Mal., I
i.Ibid., ni, 1.
faire une nouvelle alliance, et qui est appelé pour cette raison l'ange de l'alliance, ou du testament*.
C'était donc dans le second temple que ce Dieu envoyé de Dieu devait paraître ; mais un autre envoyé précède et lui prépare les voies. Là nous voyons le Messie précédé par son précurseur. Le caractère de ce précurseur est encore montré au prophète. Ce doit être un nouvel Élie, remarquable par sa sainteté, par l'austérité de sa vie, par son autorité et par son zèle*.
Ainsi le dernier prophète de l'ancien peuple marque le premier prophète qui devait venir après lui, c'est-à-dire cet « Élie » précurseur du Seigneur qui devait paraître. Jusqu'à ce temps le peuple de Dieu n'avait point à attendre de prophète; la loi de Moïse lui devait suffire; et c'est pourquoi Malachie finit par ces mots^ : « Souvenez-vous de la loi que j'ai donnée sur le mont Horeb à Moïse, mon serviteur, pour tout Israël. Je vous enverrai le prophète Élie, qui unira les cœurs des pères avec le cœurs des enfants », qui montrera à ceux-ci ce qu'ont attendu les autres.
A cette loi de Moïse Dieu avait joint les prophètes qui avaient parlé en conformité*, et l'histoire du peuple de Dieu faite par les mêmes prophètes, dans laquelle étaient confirmées par des expériences sensibles les promesses et les menaces de la loi. Tout était soigneusement écrit; tout était digéré^ par l'ordre des temps; et voilà ce que Dieu laissa pour l'instruction de son peuple quand il fît cesser les prophéties.