‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 32 sur 339 · Ou dit 3iUiouid.'h\ii dialectes · texte numérisé non relu

Ou dit 3iUiouid.'h\ii dialectes

C'est un nom tiré de Nabo, un des dieux que Babylone adorait, et qu'on insérait dans les noms des rois en différentes manières. Sargon est Sennachérib; Ozias est Azarias; Sédécias est Mathanias; Joachas s'appelait aussi Sellum ; on croit que Soiis ou Sua, est le même que Sabacon, roi d'Ethiopie ; Asaraddon, qu'on prononce indifféremment Ésar-Haddon ou Asorhaddan, est nommé Asénaphar par les Cuthéens* ; on croit que Sardanapale est le même que quelques historiens ont nommé Sarac; et, par une bizarrerie dont on ne sait point l'origine, ce même roi se trouve nommé par les Grecs Tonos Concoleros *. Nous avons déjà remarqué que Sardanapale était vraisemblablement Sardan fils de PhuI ou Pul. Mais qui sait si ce Pul ou Phul dont il est parlé dans l'Histoire Sainte^ n'est pas le même que Phalasar? car une des manières de varier ces noms était de les abréger, de les allonger, de les terminer en diverses inflexions selon le génie des langues ? Ainsi Teglath-Phalasar, c'est-à-dire Teglath fils de Phalasar, pourrait être un des fils de Phul, qui, plus vigoureux que son frère Sardanapale, aurait conservé une partie de l'empire qu'on aurait ôté à sa maison. On pourrait faire une longue liste des Orientaux dont chacun a eu dans les histoires plusieurs noms différents ; mais il suffit d'être instruit en général de cette coutume. Elle n'est pas inconnue aux Latins, parmi lesquels les titres et les adoptions ont multiplié les noms en tant de sortes. Ainsi le titre d'Auguste et celui d'Africain sont devenus les noms propres de César Octavien et des Scipions; ainsi les Nérons ont été Césars. La chose n'est pas douteuse, et une plus longue discussion d'un fait si constant est inutile. Pour ceux qui s'étonneront de ce nombre infini d'années que les Égyptiens se donnent eux-mêmes, je les renvoie à Hérodote qui nous assure précisément, comme on vient de voir, que leur histoire n'a de certitude que depuis le temps de Psammitique *, c'est-à-dire six à sept cents ans avant Jésus-Christ. Que si l'on se trouve embarrassé de la durée que le commun donne au premier empire des Assyriens, il n'y a qu'à se souvenir qu"Hérbdote l'a réduite à cinq

l.I Esdr., IV. 2. 10.

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