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de fer du Pacifique, une dans la province 4 Ontario et l'autre dans la province de Québec. Sir John A. Macdonald nous à fait les mêmes déclarations après son arrivé au pouvoir comme premier ministre. On a accompli ces promesses en accordant au Canada Central $12,000 par mille pour toute sa longueur, comme faisant partie du chemin de fer Canadien du Pacifique, et $12,000 par mille au chemin de fer de Gravenhurst à Callander, long de 119 milles, qui ne forme pas partie du chemin de fer Canadien du Pacifique, mais qui est destiné à procurer au réseau des chemins de fer d'Ontario un raccordement avec le chemin de fer du Pacifique. Jusque là, c’est bien bon pour Ontario ; mais la compensation que nous réclamons, pour un égal montant par mille, pour le chemin de fer de Q. M. O. & O. entre Québec et Ottawa, a été jusqu'à présent tenue en suspens par le gouvernement fédéral dont nous n'avons pu obtenir autre chose que la promesse que cette réclamation sera prise en considération à une époque future. Nous avons pensé que le temps était arrivé de faire admettre et régler cette réclamation avec les autres, et en conséquence l'affaire fut mise devant le Conseil Privé par l'honorable Commissaire des Terres de la Couronne, d’une manière habile et claire. (Ecoutez! écoutez !)
Je suis heureux de pouvoir dire que subséquemment à notre visite à Ottawa, le gouvernement fédéral accéda en partie à nos demandes et qu'il nous a accordé $12,000 par mille pour la partie du chemin de fer comprise entre Montréal et Ottawa, et $6,000 par mille pour la partie comprise entre Montréal et Québec ; mais, je regrette de le dire, malgré nos protestations, il a distrait une partie du montantque nous réclamions pour l’affecter à la construction d’un autre chemin de fer. En réponse à une question que me posait
l'honorable Ministre des Finances, j'ai expliqué au Conseil
Privé que nous ne désirions pas que le montant nous fût
payé en argent; que je craignais que d’une façon ou d’une autre cet argent nous glissät des mains, mais que ce que nous voulions, c'était que le gouvernement fédéral assumât une certaine partie de notre dette fondée, payât l'intérêt dessus et rachetât nos obligations à leur échéance (applaudissements) ; que le gouvernement fédéral peut emprunter à 4 pour cent. pour payer l'intérêt sur notre dette et effectuer par là une économie de $30,000 par année pendant vingt ans, et qu’en plaçant ainsi cette somme annuelle et les intérêts sur cette somme, d'année en année, le gouvernement économisera une grande partie de la somme qu'il assumera à notre acquit, tout en éteignant autant de notre dette; qu'après avoir payé en argent les subsides aux chemins de fer d'Ontario, il y aurait avantage pour le gouvernement à traiter avec nous de la manière que je proposais.
Quant à cette réclamation, j'expliquai qu'elle n'était pas sur le même pied que nos autres réclamations, que c'était une dette due par le Canada à la province de Québec, que nous voulions faire payer, et dont le paiement ne comportait pas compensation en faveur des autres provinces, vu que celles-ci ont déjà reçu l'équivalent sous forme de chenins de fer construits pour elles et en subsides pour la construction d’autres chemins de fer, (Applaudissements)