PnÊTE A — C.-à-d., sur le point de
On voit assez par le reste de la phrase que Rome ne se préparait nullement a succomber. Sur celte locution, qui a perdu Tun des deux sens qu'elle possédait alors, T. p. 92 et 131.
5. L'occupation. C.-à-d., la grave occupation et préoccupation des guerrer puniques [occupatio beiiorum).
positions furent le commencement de toutes les guerres civiles.
Alors on commença à porter des armes, et à agir par la force ouverte dans les assemblées du peuple romain, où chacun auparavant voulait l'emporter par les seules voies légitimes, et avec la liberté ^ des opinions ^
La sage conduite du sénat et les grandes guerres survenues modérèrent les brouilleries '.
Marins, plébéien, grand homme de guerre, avec son éloquence militaire et ses harangues séditieuses, où il ne cessait d'attaquer l'orgueil de la noblesse, réveilla la jalousie du peuple, et s'éleva par ce moyen aux plus grands honneurs.
Sylla, patricien, se mit à la tête du parti contraire, et devint l'objet de la jalousie de Marins.
Les brigues et la corruption peuvent tout dans Rome. L'amour de la patrie et le respect des lois s'y éteint.
Pour comble de malheurs, les guerres d'Asie apprennent le luxe * aux Romains, et augmentent l'avarice ^
En ce temps, les généraux commencèrent à s'attacher leurs soldats, qui ne regardaient en eux jusqu'alors que le caractère de l'autorité publique.
Sylla, dans la guerre contre Mithridate, laissait enrichir ses soldats pour les gagner.
Marins, de son côté, proposait à ses partisans des partages d'argent et de terre.
Par ce moyen, maîtres de leurs troupes, l'un sous prétexte de soutenir le sénat, et l'autre sous le nom du peuple, ils se firent une guerre furieuse jusque dans l'enceinte de la ville.
Le parti de Marius et du peuple fut tout à fait abattu,
1. Avec la liberté... — Bn respectant la liberté... ; la liberté des opinions étant sauve.