LE :B XJ D O^ E T
l*R0N0N3K A L\ OHAMBllE UKS (ÎOMMlt.VKâ 1)1 (!AXA1)A PAH
L'HONOIlAeLE MR, WMUl
J^'>?^-*^a\ Ministre des Finances,
'C^èrP^''^^ '"=""^ °E FEVRIER, .875.
OTTAWA: • rwiNTKI) HY (iRISON, O'DONOGHUE .f Cu.
Sur le Budget, pronomyé à la Chambre des Communes du Canada, par l'Hun. Mr. cartwright, Ministre des Finances, le 16e jour de Février, 1875,
Mr. l'Orateur,
C'est toujours un sujet intéressant, lorsque dos cht^ngomonts considérables ont été faits dans le tarif, d'oxaminej- quels résidt'ats ils ont eu pour l'année durant laquelle ils se sont effectués ou pour les années qui ont suivi ; et probablement que dans cette occasion, l'pn peut attacher au sujet plus qu'un intérêt ordinaire, parcequô ces changements, comme la Chambre lo sait, ont été d'un caractère assez importants. Il sera de mon devoir do donner à la Chambre q\ielques explications à l'égard de l'emprunt qui a été négocié à Londres en juin dernier ; et Je me propose do saisir cette occasion pour examiner la situation financière du pays et pour expliquer les moyens que le trouvernemont croit devoir itdopter afin do faire face aux sérieuses obligations qui lui incombent. Maintenant, monsieur, comme les Comptes Publics ont été mis entre les mains de la Chambre depuis les premiers jours de la Session, et comme les Estimés ne sont pas de nature, je l'espère, pour être compris, à exiger beaucoup de temps de la pai't des honorables membres, sans autre préanabule, je vais rapidement passer en revue notre position financière durant l'année finissant le Soème ' jour de juin 18'14. Peut-être qu'il sera à propos, pour simplifier, de déclarer que je n'entends ici faire i.Uusion qu'à l'année terminée lo 30 juin. Si les honorables membres veulent référer à la jjage dos Comptes Publics renfermant un. état comparatif des recettes et des dépenses depuis le commencement de la Cçafédéràtion jusqu'à ce jour, ils remarqueront dans les dépenses de l'année ISTé une somme de pas moins de $23,316,000, ce qui donne un surplus d'environ $4,140,000 sur les dépenses de l'année précédente. Il sera à propos que j'examine les causes qui ont occasionné une augmeutatior. aussi remarquable : voici, Ml'. l'Orateur, cette explication en chiffres ronds : en premier lieu il y a eu une augmentation d'environ $500,000 dans les charges de l'intérêt sur la dette. Ensuite, e;i conséquence do l'admission de l'Ile du Prince Edouard dans TTInion, nos charges annuelles se sont augmentées do près de $600,000. L'acceptation des dettes provinciales du Nouveau Brunsv^rick et les subsides accordés à cette Province se sont montés ensemble à $850,000 aulieu les di-oits d'exportation sur le bois, tandisquo les dépenses additionnelles encourues par la Puissance pour l'entretien des chemins de fer ont été de pas moins de $900,Q00 de plus. Tandisqtie je suis sur ce sujet, il est aussi bien de constater que lo gouvernement, ainsi qu'il a déclare qu'il le ferait, durant la dernière session, a adopté le procédé de porter au compte du revenu toute chose ayant^trait à l'entretien do ces chemins de fer. Sur Ce sujet, j'aui-ai quelque chose à dire plus loin ; pour le présent je me contenterai de
lo fiUio ioiuar(|iioi'. Il y u on dos iuigtiiontutioriH prévuoH pai* la loi, toiles <|Uo riiuloiiiiiité uux meinhroN, ot autres qui ont roquÎH $400,000. Lew (léjtonsos (l'olofHioiirt ho Hont montéeH à tout prÔH de $200,000 ; la policodu Noid-Uuost, $200,000 ; Ioh Sauvages ot autres objets, $100,000 ; lo liiiro.iu de l'osto, $,'{00,000 ; et diverses ot autres charges, $200,000, Ibrtnant un total do $4,250,000, uo qui représonto tt excède un peu ruuguioMtution sur laquelle j'ai attiré votre attention. Et cette attention, Mr. l'Orateur, n\érito une attention spéciale, parcoqu'elle consiste prosqu'en totalité en charges sur lesquelles la Chambre n'a pas de contrôle ultérieur et qui incombent à tout gouvernement. Passant à une autre partie, la Chambre observera que les recettes totales provenant do toutes sources se montent à $24,200,000, donnant sur l'année précédente une augmentation d'environ $3,400,000, laissant par conséquent, une balance nominale do $889,000 au crédit do l'année passée. 11 serait aussi à propos pour moi de faire remai-quor que dans cette balance nominale sont comprises deux sommes, celle de $160,000 reçue des Terres de l'Ordonnance, qui a été payée tard dans l'année ot que l'on doit considérer comme caauelle, eu égard aux sources ordinaires du revenu ; et une autre somme de $45,000 qui nous a été remise par le Gouvernement Anglais, mais laquelle ensemble avec une somme beaucoup plus considérable, sera compensée dans les dépenses de l'année courante i*elativement aux tracés dos frontières. De fait, pour parler strictement, c'est une entrée qui n'aïu-ait pas dû être faite dans nos comptes publics. Par conséquent [suivant mes calculs] la balance nette, provenant des sources ordinaires, se monte a environ $650,000. Maintenant, monsieur, je me propose de consacrer quelque temps à l'explication des otl^ts qu'ont produit les récents changements qui ont été faits dans le tarif en créant ce revenu. J'ose dire que la Chambre so l'appellera que dans mon discours sur le Budget, l'an dernier, j'ai déclaré ce qui suit: qu'à moins que la Chambre imposât do nouvelles taxes considérables, il y aui-ait un déficit sérieux entre les dépenses ot les recettes pour l'année dernière. J'ai dit que si les sommes que M. TiLLEY avait estimées devaient être dépensées l'année dernière, ensemble avec ce que l'on savait devoir être déjà dépensé, les Estimés pour l'année 1874 se seraient montés à $24,100,000. J'établis aussi que — au meilleur do mon jugement — la Chambre devait se décider à voir une ht.lte temporaire dans raviinecmcnt des importations, et principalement dans les importations imposables ; mais j'ajoute que si Ta Chambre est disposée à donner au Gouvernement les secours qu'il demande, je n'ai aucvm doute que ces secours seront amplement suffisants, non seulement pour nous permettre do rencontrer nos dépenses îictuelles, mais pour remplir nos obligations futures. Je vais maintenant, monsievr, donner a la Chambre la preuve do l'exactitude de ces avancés. Si la Chambre veut observer l'état comparatif des recottes et des dépenses, elle observera que dans les deux principaux items d'où provient principalement notre revenu — les douanes et l'excise — il y a pour 1874 une augmentatian t^e pas moins de $2,600,000 on chiffres ronds. De cette augmentation, comme je vais le faire voir, pas moins de deux millions do piastres doivent être directement attribuées à l'expiration du récent tarif. En référant aux rapports concernant le commerce ot la navigation pour l'année dernière, la Chambre observera que le total des importations dans ce pays a été un peu moindre en 1074 qu'en 1873, les chiffres exacts étant $127,600,000 pour 1873 contre $127,400,000 pyur 1874. Maintenant, monsieur, si la Chambre veut examiner plus loin, ce <j,u'on api>olle marchandises sujettes à J'impôt, qui ont été importées dans ce pays dm-ant ces années, elle trouvera f^uo
lo volume total de ces m arc h and i son im])ortéeH dans lo pavM on 1814 n été de «76,232,000, contre $71,409,000 importéoy en 1873, donnant en conséquence en faveur do l'année dernitjre une difterence de $4,800 000 on ehitfres ronds. On doit déduire do cotto Bomine, en premier flou la Homme de 8400,000, étant l'excès dos importations à Manitobâ d après lo ^rif à (luatro par cent, ce (^ui laisse uno somme si petite <iuelle naftoclo presiiu'on rien la compfiraison réelle. Des quatre millions et demi do marchandises imposables qui excèdent, ou paraissent excéder environ un million et demi «ont dûs à l'admission do l'Ile du Prince Me uard dans lu Confédération ; ot des trois millions restant, un million et demi ont été diroctemont causés par suite de l'impôt qui a été mis sur do nouvelles marcliundises, mm le nouveau tarif; ainsi qu'on poiirralo voir on examinant les tables; ot enfin lo (Wnier million ot demi, sinon plus, a été anticipé en conséquence do l'attonto que de nouveaux droits seront imposé'*, et ont été, de fait, empruntés du revenu do 1875 on avance pour balancer lo déficit de 1874. O'ost pourquoi j allègue que, do la somme do 62,550,000 excédant dans les douanes et 1 excise, pas moins do «2,000,000 sont dues au nouveau tarif, la différence do «550,000 devant être attribuée, partie à l'admission de l'Ile du 1 rmco hdouard et partie »i l'augmentation régulière attendue dans le départoment do l'exciso. Bien que je n'attache pas une grande importance a ce point pour la simple raison que les droits ont été imnoses non pas tant pour renct)ntror un déHcit dans l'année sur le point d expirer, que pour faire face à do futurs engagements, je crois qu'il est a propos de donner do nouvollos prouves coUoboratoiros à l'appui de ce que j ai avancé. Et ces preuves ne sont pas rares. En premier !,'^"' '^'. ' "!' «^»™P«™ '«'• 'mportationH pour les huit mois finissant lo -« février 1H73 avec colles pour la même période en 1874 (avant que lo neuveau tarif eût aucun effet sur les importations) nous trouverons TJ^tlla ''««, 'i''*"tH pour 1873 se monte ù «44,400.000, contre «45.- «î t'ï2 n.r"'' ^??.f' ^'"»"«»t ""c clifféronec on faveur de 1874 do «1,170,000 on ch.. ros ronds, dont i)rosque tous sont dus ù l'admistjion dellledul'nnce hdouani. Uno autre manière de prouver- prenons 1 état do . argent qui a été payé dans l'échiquier durant les derniers dix jours depuis le lor jus.,u'au 10 avril 1873 et 1874 ot vmi.s mvoz cm résultats (je comprends ensomhlo les douanes ot l'excise) liln 1873 depuis le 1er jusqu'au 10 avril, nous avons reru «515,000. Eu 1874* durant lo morne espace do tomp.s, nous avons 'reru «1,375,000, ce uni donne dans ces dix jours uno difFérence do «860,000. Durant la période
ÎTTÎ?n/»n \''c.-;*'^'^'''^' '""^'"'^ ^^^^'-'OO^ «" 1873, nous avolis reçu *1,171,000 en 1874, montrant uno différence do «8.35,000 dans ces deux Pf'0'l««;"ed.x jours. Ce qui veut dire que nous avons t^agné tout près de «1,700,000 sous l'opération du nouveau tarif. Comme je ai dit, la Chambre so rapi.ellera que ceci a été emprunté jusqu'à lin certain point du revenu do 1875. Kelativoinent à mon second rapport que SI les sommes estimées pour ce par M. Tu.ley étaient dépensée en addition à celles que 1 on connaissait devoir T.Mre, les estimés devraient monter à au moins «24,100,000, bien peu d'o.vplica'.ians suffiront. U Ctiambro s attend aussi probablement quo la ^oinnie de «250 ÔOO demandéo par lui pour les travaux du chemin de for Intercolonial n était pas dépensée ot que la somme do «40,000 n'o^t p.-,s chargée dans les comptes publics do l'an <<o dernière, bien quo rangent ait été dépensé et que nous aurons à payer .ette année le Gouvornomoni .Anglais Ces trois sommes unies excèdent «1,900,000 et la Chambre devra voir par la qiu Jetais dans et non on dehors de la vérité, lorsque je lui faisais
J^îS!-"^"" n' ''V'"'^' «•^'^é^l"™i«nt «24,100,000, suivant l'es bases que J m établies. Quant a mon autre observation qu'il y avait uno forte pro-
babilitë qu'il 8o ferait un an-èt dans los importiitionH géiiôjjilew de te pays pour au moinH doux ou trois uns, la chumbro n'a (ju'à léféror aux rapports du Commerce et do la Navigation pour «o couvuiiicro que ceci B'eet vérifié à la lettre. Le montant total du commerce pour 18*73 s'élève à «12'7,5flO,000 ; ot pour 1874 (y couipriu l'Ile du Prince Edouard) Bonlement à $127.400.000, ce qui fait uno baiHso do 0100,000. J'ai déjà suffisamment expliqué l'augmentation apparente des nuirchandiscs sujettes aux droits. J'ai en mains un état (pii m'a été communicpié par le Commissaire des Douanes, indi(iuant les exportations ot importations durant les six mois do l'année courante, comparées avec celles dos, six mois finissant le 31 décembre 1873. Je vais en donner brièvement le résultat à la Chambre. Durant la moitié do l'année finissant le 31 décembre 1873, nos ox] ortations totales se sont montées à $57,251,000. Durant les six mois de l'année courante, nos exportations totales paraissent t.voir monté à $53,357,000, formant un déficit, je regrette de le dire de près de quatre millions. Los importations totales d'articles de consommation se montent i\ $71,008,000 on 1873, et durant la même période en 1874, les importations totales se montent à $69,588,000, formant un déficit d'environ un million ot demi, bien qu'il soit composé principalement d'articles ne payant pas do droits. Quant & la qiiatrième observation que j'ai faite : que si la Chambre veut nous accorder les subsides quo nous "lui avons demandés, nous no pensons pas qu'il BOUS faudrait lui demander des taxes îidditionnelles, je donnerai quelques explications plus tard. Je crois cependant devoir saisir l'occasion pour faire remarquer qu'en autant (luc nous pouvons on p^ev maintenant, je n'ai aucune raison de ci-oiro que les estimés que j'ai faits des recettes pour 1875 seront au-dessous de mes prévisions. Jus(iu'à présent les recettes ont correspondu 1res apnroximativement avec mes estimés, ot ils pourront mômo ôtre excédées, bien qu'il soit trop tôt pour se foi-mor une idée correcte des mouvements du commerce durant le reste de l'année. Au sujet des dépenses do 1875, je pense que mon honorable ami, le ministre des travaux publics pourra faire uno épari^nio considérable, notamment dans les dépenses qu'occasionera l'entretien des travaux publics ; mais d'un autre côté je crains que je no sois obligé de présenter de nouveaux estimés supplémentaires, parce qu'i l sera impossible pour certain département, quelqu' attentif qu'il puisse ôtre, d'éviter quelque dépense imprévue dans l'espace do près de huit mois, llelativement aux estimés que j'ai soumis l'autre jour, ayant rapport aux dépenses probables de l'année courante, la Chambre observera que la somme totale chargée au revenu se monte à 024,857,488, ce qui n'est qu'une bagatelle oc moins quo la somme estimée l'année dernière, laquelle était de $24,888,000. Les honorables messieurs verront que ims avons été obligés de demander des augmentations considérables
E)ur les sOrvicos suivants: — en premier lieu do récentes^ transactions à ondres ont nécessité une augmentation dans les intérêts de la dette publique au montant de $182,344. Ensuite le département des Postes a demandé une augmentation d'environ $200,000. Pour rompriint des îlenonites auquel mon honorable ami a fait allusion l'autre jour, il nons faudra une nouvelle somme de $100,000, ce qui je l'espère, noua sera remis au jour voulu. Pour les terres de la Puissance, ou cou,«éauence des demander qui nous sont faites constamment, nous serons obligés de domandei à la Chambre $200,000 aulieu de $100,000. Pour l'Exposition de Philadelphie, nous avons entre dans les Estimés un voto de $40 000 et pour un objet quo li^ Chambre, je pense, ne blâmera pas, nous demandons unp augmentation de $50,000 dans la liste des pensions. En addition à ces items, le département des Douanes et l'administration de la '^uetice nécessiteront une augmentation d'environ $70,000. L'aug-
montutiori rolulivoù l'iulministnitioii do la Justice est pr03qu'entiârd> inor»t prdviio pur li-s mIiiIiUm, et n'oxigo micMiiiu oxplicution do ma part. L'augiiiontiilion daiiM lo d<?|mrloinorit dos Doiiniufs, jo dois le dii'O, est en gj'Hiido pai'lio iliie à mou bon ami (le ministi-o don Doiiuoes) lequel a jug»5 à pronoH d'exempter Ioh marchands dos grandes villes de cep» tainoM taxations aiixquollos ne sont pas soumis, h ce que je comprends, les marchands nlnidonts dans les petites villes. Il y a différentes allocations se montant i\ $80,000, pour divers services, qui, je l'espère, noua serons remises, ainsi (pio les honorables messieurs pourront s'en convaincro en réIiJrant aux l'istimés particuliers auxquels je fais allusion. Kii (;orisé(pionce du récent traité, nous demandons pour les Sauvages une nouvelle allocation do $35,000; et pareille somme sera requise pour la réi)rganisatiori du Xord-Ouost, à l'éiçard de laquelle on est sur le point de présenter un projet do loi ;\ la Chambre. Ces allocations, j© pense, couvrironi les au;^inenta(ions sur losquollos dans ces Estimés JO ci'ois devoir attirer voti'o attention. D'un autre côté, la Chambre observera, on référant à l'item dos travaux publics et dos bâtisses chargé au rovonu, quo nous nous proposons d'ojîérer uno l'éduction do $309,000 et une autre do $488,000 »nv los travaux publics sous le titre de "Collection du llevonii." Ces doux «ommes léunios aux épargnes sur les magasins militaires (le dornior do nos paioments ayant été l'ait l'année doriiièro au gouvernement Anglais) nous permettront d'opérer une légère réduction dans los Estimés. Je ferai remarquer à l'égard de ces estimés qu'ils renferment plusieurs sommes (pio, vu la nature du cas, nous no serons pas obligés de domandor ; comme par exemple l'allocation aux Mononitos, celle de l' exposition à Philadelphie et probablement une grande partie de la somme accordée aux vétérans de 1812 ; la plupart ont soixante-otrdix ou quatrovingts ans, et il n'est pas probable qu'ils soient longtemps à charge aux finances do ce pays. A l'égaixi du département des Postes, mon honorable ami, loi-sque les items qui concornent ce département seront soumis à la Chambre, donnera de plus amples explications quo jo no suis pas on position de donner moi-même pour le prés.^nt. Jo dois dire copendant qu'en conséquonco dos dernières conventions avec los Etats- unis et des facilités croissantes qu'il se propose d'oli'rir relativement aux transactions postales, lo revenu sera diminué et il sera obligé d'augmenter les dépenses d'environ $150,000. A l'égard du mémo départenient, je dois ajouter qu'on no doit pas oublier que bien que los dépenses avancées sur le rovonu soient toujours considérables, le revenu augmente régulièrement le jour en jour, ot j'espère que diuis un an ou doux, les recettes provenant de ce département contro-balanceront presque, ot ])robablemont tout-à-fait, los dépenses que nous sommes obligés do rencontre)'. Quant aux estimés des recettes probables pour l'année 1875-7G, jo dois dire qu'elles seront comme suit : les douanes, quoique chose C(jmme quinze millions ot demi. De l'exci-se j'ostimo quo nous retirerons une nouvelle somme do cinq millions et demi, formant cnviion vingt-ot-un millions. Je penso que le revenu dos timbres sera d'envii-on $250,000. Du départemont des Postes je crains quo nous no retii-ions quo $1,050,000, auliea do $1,100,000, los nouveaux changerants devant amener une diminution dans les recottes, bien quo dans mon opinion ils augmenteront le revenu par la suite. Des Travaux Publics j'espère que nous recevrons quelque chose comme $l,t00,000 ot dos autres sources — intérêts et placements et recettes — environ $1,200,000, ibrmant un total do vingt-cinq millions et un quart, ou environ. Maintenant, monsieur, j'en viens aux items formidables du compte capital, qui s'élèvera on tout à pas moins de $14,717,000. Je ponso' qu'une grande partie do ces dépenses, vu leur nature, no seront pas répétées, Par exemple, celles concernant
loaçhomitiHilo fordol'Tnloniolonial ot do rilodu Princo Kdoimnl on milnnt (pio lo cupitHl est .onconuî. On pont fiiiiu la inrmo mnamiio rolativomontà l'oxtonMion ,lii clu'iniii (l« (cr d'Halifax o( à iiiio K'iu'do partio dos dépoiiHos du choir in do «or du Pacitiquo, loHiiuollos, ainsi «.uo la Chainhre pont lo voir, ho niontont i\ pa.s moins do «(),2S(I,000. 1 1 n'owt piw prohahlo quo Ioh (Kiponses oonconiunl la (ionsti-nclion dos lignes t/ilo/^rapliiqnoH ot los H.ssoh dos oliomins do tor soiont i-fMH't.'OH i'anni'îo prochaine. Par rapport aux canaux, la chose dnpond tolioinonl du Buccès des oontractonrH otdu pIuH ou moins d'oxpôdition qu'ils ai)portont dHHH la construction do ces ouvra.i,M's, .prij m est impossible do dire comment mon h(morahlo ami, lo ministre des Travaux Puhlics pourra d6j)onser à cet /«.j^'ard. J;a (.'haml.re est entiùrem(>nt laite à la prati(iue quH ce d(^parlei:»ont de mettre dans les estimôs toiit ce (|ui no saurait le loulo imposHibilitô t'iro di'ponsi' dans lo cours do l'ann«''o. J'ai HUgK<''n'! à mon honorai. lo ami, et Je ré|M^(o la Huijgostion à laChamhro, quo vu h* t'ait(|ue les oslinn-s, autant (juo je puis me rappeler, ont toulours ('U', suivant la pratique du déparlemcnt, beaucoup au-dessus do la Hommi" a.'tuolloment roiiuise, la (îhambre dc^vrait nous permettre do réduire les Items, avec, l'ontento (pio lors.pie l'ouvruu;u sera réollejnent corameiictio, et (|uo la somme (|id sin-n probahlom uit «h^ponséo aura été déclarée à la (Jhambro, d'autres sommes, en cas do besoin, pourront ôtro prises ]»ar un ordre on conseil. Nul douto qu'on pratique cela H'oHt souvent fait. Mon objection à cotlo pratique, c'est (ni'olle est jusqua un certain point, de nature à nuiro a notre crédit à rétrangor' lorsqu'on H'aporcoit que nous avons mis dans les ostimô,s dos sommeH considérables qui, suivant toute i.robabilité, no seront pas dépensées dans lo cours do rannôc. Oopendant il n'y a pas do doute quo durant l'année 1M7(I, nonobstant la routine, une grande partie do ces estimés seront déponst'.s. Je fais cotte suggestion pour la considération des honorables messieurs le l'opposition, bien disposés à blâmor tout procédé inconstitutionnel de notre part ot s'il veulent bien concourir peutêtre quo la Chambre nous permettra, dans do prochaines occasions, do i-éduire ces estimés du compte capital beaucoup plus quo nous no pouvons lo faire maintenant. Je vais maintenant, M. l'Orateur, donner t\ la Chambre dos explications touchant l'emprunt de quatre millions sterling que nous avons récemment négocié à Londres. Mais peutêtre qu'avant de le faire, il sera bon d'expliquer à la Chambre ce qu'on a fait avec les fonds ainsi réalisés. Cet emprunt ayant été placé à 90 pour cent, a réalisé la somme d'environ dix-sept millions et demi do piastres, le capital étant dix-nonf millions ot domi ou quatre raillions sterling et lo revenu net, comme je l'ai dit, dix-sept millions ot demi. Maintenant, monsieur, voici en pou do mots, voici ce quo nous nous proposons do faire avec cet argent: Nous nous proposons do payer dix mdlions sur la dotto publique, y compris l'allocation pour compensation aux »!/v/w,«r,s ; ot nous avons l'intoiition d'appliquer les sept radiions et demi restants aux travaux publics que nous pourrons entreprendre. 11 est possible que, pour prévenir toute erreur, je devrais dire que 1 emprunt ost imcorapris dans d'autres fonds que nous avons en mains pour tels objets, parce que comme l'orapi-unt a été fait pour les travaux publics, il est bon d'observer quo l'argent se trouve bond fide aux travaux publics, bien qu'on pratique le résultat soit tel que je 1 ai indique. Maintenant, comme ces dix-sept millions ot demi coûtent a ce pays $778,000 par année, et comme les dix raillions de dette quo noua nous proposons de payer nous coûtent 6 par cent, ou «600.000 par année, il résulte do cette oi^ération que nous avons en mains sept raillions «j- demi sans que les charges du revenu soient augmentées plus que ae «178,000. En d'autres termes, pour simplifier l'affaire, si la
Ohambro veut mo poimot'ro ilo i>lucor cot ar|?eiit an taux ordiimiio quo iiouH rec.ovonH on lo <lé, -i ;nt, no.is nous ti-ouvoroii:. giigiior pur lu tPHimuction jtiHqu'ù 8200,000 pur uiuiôo. Quunl ù l'#rnnriint liii-mômo. autant qiioio peux (!omprori(lro, troin objoctioim ont été soulovéos : lo. paroo quo 1 emprunt a cté effectué à notre hcuI crédit; 2o. parce qu'on a emprunté une iuiMai forte Nommo ; .'{o. par i iipnoit aux torinon do l'emprunt, (iiuml ,i la protniùro objection, je uuih dire quo lo gouVernoniont n'a pa.s manqué do bien conHidoror la choMo nvani do ao décider à emprunter à son propre crédit. Nul doute qu'il eût été tréu t'acilo d« négocier l'emprunt souM lu garantie impériale, main on doit olworver que, l'eussions-nouM lait, ncnis ouMMioiiH perdu uno occaHioo lavorablo d'emprunter à nr)tre houI crédit, uno occiision qui no ho aérait peut-être pi urt offerte; et, ce quo je (lonsldèro encore plus important, nous aurions perdu lo contrôle ihi marché juHqu'à un certain point, c'oHt-iHlire que iiouh aurion.s pordu lo iwuvoir d'aller HUr lo marché anglais comme ompruntours à tels taux qui nous eussent paru plua convemibleH et [dus avantageux. Do plus, je pense que nous nous serions mis dans uno position désavantageuse" vis-à-vis lojgouvernement Impérial et lu Colombie Anglaise, si nous avions demandé la garantie Impériale, tandis qu'il n'y avait aucune contestation entre nous ot la Province au sujet de la <;onstiuction du chemin de Ibr du Pucitique. Pour toutes ces raisons j'a' suggéré à mes collègues, ot ils ont accepté la suggestion qu'il noui serait avatitago'ix d'attendre l'occasion d'emprunter à notre propre ot seul crédit. Quant au montant de l'emprunt, je ferai remarquer qu'il n'est pas aussi considérablo qu'il lo paraît. Un emprunt de quatre ^millions sterlings à 00 seulement, se monto à environ dix-sept millions ot dorai do piastres; et quoique j'eusse été content, dans d'autres circonstances, do ne pas avoir placé à la fois uno aussi forte somme; cependant, considérant quo j'avais ù ma disposition de bons placements pour l'argent si jo l'avais, ot comme il me fallait absolument en emprunter une partie quelque part, attendu que six millions de la dette so trouveraient dus et qu'il fallait les payer, enfin comme la dépense augmentait, j'ai pensé qu'il était désirable d'emprunter, si nous trouvions uno bonne occasion, plus spécialement comme le Canada s'était montré sur la mai-ché anglais on 1873, si jo me montraia, comme emprunteur en 1874 ot puis on 1875, j'avais de Ixjnnes misons de croire qu'une telle conduite eut été très préjudiciable aux intérêts do ce pays. Poux on venir à l'emprunt lui-même, il y a trois degrés do comparaison au moyen desquels la Chambre peut convenablement juger du mérite de la transaction. Elle peut, si elle aime mieux, choisir le prix dos trois par cent anglais; ou bien le prix obtenu par M. Tilley avec l'aide de la garantie impériale on 187;{ ; ou ontin lo prix obtenu pa; Ir, autres emprunteurs sur le inarch<' anglais. Maintenant, par rapport an premier des trois degrés do comparaison, jo ^joux dire que lorsque j'étais à négocier l'ompi-unt, le prix dos nouveaux consolidés, dos nouveaux trois par cent anglais, était exactement lo même qu'au temps do nos quatre par cent. Le ])rix des anc-ons consolidés, c'est vrai, était plus haut, mais pour dos raisons auxquelles jo n'ai pas besoin de rétërer. Quant au second degré, si les honorables messieurs veulent comparer l'emprunt de 4 par cent ;\ 00 avec l'emprunt négocié par M. Tilley, sous la garantie Impéi-ialo'; ;'i 104, à l'égard duquel je demande ."i établir quo les allocations ' ont été entièrement égales à celles quo j'ai faites, ils trouveront quo la ditVéronco immédiate do l'intérêt dans les doux emprunts est juste douze cholins par cent par année ; la différence entre un emprunt nôgocié à notre seul ot propre crédit ot un autre, à notre crédit joint à lu garantie Imjiériale, monte à seize cholins par (.•ont pai- année, ou, on d'autres termes.
nous avons placé notre emprunt à moins do quatre oinquiàmo d'un par cent d'un emprunt fait avec la garantie Impéj-iale. Pour faire connaître à la Chapabre la position exacte, je vais référer à un état que j'ai ici des six derniers emprfluts qui ont été négociés par six nations qui jouissent du plus grands crédit sur les marchés anglais. Le premier a été aegocié par la Belgique en 1874, quelques mois avant mon arrivée en Angle- ^"t\ P'^''""^^ "" emprunt de trois par cent orfoctué à 75^, mais il était tombé à 73 lorsque j'arrivai en Angleterre. Le second était uu emprunt < Bi-ésilion de cinq par cent, effectué en 1871 à 89. Le troisième était un emprunt Danois do cinq par cent à 94^, le quatrième, un hollandais de 4 par cent, à 82 ; le cinquième, une série d'emprunts Eusses de oinq par cent, effectués à divers prix durant les six ou sept jours avant 1873 ; dont l'un, considérai .le, en ISGO, à S() et l'auli-o à 93, on 1873. Le sixième était un emprunt Suédois de 5 par cent, etfoctué à 90, en 1868. Je remarque que dans tous les cas, à part la Belgique, je crois que ces emprunts ne i-èalisaient j^as seulement un fonds d'amortissement considertibles, mak aussi dc'^ fillocations parfaitement égales aux miennes. Maintenant, je parle, sujet à correction, parceque, malgré que je me SOIS donne quelque peine pour chercher les autorités sur le sujet, je puis rue tromper moi-même dans les détails que je vais donner, je pense que le résultat de toutes mes investigations est visible, savoir que l'emprunt qui a ete placé en juin derr. .r sur le marché anglais a été obtenu à do meilleurs termes que tout autre emprunt d'un égal montant durant les vingt dernières année . Je pense qu^l n'y a pas eu d'emprunt étranger— celui de la Belgique de trois par cent auquel j'ai fait allusion, ne se montait qu'a un million sterling, tandis que le'nôtre était de trois millions et demi— <iui ait été effectué à do meilleurs tern.<.es. Si j'ajoute, comme je l'ai établi, que notre emprunt a été placé sur le marché â' moins qu'un par cent au taux dont il a été chargé, avec la garantie Impériale, je pense que je puis à juste titre dire que la Puissance du Canada n a aucune raison de rougir de sa position sur le marché anglais. Il y a un autre point que les honorables Messieurs de l'Opposition ont attaqué. Nous avons été condamnés, mal à propos, je pense parceque nous avons effectué cet emprunt avec escompte. Maintenant s il est un principe de finances mieux établi qu'un autre, c'est celui-ci: c est qu il est presqu'impossibie d'obtenir un aussi bon prix en proportion pour un emprunt effectué avec un prekium que pour un , emprumt effectué avec escompte. Je ne m'étendrai pas sur les raisons qui engagent ceux qui ont dos placements à faire à préférer de tels emprunts. Qu'il suffise de dire que le fait - it notoire et, si l'on demande de nouvelles preuves, on les trouvera dans le fait que tous les Etats auxquels j'ai fait allusion ont préféré emprunter avec un escompte, omme je l'ai fait. Je n'ai pas mentionné la France, ni les Etats-Unis, parceque ce.^ Puissances ont de si grandes ressources, jouissent d'un si granc crédit, qu'ils sont, pour diveises cau.se.^, à l'abri de toute corn, pétition pour le présent. Je remarquerai ceptMulant que l'Etat du Massachussetts, qui comme le savent les honoi-ables Messieurs, a toujours commandé ,ine haute position sur le marché anglais, a fait sortir ses cinq par cent un à taux de 87, en 1870, et 91 en 1871. Ils paraissent avoir ete rachetables en 1891. Prenant toute la liste des placements, d après les autorités ordinaires, je no pense pas que je sois sujet à correction la dessus— que le rapport que j'ai fait est littéialeraent correct; particulièrement qu'aucun emprunt non garanti, d'une égale importance, n a etti négocie sur le marché anglais à des conditions aussi avantageuses durant les vingt dernières années. Bien plus, on considérant la situation, il faut se rappeler qu'aucun emprunt Canadien 6o/id /(/e à notre seul crédit n a ete etfecuié, depuis celui do Sir Alexandc!- Galt en 18(î0
excepté nn petit emprunt de «500,000 négocié pai- Sir John Eose, soua de» oirconstanees piii'ticiilièio.s. On doit aussi remarquer que le gi-and nombre d'empruntw étratigord qui so pressent maintenant sur le marché anglais a causé une augmentation dans le taux de l'intérêt même pour le^ obligations do première cIuhro, ainsi q.ue poiirra s'en convaincre tout honorable monsieur en cot\8ulLant plus particulièrement le prix des consolidés durant les dorniôres viui>t, ou vingt-cinq années. Suivant les calculs faits pur des personnes dont ''opinion en ces matières mérite respect, notamment, je pense, par M. Dudloy Baxtoi-, il appert qu'une somme de pas moins de doux mille millions sterling a été ajoutée à la dette nationale des diveises nations sur les marchés anglais' durant les vingt dernières années. Bien plus il peut-être à propos d'attirer l'attention de la Chambre, pour que nous choisissions notre temps dans la négociation de nos emprunta, sui- le fait que le marché anglais est extrêmement incertain et changeant. El la preuve, c'est que, durant une courte période le prix des consolidés a varié de six à dix et douze par cent, dans une seule année. C'est pourquoi, ainsi (lue la Chambre le comprendi*a, tout en faisant tout en notre pouvoir pour maintenir notre crédit, nous devcns en même temps être en position do choisir notre temps pour placer nos emprunts sur le marché et, à moins d'en agir ainsi— quelque bonne que soit la condition tinanciôre du pays, noua aurons à payer plus que hs taux que nous mirons payés auparavant. Je remarquerai de plus, quoique ce ne soit pour le moment qu'une simple suggestion, -luo nous travaillerons beaucouj) à l'avantage du Canada, si nous pouvons consolider les diverses sécurités qui portent actuellement plusieurs taux d'intérêt en un seul fonds consolidé Canadien. On a déjà tait quelques pjis qui, je l'esijôre, conduiront à latin à l'accomplissement d'une mesure aussi désirable.
lion. M. TUPPEK. Quel taux l'honorable ¥onsieur a-t-il fixé pour le fonds d'à -'ortissement ?
Hon. M. CAi.TWPi£GHT. Un demi par cent. Le fonds d'amortissement, je dois le remarquer, dans l'emprunt de M. Tilley, est nn par cent, ce qui nous ÙM paraître la première transaction un peu plus favorable qu'elle ne le serait à première vue. Mon honorable ami sait qu'un fonds d'amortissement à un par cent implique un paiement du capital plus à bonne heure qu'un fonds d'amortissement à un demi par cent. Et maintenant, M. l'Orateur, je désire passer en revue la position financière actuelle de ce pays ayant rapport aux engagements que doivent rein])lir ce gouvernornent et le pays'on général. Cette position est d'un cai-actère tout particulier, ainsi que le comprendront bientôt les honorables membres. .le commi^nceiai du premier jour de juillet 1874, et soumettrai à la Chambre un état synoptique do nos engagements jusqu'à la fin do l'année 1884, époque à laquelle le plus grand nombre do nos emprunts devient écheoir. Noire position a ceci do particulier : qu'outre les engagements considérables que nous avons contractés, lesquels se montent à soixante millions à proprement parler, chargés au compte capital et de la nature des dettes encourues par traités, il sera néoessaii-e de plus do se pourvoir de quelques soixante ou soixante-cinq million- .le piastres pour les vieilles dettes qui seront paj'ablos durant les dix ])rochaiiies années, et nous devons en conséquence trouver une somme de $125,000,000 durant cette i)ériodo. Je désire placer devait la Chambre une esjjùcede sommaire dos moyens que nous devons, dans mon opinion, prendre pour taire face à ces enga,goments, à partir du 1er juillet 1874. A cotio date, prenant en considération l'emprunt et les autres ressources — bien qucj l'emprunt n'était pas encore entièrement ])ayé alors— nous avions en argent
com|;ianl quelque $25,000,000. Comme do raison, dans le temps, beau-
coup do cet argent pvait été dépen ié do la maniôro indiquée, mais nous en avons encore assez, j'oapùre, pour passer l'année linanciôre finissant le Hi) juii' 1870. En addition aux $25,000,000 nous avons la garantie anglaise, se montant environ à $20,000,000. Nous devons aussi ccmpler le fonds d'amQrtissement applicable à cette an, lequel ne çeut êtro moins de $5,000,000 ; et je pense que, durant ces dix années, nous emprunterons probablement de nos propres gens par le canal des banques d'épargne et que nous recevons de différentes sources a peu prôs un million do piastres par année, ce qui formera un montant de dix millions de plus . Si la Chambre partage mon opinion qu'il sera sage et prudent, en face de ces engagements onéreux, de maintenir uu sui-plus constant el modéré, nous retirerons probablement de la même source un autre million pa:- année, ce qui nous donnera un nouveau total de dix millions. De ce total de $125,000,000, je vois de suite que nou>i pourrons sans difficulté prendre $10,000,000 de la manière indiquée, ce qui nous laissera une somme d'environ $55,000,000 à emprunter à noti-e propre crédit individuel . La chambre devra remarquer que nous pouvons payer à volonté vingt-cinq ou trente millions de ce montant, mais il y a beaucoup de raisons qui devraient nous engager à payer cette dette particuliore à échéance, si c'était possible. Cette somme est l'emprunt négocié par Sir A. T. (ialt. La Chambre comprendra donc qu'il sera nécessaire ou en quelque sorte à propos d'emprunter $75,000,000 (y compris la garantie anglaise) dans lospace de di^x ans; en d'autres termes, il pourra être nécessaire pour nous <lo paraître comme emprunteurs sur le marché anglais durant cette période. Si nous réusissons à emprunter cette somme aux mêmes taux que ci-devant, voici quels seront les résultats: $125,000,000 empruntés a quatre et quatre et demi par cent, les uns dans les autres coûteront $5,625,000 dont nous déduisons cinq ou six par ans, l'intérêt sur $65,- 000,000 (étant le montant de la vieille dette) ce qui repi-ésenterait $3,000,000, laissant une charge additionnelle de $2,050,000 par année. Nous pouvons de plus déduire de ceci la somme de $750,000 représentant l'intérêt sur le fonds d'amortissement et sur le surplus que j'ai proposé à la Chambre de conserver, comme partie do nos ressources. Ceci nous donnerait le total des intérêts additionnels à l'égard desquels nous aurons à nous précautionner, si la Chambre 'ne le jette pas dans de nouveaux embarras et no'con tractent pas de nouveaux engagements. Maintenant, je n'ai aucun douto quelconque que les ressources de ce pays seront amplement suffisantes pour rencontrer cette demande additionnelle, bien que, pour des raisons que j'ai souvent exposées de ma place dans cette Chambre, je ne sois pas disposé h ajouter aux dépenses permanentes du pfiys on fait d'intérêts plus que je "ne peux promettre. Mais pour que ces emprunts puissent s'etTectuer à' bon marché, plusieurs choses sont nécessaires. Nous devons nous contenter d'un progrès modéré qui, je n'en doute pas, se réalisera et nous devons inspirera nos créanciers l'assurance que nous no contracterons ])lu8 d'engagements imprudents. Je ne fuis pas de réflexions sur les actes de mes prédécesseurs, mais je constate seulement comme matière de faitque, suivant moi, la manière dont ils ont agi à l'égard des obligations concernant le chemin de fer du Pacifique, était un noyen bien grave pour placer un emprunt sur le marché anglais. Nous devons disposer nos arrange-^ ments de manière à pouvoir obtenir tout le contrôle du marché anglais, tout on choisissant votre temps pour em|)runter. C'est la raison pourquoi je désirotant vetenir la garantie Impériale. Maintenant, si je n attache pas beaucoup d'importance à la probabilité d'une grande augmentation dans le revenu, au moyen des seules ressources naturelles du pays, c est parce que, comme le savent les liori< tables n^ombres, la
prospérité do ce pays augmentant, il nous faudra faire de nouvelles dépenses considérable ; et, bien que j'espàro qu'on saura ((inBervor un surplus modéré, nous devrons consacrer une partie do l'iui/fmontation naturelle du revenu i\ payer les dépenses contingonto«, inévitable on ce pays. Il no peut exister aucun doute relativement à la né-;essité où nous serons de faire de grandes dépenses pour entretenir les parties du chemin de for du Pucitique qui seront achevées, aussi bien que pour régler avec les Sauvaj^os du Nord-Ouest et maintenir un gouvernement dans cette région. Sans doute qu'on peut regarder une partie de ces dépenses commes devant être productive, en ce sens qu'elle nous sera remboursée et je dois ajouter que tous les projets soumis à la Chambre, je pense que celui de mon honorable ami le Premier, c'est-ii-diro l'ouverture de ce magnifique espace du ])ayH entre hi Eivière Française et la Vallée d'Ottav/a, est celui d'entre tous qui contribuera le plus à enrichir la population productive de la Province d'Ontario. J'espère aussi que nos marchands réussiront à trouver de nouvelles voies de commerce qui les dédommageront un pou de celles que nous n'avons pu obtenir pour le moment de nos amis de l'autre côté do la ligne. Je suis d'avis, qu'en considération des nombreuses dépenses contingentes qui no manquent pas do se présenter dans un pays situé comme le nôtre, nous devons considérer les ressources naturelles de notre revenu comme devant faire face aux dépenses additionnelles qui doivent inévitablement se présenter dans la Puissance. Je ne crois pas devoir m'étendre plus au long sur nos exportations et nos im])Ortations. Je ne considère pas que c'est une preuve qu'un pays i-étrogi-ade lorsqu'il survient un échec dans les im])ortations. Un grand nombre d'autorités qui méritent respect sont d'opinion qu'à cet égard nous avons progressé outre mesure et je regarde cet échec dans nos importations plutôt comme une marque de grande prudence dans nos transactions commerciales que comme toute autre chose. Bien plus, cet échec est dû en grande partie plus à une baisse de valeur de certains articles de consommation, qu'à une diminution dans la consommation. En somme, aucune branche de notre commerce, à l'exception du commerce de bois, n'a souffert et l'excellente récolte que nous avons eue l'année dernière aura le meilleur effet en ce qu'elle encouragera tout le monde, les différentes classes, mercantiles et agricoles. Je dois observer que nous devons peut-être une grande partie de nos ini])ortations aux grandes améliorations qui ont été faites sur les chemins de fer de la Province d'Ontario et si nous en croyons le ra])port du Trésorier de cette Province, les dépenses qu'elle a faites durant les quatre ou cinq dernières années, pour ses chemins de for égaleraient, si non plus, l'augmentation des dépenses do la Puissance durant le même temj)s. Suivant le rapport de cet lion. Monsieur, ])hiHdo $:îO,000,000 ont été, ou sont sur lo point d'êtro dépensées pour lu construction de chemins de for dans cotte Province seule, ce qui donne un surplus do six millions par année qui aidera, je l'espère, aux ressources ordiuiwres de cotte partie du pays. Mais il est évident que la dépense annuelle du Pacifique et autres travaux, qui sera annuellement do six millions, comme je l'ai dit plus haut, ne fera que couvrir la cessation de cette dépense dans la province d'Ontario et ailleurs. Pour ma part je suis certain que les dépenses auxquelles j'ai fait allusion apporteront un grand bénéficee à cette Province ; mais je présume, comme tous les honorables membres le présument eux-mêmes que les résultats ne seront pas immédiatement aussi considérables qu'il soit possible do les supposer. Le bénéfice, lorsqu'il se réalisera, sera solide, et on doit l'osi^érer, considérable et permanent. A ceux des honorables Membres qui sont sous l'impression que i'augmontatluu rapide de iHis importations de 1868 à 18'if2 est
une preuve suffisante que nos importations augmenteront dans la même proportion lorsque la pi-ésente crise sera passée, je Ifeur ferai observer qu'on examinant l'état des importations des Etats-Unis durant les soixante ou soixante-dix dernières années, ils trouveront comme règle que toute période d'augmentation rapide a presque touiours été suivie dune longue jîéiiode d'inaction, comparativement/ Maintenant, comme cela ne prendra qu'un moment, je me permettrai d'attirer l'attention de la Chambre sur ce fait que durant les années écoulées entre 1832 et 1836, les importations des Etats-Unis augmentèrent de cent mdhonson 1832 à cent quatre-vingt neuf raillions en 183G; qu'après avoir atteint ce chittre en 183G, pas moins de quinze années s'écoulèrent avant qu'on pût atteindre la même somme et que ce ne fut qu'en 1851 que les importatiouH des Etats- [Tnis atteignirent les mêmes proportions quen 1836; que durant cette période, il y eut une grande prospérité dans le pays et que néamoins, dans le môme intervalle, la population augmenta de quinze millionH à ni-ùs do vingt-cinq millions. Indubitablement plusieurs causes contribuèrent à cet état do choses, et je n'entici]3o pas précisément les mêmes résultats ici ; mais c'est mon "devoir. Si la Chambre ou aucun des membres, préfère se prévaloir du fait qu'une augmentation rapide par le passé est nécessairement une preuve d une augmentation égale pour l'avenir— c'est mon devoir d'attirer l'attention sur le fait que ce grand pays, bien que sa pros^jérité ait augmep''sou8 tous les rapports durant cet intervalle, n'a dans une certaine occasion, réiilisé aucune gi-ande augmentation dans ses importations durant une période de pas moins de quinze années, et qu'un pareil phénomène s'est renouvelé on d'autres occasions, quoique sur une moindre échelle.
La Chambre observera que le ]))u blême que nous avons à résoudre est d un caractère complexe. Nous n'avons pas seulement à nous précautionner pour faire face à de lourds engagements annuels fixées; niais nous avons encore des billets promissoires à rencontrer, si je peux ainsi les appeler et qui seront échus à différentes dates. C'est pourquoi nous devons être plus fortement sur nos gardes que si nous n'avions qu H régler des dépenses ordinaires annuelles et que si toutes celles que nous somnies à la veille de faire étaient sous notre seul contrôle.
.Je dois ici faire aBusion à l'observrtion qu'à' faite l'iion. membre pour Kingston durant les débats sur l'Adresse. II a dit que l'année dernière., ai déclaré êtro '> fc à réduire les taxes dans le cours de l'année. Ce n'est pas ce que j'ai ., comme on peut s'en convaincre en référant a. mon discours. J'ai dit qu'il ne serait probablement pas nécessaire de demander de nouvelles taxes à la Chambre, si les subsides étaient accordes. Maintenant, Monsieur, je ne vois pas d'autres questions de quelqu intérêt sur lesquelles les honorables membres pourront demander des explications. S'il on existe, je serai ilatté tlo donner ces explications, soit immédiatement, soit plus tard durant la soirée. .le crois que nous avons lieu de nous féliciter de l'amélioration do notre ])Osition financière depuis l'aniiéo dorniôro. JSTous avons satisfait à toutes les demandes immédiates et elles sont considérables; il n'y a pas do réclamations pressantes devant vous, sauf colles qui concernent les travaux publics; nous avons un excédant raisonnable sur los transactions de l'année dernière et j'ai raison do croire que nous avons encore un surplus raisonnable sur los transactions de l'année courante, il faut aussi ajouter que nous n'avons pas fait d'incursions dans le domaine de la Garantie Imjjériale, cette réserve d'une si grande valeur. Nous avons complété le chemin de l'or do l'Intercolonial et le chemin do fer de l'Ile du Prince Edouard et nous pouvons maintenant librement nous occuper de la tache d'élargir ot améliorer nos canaux et de construire le chemin do fer du
Pacifique. Nous avons réussi ù conclure avec la Colombie Anglaise des arrangements qui nous imposeront de très grandes responsabilités, mais qui ne sont ])as audossus do nos moyens. Et je dois ajouter, bien que plusieurs d'entre nous pensaient d'abon, que les demandes que nous faisait cette Province étaient déraisonnables et indûment onéreuses, — quo nous étions cependant préparés à rencontrer nos obligations, .le suis certain donc quo si nous persévérons dans la ligne de conduite que j'ai irdiquée, nous jouirons très procluiinenioiit du plus baut crédit. Cependant pour les dix procbaines années, nous devons ètie prudents, et noua ne devons pas nous lancer dansd'auties on 'reprises avant d'avo'r mené à bonne fin celles dont nous avons uutuellemcnt la responsabililé, malgré que je sois bien convaincu, qu'à moins dune calamité entièrement imprévue dans le commerce de ce pays, nous serons, dans l'avenir, en mesure de donner un rapport honorable de notre position financière. Nous devons faire comprendre ù notre peuple que si nous devons faire de gi'ands sacrifices, ce n'est pas pour un misérable intérêt local, mais bien pour le plus grand intérêt futur de toutes les Provinces de la Puissance. Nous avons entrepris une tâche vraiment Impériale — la plus grande tâche que jamais peuple do notre âge et de nos- ressources ait entrepris, celle do coloniser et de développer une contrée d'une étendue énorme, non pas tant pour notre propre intérêt que pour celui des générations futures. Qu'une telle entreprise demande toute notre énergie, je no saurais le nier un moment, mais bien que j'admette ceci, et que j'admette eu même temps quo nous devons en même temijg travailler à exécuter d'autres iravuux d'une importance et d'un avantage immédiatement plus grands, cependant je maintiens qu'il faut agir plutôt que do pai-aitre manquer aux obligations que nous avons contractées. Je pent-e quo tout homme qui a prêté quclqu'attention à l'avenir du Canndii, comprendra très bien que c est un effort que nous faisons pour nous aefeurer une existence nationale distincte. C'est un sujet sur lequel nous devons demander au peuple tous les sacritlces raisonnables et il sera en même temps de l'interêtdu Gouvernement de veiller ù ce que ces sacrifices, qui seront inévitables soient faits dans de justes limites. De grands avantages, je n'en puis douter, résulteroont de cette grande entreprise, sinon pour lapréseutefgénération, au moins jx)ur ceux qui habiteront plus tard ces vastes régions ctje suis persuadé que le peuple du Canada ne reculera pas devant la tâche et qu'ils l'accompliront d'une manière satisfaisante.