‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 518 sur 583 · Lm IDBESSES. Pluriel à noter, mais · texte numérisé non relu

Lm IDBESSES. Pluriel à noter, mais

défaite des Macédoniens par les Romains fut quelque chose d'iuexplicable.t 'a-î^tui to y£y^''°? toixe. XVllI, 15.

5. Polyb., lib. XYII, in Excerpt., c. 24, et scq.;"Tit.-Liv., lib. IX, c. 19; lib, XXXI, c. 39, etc. B.

DiSCOI'RS

pièce ; au lieu que l'armée romaine, distinguée * en petits corps, était plus prompte et plus disposée à toute sorte de mouvements.

Les Romains ont donc trouvé, ou ils ont bientôt appris l'art de diviser les armées en plusieurs bataillons et escadrons, et de former les corps de réserve, dont le mouvement est si propre à pousser ou à soutenir ce qui s'ébranle de part et d'autre ^ Faites marcber contre des troupes ainsi disposées la phalange macédonienne : cette grosse et lourde machine ^ sera terrible, à la vérité, à une armée sur laquelle elle tombera de tout son poids; mais, comme parle Polybe, elle ne peut conserver longtemps sa propriété naturelle, c'est-à-dire sa solidité et sa consistance, parce qu'il lui faut des lieux propres, et pour ainsi dire faits exprès, et qu'à faute de* les trouver, elle s'embarrasse elle-même, ou plutôt elle se rompt par son propre mouvement ; joint qu'étant une fois enfoncée, elle ne sait plus se rallier. Au lieu que l'armée romaine, divisée en ses petits corps, profite de tous lesheux,et s'y accommode : on l'unit et on la sépare comme on veut ; elle défile aisément et se rassemble sans peine ^; elle est propre aux détachements, aux ralliements, à toute sorte de conversions et d'évolutions, qu'elle fait ou toute entière ou en partie, selon qu'il est convenable; enfin elle a plus de mouvements divers, et par coniéquent plus d'action et plus de force que la phalange ^. Concluez donc, avec Polybe, qu'il fallait que la phalange lui cédât, et que la Macédoine fût vaincue ''.

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