait une figure sans yeux, qu'on appelait la Vérité. Quand il la prenait, c'était le signal pour commencer la séance*. Il l'appliquait au parti qui devait gagner sa cause, et c'était la forme de prononcer ^ les sentences. Un des plus beaux artifices des Égyptiens pour conserver leurs anciennes maximes, était de les revêtir de certaines cérémonies qui les imprimaient dans les esprits. Ces cérémonies s'observaient avec réflexion; et l'humeur sérieuse des Égyptiens ne permettait pas qu'elles tournassent en simples formules^. Ceux qui n'avaient point d'affaires, et dont la vie était innocente, pouvaient éviter l'examen de ce sévère tribunal. Mais il y avait en Egypte une espèce de jugement tout h fait extraordinaire, dont personne n'échappait*. C'est une consolation en mourant de laisser son nom en estime parmi les hommes, et de tous les biens humains c'est le seul que la mort ne nous peut ravir. Mais il n'était pas permis en Egypte de louer indifl'éremment tous les morts : il fallait avoir cet honneur par un jugement public \ Aussitôt qu'un homme était mort, on l'amenait en jugement. L'accusateur public était écouté. S'il prouvait que la conduite du mort eût été mauvaise, on en condamnait ® la mémoire, et il était privé de la sépulture. Le peuple admirait le pouvoir des lois, qui s'étendait jusqu'après la mort, et chacun, touché de l'exemple ', craignait de déshonorer sa mémoire et sa famille. Que si le mort n'était convaincu d'aucune faute, on l'ensevelissait honorablement : on faisait son panégyrique, mais sans y rien mêler de sa naissance \

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