‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 39 sur 153 · Diod., lib. I, sect. 2, n. 29, B · texte numérisé non relu

Diod., lib. I, sect. 2, n. 29, B

ô.La Grèce elle-même couronnait dans ses jeux les vainqueurs à la lutte et au pugilat. Pindare célébrait leurs victoires. Les Diagoras de Rhodes, les Alcimédon d'Égine, les Épharmoste d'Oponte, le Locrien Épizéphyrien Agésidame et bien d^autres 'pour ne parler que des Olympiques) ont obtenu les faveurs du poète thébain. Pindare ne se fût pas mis en frais pour des gens vulgaires, déconsidérés, incapables de mériter et de reconnaître ses services.

une certaine modération, elle était digne des honnêtes gens % et Diodore lui-même nous apprend ^ que le Mercure ^ des Égyptiens en avait inventé les règles aussi bien que l'art de former les corps. Il faut entendre de même ce que dit encore cet auteur touchant la musique. K Celle qu'il fait mépriser aux Égyptiens, comme capable de ramollir ^ les courages, était sans doute cette musique molle et efïéminée qui n'inspire que les plaisirs et une fausse tendresse ; car, pour cette musique généreuse dont les nobles accords élèvent l'esprit et le cœur, les Égyptiens n'avaient garde de la mépriser, puisque, selon Diodore même ", leur Mercure l'avait inventée et avait aussi inventé le plus grave des instruments de musique. Dans la procession solennelle des Égyptiens, où l'on portait en cérémonie les livres de Trismégiste, on voit marcher à la tête le chantre tenant en main un symbole de la musique (je ne sais pas ce que c'est) et le livre des hymnes sacrés '' .

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