‹ Discours sur le budget prononcé à l'Assemblée législative le 24 novembre 1871 [microforme]Chapitre 17 sur 28 · OPÉRER SUR LE REVENU · texte numérisé non relu

OPÉRER SUR LE REVENU

Fonds des municipalités... .,,,,.,.,..... +. 8 3,000 00 Service d'enregistrement sous le Département

des terres de la couronne. .,....., ivre. 18,202 00

Arpentages.....,.., A +. 24,000 00 Dépenses générales encourues par le département des terres de la Couronne, Y compris les biens des J ésuites, les réserves du clergé, le domaine de la Couronne, la Seigneurie de

Lauzon et les bois et forêts... Hire ” 50,100 00 Timbres et OL 3,000 00 898,302 00

ns une cms mme cmt

Ce qui donne pour les dépenses propo ées de l'année fiscale finissant au 80 Juin 1878 la

RE a a 81,690,481 CO “ [Et F : . , “ Pour co :véit lee mandats Spéciaux relat fe à does

D oo | tmp *

dépenses dtjà fuites pour l’année fiscnlo terminée au 30 Juin 1871 (Voir comptes publics 1871, page 86...,..,,,,,,,,,.,., 43,150 32

Beaucoup d'Hon, Membres se souviendront sans donte que, dans des occasions antérieures, j'ai déclaré, en soumettant les états estimatifs, que je pensais que celui des recettes serait andessous des recettes réelles, et que le chiffre des dépenses réelles serait aujisi au-dessous du chiffre estimatif des appropriations,

Mes prévis'ons se sont réalisés, et je serai bien trompé si las mûmes résultats ne se produisent pas à la fin de l’année fiscale actuelle et de l’aunée prochaine respectivement.

J'estime qne la balance restant au trésor le 30 Juin 1878 sera de #700,000.00,

Sila Chambre, M. le Président, n'est pas déjà fatiguée d'entendre mes remarques, je prendrai la liberté de dire quelques mots sur notre position, comme Puissance et comme Province. Un coup d'œil xétrospectif, jeté de temps à autre sur les événements dont notre pays a été le théâtre, peut nous servir d'enseignement pour l'avenir ; et, à voir tout ce qui s'est accompli durant ces dernières années, nous ne Éneges que persévérer dans telle ligne de conduite, on chercher à en éviter telle autre. Je n'ai la prétention ni de chapitrer la Chambre sur ses devoirs ni celle de me laisser aller à une critique particulière des temps pas:6s ; néanmoins, j'espère, après en avoir obtenu la permission de la Chambre, ne pas trop abuser de sa bienveillante attention, en jetant à la fois un regard en arrière sur les dernières années de l'histoire de notre pays, et un regard en avant sur ce que peut, à mon avis, devenir ectte province.

Tout homme qui sait quel était l'état des partis an Canada peu de temps avant l'inauguration de la confédération, n'ignore point que notre atmosphère politique était loin de présenter alors un aspect bien rassurant, L'ognait de parti était si haut monté; de chaque côté, l'égalité des forces était tele, que c'était chose difficile, pour n'importe quel ministère, de se maintenir longtemps, 11 suftisait de l'union de quelques individus pour faire tamber un gouvernement quelconque, et les affaires prenaient une telle tournure que, pour éviter toute crise d’une nature sérieus:, il eemblait absolument uccessaire de changer de constitution.

CE fi tin AN it A, A, 2. d

NN em

Entre autres moyens de résoudre nos diflicultés, il fut proposé de former uno confédération des Provinces, Après plusieurs combinaisons politiques, auxquelles il est inutile que Je fasse allusion, et à la suite de conférences tenues entre des délégués du Canada, du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle Ecosse, on en vint à adopter la forme actuelle, où à eu près, d’une union de ces Provinces, et finalement cette hs fut mise en opération le 1er Juill: 1807, en vertn de la constitution et des disposit'ons de l'acte de l'Amérique Britannique du Nord passé par le parlement impérial, J'ai à eine besoin de dire. qu’il existait de grandes divergences dl parini nos hommes publics, quant à la mesure ellemôme et aux effets que la confédération produirait sur le pays. Néanmoins, ceci soit dit à leur honneur, beaucoup d'entr'eux, bien qu’opposés à la confédération avant qu'elle fût adoptée, s'y rallièrent du mument où elle devint un fait accompli et travaillèrent de toutes leurs forces À en assurer le succès, —ligne de conduite aussi honorable pour eux, comme hommes publics, qu’elle a été avantageuse au pays, (Ecoutez, écontez.)

Exam'nons nn instant quol a été Jasqu'aujourd'hni le résuitat de la coutédération depuis, comine Je l'ai dit, le 1er juillet 1867 qu'elle est en vigueur. Dès lors la vieille province du Canada fut divi-6e (après une union de quelque 26 ans entre le Haut et le Bas-Canada) en deux provinces, celles de Québec et d'Ontario ; ces deux provinces, avec le Nouycan Brunswick ct la Nouvelle-Ecosse, constituèrent en Juillet 1867 la Puissance du Canada, tandis que chaque Province, tout en restant distincte des autres pour certaines fins, fut investie de certains pouvoirs et priviléges Géterminés dans l’acte de confédération.

On ne saurait nier, je pense, que le nonveau mode de gouvernement a eu pour cffet de hâter la prospérité respective des provinces. Etes sont aujourd'hui, au triple point de vue financier, commercial ct social, dans une meilleure position qu'avant l’union. (Ecoutez) La vie et la propriété y trouvent toutes les garanties de protection qu'a jamais offertes ou qu'offre aucun pays du monde, et chacun y jouit des libertés civiles et religicuses dans toute leur plénitude. (Applaud.)

Les facilités que la construction des différentes lignes de chemins de fer, maintenant en voie d exécution ou à l'état de projet, en même temps que l'abolition des droits sur les articles d'importation d’une province à l’autre, favoriseront entre elles nn échange réciproque qui n'existait pas jusque là, et qui, sans la confédération, ne $e scrait pas réalisé d’ici à bien longtemps.

Les nombreux Sleamers et antres navires qui, dans ces dernières années, ont survi aux opérations commerciales entre los Provinces se sont trouvés et s0 trouveront profitables pour

toutes,

Les améliorations qui viennent d’être apportées À la navigation du St, Laurent par l'érection de phares et par la pose de bouées, dans le but d'aider le marin qui amive de l'océan À atteindre le port, et à y pénôtrer, et le creusement du chenal au dessus du point jusqu'où se font sentir les marées de l'Atlantique, donneront une nouvelle impulsion aux transnc. tions commerciales entre les différentes provinces et les pays étrangers.

L'agrandissement de nos magnifiques canaux et l'exécution de nouveaux ouvragus de même nature feront du St, Laurent le route d'Europe la plus économique et la plus courte pour l'immense trafic des Étate de l’ouest, et attireront le commerce étranger sur nos rives, (Applaud.)

Page 1