‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 469 sur 583 · Diod., lib. I, sect. 2, n. 9. B · texte numérisé non relu

Diod., lib. I, sect. 2, n. 9. B

coutume aux travaux guerriers par cette conquête, son père le fit tourner * vers l'occident de l'Egypte : il attaqua la Libye, et la plus grande partie de cette vaste région fut subjuguée. En ce temps son père mourut, et le laissa en état de tout entreprendre. Il ne conçut pas un moindre dessein que celui de la conquête du monde : mais, avant que de sortir de son royaume, il pourvut à la sûreté du dedans, en gagnant le cœur de tous ses peuples par la libéralité et par la justice, et réglant au reste le gouvernement avec nne extrême prudence *. Cependant il faisait ses préparatifs : il levait des troupes, et leur donnait pour capitaines les jeunes gens que son père avait fait nourrir ^ avec lui. Il y en avait dix-sept cents, capables de répandre dans toute l'armée le courage, la discipline, et l'amour du prince. Cela fait, il entra dans l'Ethiopie, qu'il se rendit tributaire. Il continua * ses victoires dans l'Asie. Jérusalem fut la première à sentir la force de ses armes. Le téméraire Roboam ne put lui résister, et Sésostris enleva les richesses de Salomon '". Dieu, par un juste jugement, les avait livrées entre ses mains. Il pénétra d/ins les Indes plus loin qu'Hercule ni que Bacchus *, et plus loin que ne fit depuis Alexandre, puisqu'il soumit le pays au delà du Gange. Jugez par là si les pays plus voisins lui résistèrent. Les Scythes obéirent jusqu'au Tanaïs : l'Arménie et la Cappadoce lui furent sujettes ^ Il laissa une colonie dans rancieu

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