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DES MATIÈRES

Jbbés de St-Richer : ce qu'ils ont fait relativement au prix de l'usage de la monnaie, § 136.

Acte de l'usage, 163, 390; appartient tout entier à celui qui a l'usage, 396; d'où viennent les précautions qu'on y joint, 397. Celui qui accorde l'usage de l'argent pour un certain temps , ne peut exiger aucun prix pour les actes de l'usage de l'argent, 411 et suiv.

Jgio. Ce que c'est , § 598.

Aliénation. Demander si le domaine de l'argent cédé pour l'usage passe à celui qui le reçoit, c'est demander s'il s'en fait une aliénation , 294. Dispute à ce sujet , ibid.

Anatocisme. Sa nature, 495. On examine s'il est permis, ib.

Antiehrèse. Sa nature; examen de Tanti chrèse , 549, 555. Faits d'antichrèse, 136.

Antiprêt, Sa différence d'avec le prêt, 512; admet un fruit, 523. ,

Applicabilité, distinguée de l'acte de l'usage, 163. Comment elle forme le vrai titre du prix de l'usage, 390, 393. Pourquoi il faut la regarder comme une puissance ou une faculté , 398 ; susceptible d'un prix, 399; d'un prix proportionnel, 400; comment elle est une puissance féconde, 401. Utilité de cette distinction même pour concilier les réponses des souverains pontifes, 422, 641.

Argent : très-ancien comme chose et comme prix, 182. Quand il fut introduit comme monnaie chez les Romains, 183. L'argent, l'or, le cuivre sont les métaux choisis pour former le prix éminent, 178. L'argent est le prix éminent de l'or et réciproquement, 194.

Arlstote. Sa philosophie inculpée mal à propos à l'occasion de l'usure, 547.

Autorité d'Aristote, de Platon, etc. combien faible sur cette matière, 378.

Banque : si placer de l'argent dans les banques comme cela se pratique aujourd'hui est une chose défendue aux ecclésiastiques, 618.

Basile ( saint ) : ses lettres nous font entendre que l'usure modérée était en usage de son temps et regardée comme licite, 125.

Benoit XIV. Sa conduite relativement à la question de l'usure, 149, 366, et relativement aux ouvrages de Concina et de Scipion Maffei , imprimés à Rome avec une dédicace en son honneur, quoique renfermant des opinions contraires sur l'usure, 474. Personne n'a mieux vu que lui la différence entre les prêts pour les besoins de la vie et les autres, 526 ; bienfait signalé de l'Encyclique Vix pervenit, peut-être non compris encore suffisamment , 639 ; il a concilié le sentiment des anciens avec celui de l'école, 640, 644; combien en cela il a été digne d'admiration, 684 ; accord de ce que nous disons avec la bulle, 467. Dans l'Encyclique Vix pervenite il n'est pas question du texte mutuum date, etc. 71.

Broedersen (Nicolas) , 1 46 et suiv. , 474 , 560. Dispute entre son parti et ses adversaires vraie et première cause de l'Eucyclique Vix pervenit de Benoît XIV, 569. Quelle espèce d'usure il dit que les adversaires accordent et permettent aux chrétiens, 682.

Capital., capitaliste, 3, 436.

Change , 223 , 596 ; menu , local , oblique , 597 ; discussion sur le menu, 598 ; sur le local, 599 , etc. ; sur l'oblique, 612 et suiv. ; ce que c'est que le change direct, 619; actif et passif, ib.\ pourquoi il faut laisser tous les changes obliques , 61 7; ce que les ecclésiastiques doivent éviter pour ne pas encourir les

peines portées contre les ecclésiastiques qui font le commerce, G 18.

Commerce , ce que c'est, 176. Tout commerce s'est fait primitivement au moyen du prix vulgaire , 177 ; la monnaie suppose le commerce, 184. Dans le commerce on doit donner une chose de même valeur que celle que l'on reçoit, 214. L'usage de la monnaie dans le commerce présente un exercice continué de justice commutative, 218. Dans le commerce on change l'expression extérieure comparée l'une à l'autre , mais elle reste invariable et identique par rapport à l'estime intérieure, 215.

Conciles généraux , considération sur tous ces conciles relativement à ce qu'ils contiennent sur l'usure, 111, 126. Aucun ne défend toute usure indistinctement. Leur prohibition concerne la rapacité insatiable , 115 et suiv. Le premier concilegénéral de Nicée a défendu l'usure centesime aux clercs, 113; restreignant la loi de Constantin qui la permettait à tout le monde, 127 et suiv.

Constantin. Son édit sur l'usure un mois avant le concile de Nicée, 127. ^

Contrat. Comment il faut appeler le contrat par lequel on stipule un prix proportionnel pour l'usage de la monnaie cédé pour un certain temps , et comment il faut appeler ce prix , 331 , 348, 371. Contrat de l'usage intrinsèque au prêt, 461 ; même selon les lois romaines, 621. Quand il faut entendre que le contrat de l'usage se trouve joint au prêt , quoique non exprimé clairement, 477 ; quand il faut entendre le contraire, 478. On peut même stipuler un prix pour l'usage d un temps fort court , 480. L'objection dans laquelle on dit que celui qui paye le prix de l'usage , le paye par force , est sans fondement, 481.

Contrat germanique. La raison par laquelle on a cherché à le distinguer du prêt est nulle, 657 ; la formule qu'en a présentée le duc de Bavière ne laisse pas voir cette distinction, 634.

Crédit-, ce que c'est dans l'argent accordé pour l'usage, 290 et suiv

Crédit lucratif, 590. Pratiques employées pour le faire valoir dans les tribunaux, ïbid.

Chrysostôme (Jean). Son texte expliqué sans qu'on en puisse conclure que le domaine de l'argent prêté reste au préteur , 296 ; textes de ce Père qui montrent que l'usure modérée était regardée comme permise de son temps.

Didier, évoque de Verdun : fait remarquable qui prouve que de son temps l'usure modérée était regardée comme licite, 134.

Différence numérique , pourquoi les différences des individus sont ainsi appelées, 259.

Dispute sur l'usure : discorde dans la concorde, 421, 654, 673 , 675. Où elle est réduite aujourd'hui , 468. On peut la considérer comme arrivée à son terme , 469 et suiv. D'où vient la confusion qui y règne, 472, 525, 621 , note; moyen d'y ramener la concorde, 473. Combien ce moyen est important pour concilier les réponses des souverains pontifes, 475, 641. Remède que les philosophes doivent employer pour le faire cesser , 530. On n'a pas cessé de disputer, même après les remèdes, 529. Comment la dispute se termine sans s'embarrasser avec les termes d'usure, ni de prêt, 336, 356, 369.

Dommage naissant. Voyez Lucre.

Domaine; ce que c'est, 277; peut appartenir à plusieurs personnes, 278 ; comment il faut entendre que le domaine de la chose est distingué de celui de l'usage, 279 ; ce que l'cmphytéote a par rapport au domaine , 280. L'hypothèse que dans la cession de l'usage de l'argent le domaine en est transféré répugne, 288, 298, 300; elle est déshonorante, 289; elle est inadmissible , 407; elle est d'une fausseté manifeste, 446; objections résolues, 285. Le nom à'œs alienum donné à l'argent prêté ne prouve pas que le domaine en soit transféré , 295. ExpUcation d'un texte de l'Evangile ; 296. La dispute sur la transmission du domaine est indifférente dans la question de l'usure , 449 et suiv. Haut domaine , 364.

Droit; ce que c'est, 281 ; direction du droit, 282. Notion du

droit pins étendue qnc celle du domaine, 283. Tout domaine engendre un droit, et non réciproquement, 284. Droit de la nature et des gens, 357; inaliénable, 358.

Eminent prix, 178. Voyez Prix et or. Définition précise, 192.

Fongible ; ce que c'est, 433, 497. Aujourd'hui la monnaie est comprise parmi les choses fongibles, 434.

Fruit ^ terme commun , mais impropre pour signifier le prix de l'usage de l'argent, 621, 674. Le prix de l'usage de l'argent ne vient pas comme le fruit des fonds rustiques, 381; comment il faut taxer le prix ou le fruit de l'usage de l'argent, ibid. Les fruits ne proviennent pas du corps de la monnaie ,621.

Grégoire le Grand : fait remarquable relatif au prix de l'usage de l'argent reconnu comme légitime, 135.

Grégoire de Njsse. Langage de ce Père sur cette matière, 132.

Grégoire de Tours. Sa narration favorable à l'usure modérée, 134.

Individu; ce que c'est, 259 ; différence entre l'individu de valeur ou de recherche, et l'individu ontologique, 260, 261, 262. Tout individu de valeur dans la même espèce est parfaitement le même, 263. Il y a des individus et des espèces de recherche^ c'est-à-dire d'art, de profession , de caractère ou de valeur, comme il y a des individus et des espèces de la nature , 264 ; quelque individu de valeur que l'on donne, c'est la même chose que de donner tout autre individu de la même espèce , 265. Ainsi quand on a accordé pour l'usage pendant un certain temps plusieurs individus de valeur, pourvu qu'on

en rende d'autres de la même espèce , c'est la même chose que si on restituait les premiers , 266 ; dans toute sorte de monnaie de la même espèce , 267. Si nous laissons restituer la monnaie accordée pour l'usage en monnaie d'une autre espèce, c'est l'effet d'une concession libre de notre part, 268. Donner dans l'individu , c'est la même chose que de donner dans l'espèce , et pourquoi, 269. Il n'est aucune des choses utiles pour la vie animale qui se restitue aussi identique pour les usages futurs que les individus de valeur, 270. Il n'y a pas d'objection à dire que la restitution s'en fait par l'équivalent , en italien (illrettanto.

É Injustice. Nulle injustice dans le prix de l'usage de la mon- ^ paie accordée pour un certain temps, 318,319,339,363, 364 ; sans qu'il soit nécessaire de faire attention à ce qu'on appelle le haut domaine , 364. Conformité de cette doctrine avec l'Evangile , 365. Il n'y a point de loi humaine qui le défende d'une manière générale , 366. Les injustices dans le prix de l'usage doivent être réparées, 327 , 328.

Intérêt ; ce que signifie proprement ce mot, 583, note.

Iérôme(s2Cinl). Il n'est pas contraire à l'usiu-e modérée, !31.

Justice commutative, 1\^. L'usage de la monnaie dans le commerce renferme un certain contenu de justice commutative, 2I85 justice du prix de l'usage de l'argent, 320, 349 , 399. Preuve à laquelle se réduisent toutes les autr^ sur la justice de ce prix , 379 , 380.

Juvette, bienheureuse ; son fait concernant le prix de l'usage de l'argent , 137.

Location-conduction, 344; mots latins, 345; la location-conduction par elle-même n'est nullement injuste , 346; quoique l'on puisse dans ce contrat pécher de plusieurs manières, 347. Contrat du prix de l'usage de la monnaie, regardé dès les temps les plus anciens comme une location, 348; il est

vraiment uue localion, 349, 352; cette location est conforme i\ la justice, 352. Difficulté résolue, 353.

Lucre, ce que c'est, 488. Si quelque usure peut être appelée lucrative , 489; lucre cessant et dommage naissant, titres 580, 589; comment ils retombent dans le prix de l'usage de l'argent, 582, 584.

Maffei, son ouvrage intitulé Impiego del Danaro, 474. Comment il écrit à Benoît XIV, après avoir lu son Encyclique Fix pervenit qui avait été envoyée à ce marquis pour qu'il en dît son sentiment, 474, note.

Maxime, évêque; fait remarquable qui démontre que de son temps l'usure modérée était regardée comme licite, 133.

Monnaie, créée par les nations et leurs représentans , 361. Les chefs des nations ont le droit d'en fonder l'usage, 362. Ce que c'est que l'usage propre de la monnaie, 216. Quand on échange à valeur égale la monnaie avec la marchandise, on change l'expression de l'estime intérieure, on ne fait pas autre chose, 195. Le bénéfice dans le commerce n'est pas proprement pour chaque acte séparé, mais pour les actes répétés, comparés les uns aux autres, 219 : le gain ne résulte pas de l'industrie seule, mais de la monnaie réunie à l'industrie, et principalement de la monnaie, 220. Usage de la monnaie différent de la monnaie, 221; cette distinction aujourd'hui est reconnue partout, 222. Autres usages de la monnaie, 223, 2^4; l'usage de la monnaie donné pour les échanges renferme toujours l'autre accordé pour la montre à l'appui du crédit, 225. Ce que vaut l'usage des monnaies réunies en série , 226. Usage partiel et total de la monnaie , 227 ; quand il a l'une ou l'autre de ces qualités, 228. L'usage pour un temps déterminé est partiel, 229; il l'est aussi quand il est donné pour un temps indétermine. Ce qu'il est , quand il est donné pour toujours à condition d'une pension, 231 , 232. C'est mal voir l'usage de la monnaie, que de le considérer dans l'acte seul par lequel on le donne ou on le rend , 235 , 350, 392 et suiv. ; l'usage de la monnaie n'est pas semblable en tout à

l'usage que nous fournissent les instrumens ou la connaissance des arts, 235 , 236 ; pour qui baisse ou augmente la monnaie accordée pour l'usage, 274; comment on doit la restituer, 275 ; même quand elle n'existe plus , mais que l'espèce qui nous a été accordée pour un certain temps , a été toute retirée du cours, 275.

Monnaie ou argent, ce que c'est, 178: l'usage de l'argent consiste en ce qu'il prend la place de la chose représentée , et réciproquement , 212 ; vrai caiactère de cet usage, 216. Il est faux que l'argent ou la monnaie se consume par l'usage , 203 , ou que datar ah atenda ^ 204, ou que cet usage ne soit rien, 213. L'usage de la monnaie permanent, 201, 206, 215; rien de plus manifeste que cet usage, 212, 235, 350. Celui qui reçoit la monnaie pour l'usage du commerce doit pourvoir à ce que cet usage continue; il n'a pas le droit de le détruire, 210 et suiv. Quand on fait un contrat concernant l'usage de l'argent , le contrat regarde l'usage et non ce qui résulte de l'usage, ou qui reste après l'usage, 251. Tout ce qui résulte de cet usage ou qui reste après cet usage appartient à celui qui a cet usage, 252; tous les profits, 253, toutes les pertes dans l'usage de l'argent sont pour celui qui a cet usage, 254, 412, 413. Comment l'argent que nous avons actuellement diffère de l'argent que nous aurons après un certain temps, 314 et suiv.

Monts de piété, établis, 123, note; approuvés par le 5* concile de Latran, 642.

Mutuum : ex mutuo vi mutui nihil ex igi poteste \ìrìnc\pe trèsjuste, 454, 520, 649. D'où est venu ce principe, 621 , note ; comment ce prìncipe, ex mutuo oi matai ne s''a[ì^\'ui\\c point au prix de l'usage, 462 ; ses limites, 648. Abus de ce principe, 472, 621 , 673. En exigeant un fruit ou un prix de l'usage on évitait déjà de l'exiger ex mutuo vi mutui, et néanmoins on a recouru, comme si cela n'eût pas été, à une multitude de titres extrinsèques, 656. Le texte de l'Evangile, mutuum date , nihil indè sperantes , ne regarde pas le contrat du prêt, 62, 83 , 108 et suivant; 425 , 447. Benoît XIV, dans l'Enryclique ne parle pas de ce texte, 71.

Nature: celui qui crée la nature d'une chose a le droit d'eu fonder l'usage , 360. Ainsi celui qui crée la monnaie a le droit d'en fonder l'usage, 362.

obligation. On n'est pas moins obligé de payer le prix convenu de l'argent accordé pour un certain temps, que de restituer l'argent reçu, 665. Il y a deux espèces de prêts , l'une obligatoire et indispensable, l'autre qui n'est ni obligatoire ni indispensable, 507, l'obligation de donner est la vraie raison pour laquelle on ne peut rien exiger pour les concessions de choses données pour un temps détermine, 514. Chez les Romains il y avait deux obligations , l'une concernant le prêt , l'autre concernant l'usure ou le fruit, 621. Voyez usure à la fin.

Oisiveté. Peut-on vendre l'usage de la monnaie que l'on tenait oisive ? 406 , 479. Si nous laissons oisif l'argent emprunté , nous ne sommes pas exempts pour cela de payer le prix convenu de l'usage, 414.

Or et argent, très-anciens comme marchandise et comme prix, 181 et suiv. Comme l'or, l'argent et le cuivre sont le prix des choses utiles , ainsi ces choses sont et peuvent être appelées le prix de ces métaux, 196,

Parole. Le prix en métaux précieux est à l'estime intérieure, comme la parole est à l'idée, 191. Différence entre les mots comme signes des idées et les prix comme signes et expressions des marchandises , 197. Preuve de la justice du prix de l'usage tirée de la parole, 339.

Péril, titre, 592, 595. Lors même qu'on admet ce titre, on ne termine pas la dispute sur l'usure, 592.

Périr. Si une chose périt en tout ou en partie, par le vice de sa nature, elle périt pour le maître; et si elle périt par le vice de l'usage, elle périt au compte de celui qui en fait usage,

240, 241. Usages des choses mobiliaires, 242; quelles sont • parmi ces choses , celles qui , venant à périr dans l'usage , laissent douter si elles périssent pour le maître ou pour celui qui à l'usage, 243 ; quelles sont celles qui ne laissent pas ce doute, 244 ; pertes qui proviennent d'ailleurs que de l'usage 246. L'argent cédé pour l'usage périt pour celui qui a cet usage et non pour le maître, 247, 255, 415. Si l'argent périt pour un tel dans le commerce , ce n'est pas une preuve qu'il en était le maître , 257 ; cas, 248.

Prêt, dans le sens le plus général, ce que c'est, 4, 428, 439 ; sa division, 429 et suiv.; nature du prêt , 442. C'est une chose indifférente à la nature du prêt de définir si le domaine de l'argent prêté passe à celui qui le reçoit, 443 et suiv. ; défauts dans les définitions du prêt , 449 et suiv. Ce qui varie le prêt considéré en lui-même, 451. Tout surplus que l'on en exige est usuraire. Le prêt est totalement gratuit, excepté l'obligation de restituer le capital , 455; comment il devient une donation complète, 456; cause des prêts, 499 et suiv. Diverses espèces de concessions d'usage, 502 et suivant. Ce qu'était le prêt proprement dit chez les Romains, 621.

Contrats , qui les premiers ont reçu le nom de prêt , 509. Le contrat par lequel on donne une chose à quelqu'un pour les agrémens de la vie , à condition qu'il rendra l'équivalent , ne doit pas s'appeler prêt, 511; nom qui lui convient davantage, 512. Dans les prêts pour les besoins de la vie on ne doit rien restituer , ou l'on doit restituer seulement l'équivalent de ce qu'on a reçu dans la même espèce , 513 ; l'obligation de donner est la cause véritable pour laquelle on ne peut rien exiger dans la concession de l'usage d'une chose, 514; tout ce qu'on exige dans les prêts pour les besoins de la vie au-delà du capital est criminel , 515. Le prêt pour les besoins de la vie est tel par sa nature , qu'il ne permet pas de rien exiger audessus du capital, 516. Lorsque cette obligation cesse, on peut vendre l'usage, 527. Différence entre les anciens et les scolastiques dans la considération des prêts, 531.

Prêt double y QQl.

Prix, ce que c'est, 108,192; cas destiné où le prix n'a pas lieu, 169, 179, 180. Le prix ne commence que là où commence le champ des contrats, 170; prix vulgaire, 175; éminent, 178, 192; le prix vulgaire et le prix éminent ne sont pas toujours les mêmes , 187, 188 ; la chose qui se consume toute entière par un seul usage n'a pas un prix de l'usage distingue de celui de la chose , 189 ; mais dans les choses qui admettent une répétition d'usage, il reste à estimer cette répétition des usages , 190. Le prix de l'usage de l'argent ne doit pas être abandonné au caprice du préteur, 3 1 1 : mais il doit être proportionnel, et de quelle manière, ibid. ; il doit suivre le jugement public , 312 et suiv. Dans le prix de l'usage de l'argent n'a pas lieu cette maxime : que nous ne pouvons pas avoir part aux profits si nous n'avons part aux périls, 418. Dans le prix de l'usage de l'argent , quoique juste en lui-même , on peut commettre de grandes injustices, 325, 340, 354, 370, 425 ; mais ces injustices doivent être attribuées à celui qui tombe dans l'abus, 326. Plus le prix de l'usage est modéré, plus il est digne de l'honnête homme et utile à la société.

Réclamations contre l'usure , leur origine , 333, 349 ; réclamations injustes contre les souverains pontifes , 572.

Restitution y quand il faut faire restitution pour les dommages causés dans le prix de l'usage de l'argent, 327 et suiv. • quand il n'y a rien à restituer , 653.

Retard, ce que c'est, titre pour exiger l'usure, 591.

Société. Contrat de Société, 334. On a tort de recourir au contrat de Société pour justifier ou condamner le prix de l'usage de l'argent, 335, 416.

Taxe légale, 373; si on peut la regarder comme justificative du prix de l'usage de l'argent, 374, 621. On l'attaque parce

qu'elle comprend même les pauvres; injustice de cette attaque ibid. Il y a des cas où l'on peut renoncer au privilège de cette' taxe, 385; la taxe légale a aussi existé chez les Romains, 336 ; et elle n'était pas chez eux un titre qui justiGât l'usure, 621^

Testamens. Ancien : ce qu'il prescrivait relativement à l'usure, 12, 45. Ce. que peut la loi mosaïque sur les chrétiens, 45, 63. Nouveau Testament : examen du fameux texte de St Cuc sur l'usure, 62, 75, 108, et suiv. 423, 447 ; parabole du maître de l'Évangile , et sa résolution relative au serviteur qui ne lui avait pas procuré l'usure de l'argent qui lui avait été confié pour le faire valoir, 77.

Titre : ce que c'est par rapport au prêt 441. Quand on eut imprimé la tache de l'usure à toute espèce de prix de l'usage de l'argent, on inventa une multitude de litres pour justifier ce prix, 372. Série de titres extrinsèques , inventés pour justifier l'usure , 549, 621; leur inutilité, ibid, et 656. Tout contrat sur l'usage de la monnaie est extrinsèque au prêt, 450, 460. Quelque prix que l'on exige pour l'usage, le titre ne dérive pas du prêt, 460; fausseté de l'accusation 462; titre pour exiger un prix convenable toujours prêt du coté de la monnaie , 465; mais non toujours applicable du côté des contractans , 466 Accord de cette doctrine avec l'Encyclique de Benoît XIV 467. On observe que tous les titres sont du côté du prêteur , 622, quel était chez les Romains le titre pour exiger l'usure, 621.

Tradition , par rapport à la doctrine , ce que c'est , 83 et suiv.; ce mot a un double sens, 91. Y a-t-il une tradition évangélique qui proscrive toute usure sans distinction ? Cette tradition n'existe point , 94 , 1 10 ; manière plus courte d'arriver à la même conclusion , 105.

Trois contrats. Tout ce qu'on a dit pour ou contre ce contrat pour approuver ou condamner l'usure en général est hors de saison, 417. Tout cela doit être rangé parmi les sophismes appelés ignoratio elenchi, ihid. Nature des trois contrats, 573, 579.

Usage. Ce que c'est, 151 et suiv. ; l'usage permanent n'est

qu'une répétition de l'usage, 159. Toute répétition d'usage est considérée comme la chose qui se consume par cet usage , 160. Différence entre les choses qui se consument par un premier usage et les autres , 161. Ce que signifie cette expression que la chose est distinguée de l'usage , 162. Les choses ne s'estiment que par l'usage 163. Il faut distinguer l'usage de ce qui résulte de l'usage , 249. Quand on donne une chose pour l'usage, le contrat regarde l'usage, et non ce qui résulte de l'usage , 250 ; tout ce qui résulte de l'usage de la monnaie appartient naturellement à celui qui a cet usage, 252. Le maître primitif de la chose est aussi maître de l'usage, 237 ; si l'usage est regardé comme différent de la chose , il peut disposer de l'usage, 238; il peut en disposer par le moyen de ses ministres, et en cédant quelques usages, 239.

L'usage de la monnaie est estimable pour le commerce , 305, 322 ; il est susceptible d'un prix et du prix éminent , 306 et suiv : ce prix n'est point injuste , 318 ; au contraire il est conforme à la justice , 320. Il en est de même de l'usage du blé , du vin , de l'huile , donné pour un certain temps, 319; ce que nous devons faire quand il s'élève des doutes sur ce point, 310. Quand il y a obligation de donner l'usage on n'en peut rien exiger , 649, 666. Quelquefois on le donne, d'autres fois on doit le donner, d'autres il n'y a nulle obligation de le donner, 471. Dans quel cas la ruine d'un marchand l'exempte de payer le prix de l'usage, 419. Cette proposition est vraie : on peut exiger un prix de l'usage de l'argent donné pour un certain temps. Cette autre est également vraie : on ne peut pas exiger un prix de l'usage de V argent donné pour un certain temps, 420, 6/^8, 674, et suiv. Comment l'usage de l'argent admet un prix lors même qu'il n'est pas donné pour le commerce, 424. Quand on a exigé un prix excessif de l'usage, il faut restituer à proportion du dommage causé, 327, 328, 425 ; cas où l'on ne peut pas retenir le prix de l'usage , 325.

Usure , ce que c'est, 3, 437, 497 j chez les juifs, défendue à l'égard du pauvre, 15, 32; permise à l'égard des riches soit juifs , soit étrangers ,16, 21; de quelle manière, 17. Equivoque dans la définition de l'usure , 486 : la plupart des usures

s'exercent par le moyen de la monnaie , 438. Sans la monnaie l'usure serait à peine connue , ibid. Quand elle est criminelle , 482. Il y a toujours beaucoup d'usures criminelles, 325, 340, 354, 483, 515, 672. Différence entre les anciens et les modernes dans la manière d'envisager l'usure criminelle ; comment ils se trouvent d'accord , 484 et suiv. Dans quel cas le prix de l'usage ne s'appelle pas usure, 528, 671. Celui qui demande de l'argent à usure péche-t-il ? 494. Peut-on jamais permettre l'usure de l'usure, ou Xanatocisme ? 495. Péché de l'usure ,452, 670. Usure palliée ou colorée, 560. Le titre de l'usure chez les Romains était une nouvelle obligation : c'est-à-dire que l'une tombait sur le capital, Vautre sur l'usure , 621. La seconde est fondée sur le contrat de l'usage de la monnaie avec une certaine formule, ibid; et elle s'appelle obligation écrite, à cause des formules voulues par les lois , et non parce que ces lois étaient le principe justificatif de l'usure. Usures réelles , mentales , mixtes, 487. Distinguées en compensatoires et lucratives , 490 ; inexactitude de cette distinction , 491. Usure centesime, etc., 555. Comment entendue depuis le onzième siècle, 537. Usure centesime défendue aux clercs dans le concile général de Nicée ,113.

Vente, Le contrat sur le prix de l'usage peut s'appeler vente de l'usage, 331; on peut aussi le regarder comme une location 348 et suiv. ; comme il a été regardé chez les Romains , 621. Celui qui vend peut être regardé comme acheteur, et réciproquement , 196 , 556. t'A

Voleur. Il doit restituer la somme qu'il a volée et le prix de l'usacfe de cette somme , 403.

rllgairc, prix, 175 ; le prix émineut est 1. repr«enta»l de tous les prix vulgaires.

FIM.

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