‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 236 sur 339 · CHAPITRE XXVn · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVn

Réflexion générale SU7' la suite de la religion, et sur le rapport qu'il y a entre les livres de l'Écriture.

Cette Église toujours attaquée et jamais vaincue est un miracle perpétuel et un témoignage éclatant de l'immutabilité des conseils de Dieu. Au milieu de l'agitation des choses humaines elle se soutient toujours avec une force invincible, en sorte que, par une suite non interrompue depuis près de dix-sept cents ans, nous la voyons remonter jusqu'à Jésus-Christ, dans lequel elle a recueilli la succession de l'ancien peuple, et se trouve réunie aux prophètes et aux patriarches.

Ainsi tant de miracles étonnants que les anciens Hébreux ont vu de leurs yeux servent encore aujourd'hui à confirmer notre foi. Dieu, qui les a faits pour rendre témoignage à son unité et à sa toute-puissance, que pouvait-il faire de plus authentique, pour en conserver la mémoire, que de laisser entre les mains de tout un grand peuple les actes qui les attestent rédigés par l'ordre des temps ? C'est ce que nous avons encore dans les livres de l'Ancien Testament, c'est-à-dire dans les livres les plus anciens qui soient au monde ; dans les livres qui sont les seuls de l'antiquité où la connaissance du vrai Dieu soit enseignée, et son service ' ordonné ; dans les livres que le peuple juif a toujours si religieusement gardés. Ce peuple est le seul qui ait connu dès son origine le Dieu créateur du ciel et de la terre ; le seul par conséquent qui devait être le dépositaire dessecrets

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