‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 86 sur 153 · Fomenter ces divisions. Voy. sup., page 137, note · texte numérisé non relu

Fomenter ces divisions. Voy. sup., page 137, note

3. Lacédémone... fut la première. On pourrait, à la rigueur, imputer à Athènes la priorité de la trahison, puisque les Pisistratides étaient Athéniens et que c'est à leur instigation qu'éclatèrent les guerres mcdiques. Mais Hippias et Hipparque étaient bannis, hors la cité comme hors la loi; et Bossuet a raison. En fait de trahison, Sparte prit toujours l'avance. On sait la félonie éclatante do Pansanias, ses vastes espérances, sa fin tragique, 477. Un autre général lacédémonien, Antalcidas, conclut avec la Perse, en 387, le honteux traité qui porte son nom et qui livrait au grand roi à peu près toutes les villes grecques de l'Asie.

4. Les accabler tous ensemble. Le calcul était habile; mais l'Asie, même avec le secours de la trahison, n'était pas de taille à prévaloir contre la Grèce. Au contraire, c'est la .Macédoine et Ale.vandre qui lui porteront à elle-même le dernier coup.

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villes de Grèce ne regardaient * dans leurs guerres que le roi de Perse qu'elles appelaient le grand Pioi % ou le Roi par excellence, comme si elles se fussent déjà comptées pour sujettes '; mais il n'était pas possible que l'ancien esprit de la Grèce ne se réveillât, à la veille de tomber dans la servitude, et entre les mains des Barbares. De petits rois grecs entreprirent de s'opposer à ce grand roi, et de ruiner son empire *. Avec une petite armée, mais nourrie dans la discipline que nous avons vue, Agésilas, roi de Lacédémone, fit trembler les Perses dans l'Asie Mineure % et montra qu'on les pouvait abattre. Les seules divisions " de la Grèce arrêtèrent ses con-

1. ye regardaient. Au figuré : image très expressive, pour dire, ne songeaient qu'à lui. La métaphore est toute latine et oratoire.

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