Ramollis. Yoy. sup., page 12, note o
3. Fut tué. Nous avons rectifié plus haut les inexactitudes que contient ce récit de la fin de Babylone. Du reste, tout ce chapitre sur les Assyriens est un des plus faibles de tout l'ouvrage. Les événements y sont souvent controuvés. Rien sur les mœurs, les lois, la civilisation des Assyriens. L'excuse de Bossuet est que, de son temps, on eu était réduit aux témoignages insuffisants des écrivains grecs. C'est de notre temps seulement que Ninive et Babylone, retrouvées, parlent par leurs monuments et par leurs inscriptions.
4. Un duel. Xénophon dit (V, 3) : El gs-JÀSTat è^twv o êaai- Xe-jç ijTikp t7|Î X'^P*? lAot/îTOat, xai a-jfb; ajv èxEivw \i.iy/j{,zo. Bossuet force le texte grec quand il voit là, de la part de Cyrus, la proposition d'en venir à un combat singulier. C'est tout simplement un défi tiu'il porte au prince de Bab-ilou de sortir de ses murs et de se mesurer avec lui dans la plaine, en bataille rangée.
5. Xéuoph., Cijrop., lib. V. B. — Le trait, en effet, est digne d'éloges et mériterait d'être vrai, et surtout proposé à l'imitation des belligérants de toutes les époques; seulement Bossuet, homme de beaucoup de foi en histoire, accepte trop facilement le témoignage de Xénophon, comme si Ir
voisins contre l'orgueilleuse puissance de Babylone qui allait tout envahir; et enfin la gloire qu'il s'était acquise, autant par sa générosité et par sa justice que par le bonheur de ses armes, les ayant tous réunis sous ses étendards, avec de si grands secours il soumit cette vaste étendue de terre dont il composa son empire *.
C'est par là que s'éleva cette monarchie. Cyrus la rendit si puissante qu'elle ne pouvait guère manquer de s'accroître * sous ses successeurs. Mais pour entendre ce qui l'a perdue, il ne faut que comparer les Perses et les successeurs de Cyrus avec les Grecs et leurs généraux, surtout avec Alexandre.
brillant écrivain avait voulu composer une véritable histoire, et non pas édifier, sur un fond historique, un roman politique et moral.
1. Dont il composa son empire. A sa mort, 528, Gyrus avait réuni sous son sceptre tout l'empire assyrien, tel qu'il était à l'époque de son plus grand développement : Médie, Perse, Assyrie, Chaldée, Phénicie, Asie Mineure. L'Egypte seule lui avait échappé, et attendait Cambyse.
2. Elle ne pouvait fjuèt'e manquer de s'accroître. On ue voit pas bien par où, ni ce qui, eu dehors de lÉgypte, pouvait tenter alors les successeurs de Cyrus. Au contraire, la décadence commença aussitôt.