‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 61 sur 583 · Faire des conquêtes, faire une con · texte numérisé non relu

Faire des conquêtes, faire une con

quête, qui ne se dit ordinairement que des personnes, est éloquemment rapporté ici a la générosité du Romain personnifiée.

4. La ville des Falisques n'était pas, tant s'en faut, une aussi grande conquête que Véies : l'affaire du maître d'école de Paieries est un détail, qui, dans un abrégé d'histoire universelle, pouvait être négligé : mais Bossuet prend plaisir à remettre, en passant, sous les veux de son élève, ce trait tout moral, qui, par ses circonstances, avait dû intéresser le jeune prince, comme il intéresse touslei écoliers.

en Italie, et assiégèrent Clusium. Les Romains perdirent contre eux la fameuse bataille d'AUia *. Leur ville fut prise et brûlée. Pendant qu'ils se défendaient dans le Capitole, leurs affaires furent rétablies par Camille, qu'ils avaient banni. Les Gaulois demeurèrent sept mois maîtres de Rome; et, appelés ailleurs par d'autres affaires, ils se retirèrent chargés de butin *.

Durant les brouilleries ^ delà Grèce, Épaminondas, Thébain, se signala par son équité et par sa modération, autant que par ses victoires (371). On remarque qu'il avait pour règle de ne mentir jamais, même en riant *. Ses grandes actions éclatent dans les dernières années de Mnémon et dans les premières d'Ochus. Sous un si grand capitaine, les Thébains sont victorieux, et la puissance de Lacédémone est abattue. Celle des rois de Macédoine commence avec Philippe, père d'Alexandre le Grand (359). Malgré les oppositions d'Ochus ^ et d'Arsès son fils, rois de Perse, et malgré les difficultés plus grandes encore que lui suscitait dans Athènes l'éloquence de Démosthène, puissant défenseur® de la liberté, ce prince, victorieux durant vingt ans, assujettit toute la Grèce, où la bataille de Chéronée (338) , qu'il gagna sur les Athéniens et sur leurs alliés, lui donna une puissance absolue. Dans cette fameuse bataille, pen-

1. D'Allu. De l'Allia, serait plus juste, puisque c'est le nom d'une rivière du Latium.

-2. Polyb., lib. 1, c. 6; lib. II, c. 18, 2Î. B. — Bossuet, comme les critiques modernes, n'hésite pas à préférer, en cet endroit, au récit de Tite-Live, le témoignage assez dilférent et plus \raisemhlable de Polybe.

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