II
Mesures faites avec un (III).
Sur les qiiol(]iic& rcsuilats contenns dans le tableau préeéJcnt, il convient de faire les remarques suivantes.
a) Pour les diélcrlriques homogènes employés, souniiH à deux champs oscillatoires rectangulaires, il ne semble pas y avoir de inodincatinn des pouvoirs inducteurs, suivent les lignes de force du champ pré|iondéraiit, ou suivant la direction perpendiculaire. Le pouvoir inducteur mesuré par une méthode statique n'a pas été non plus réellement altéré par le fait de soumettre le diélectrique à un champ oscillatoire d'une intensité comparable au premier champ (Bn}. Tl n'a pas varié davantage quand ce second champ était beaucoup plus faible (Iti). Quant au pouvoir inducteur mesuré dans le circuit siège d'oscillations, par la méthode de M. Drudc (déplacement du pont), le diélectrique étant soumis à une puissante action électrostatique, on a trouvé une valeur se rapi)i'ochant nettement de la valeur statique, et très différente de celle correspondant au cas où le champ perturbateur était supprimé.
A) Pour l'electrolylc, il n'y a pas eu de modifications non plus dans le cas de deux champs oscillatoires, du pouvoir inducteur suivant les lignes de force prédominantes et suivant la direction perpendiculaire. La valeur statique de ce pouvoir inducteur est Iteaiicouji plus forte ; la présence d'un champ statique puissant a du reste accru sensiblement dans le circuit de Lécher la valeur de la constante diéIectri(pio, qui se rajq)roche alors de celle de l'eau.
11 semble donc que ])our les deux types de corps
précédents le pouvoir inducteur déjjende uniquement dR la longueur d'onde mise en jeu dnns la mesure, en admettant, par pure forme de langage, que rétablissement d'un ehamp statique corresponde à une longueur d'onde infinie.
c) Pour les mélanges de deux diéleetriqiies étudiés, il y a une tendance très nette à la manifestation de deux pouvoirs inducteurs, l'un sensiblement fixe, suivant les lignes de force prédominantes et qui esl celui du mélange, l'autre suivant la direction perpendiculaire et qui se rapproche d'autant plus de celui du milieu dissolvant que le premier champ prend une importance plus grande par rapport au deuxième. Le sensdes phénomènes, peu net avec le mélange de benzine et d'acétone, est frappant avec celui de glycérine et d'eau dans les proportions I. Ces deux mélanges ont été choisis à dessein, car leur pouvoir inducteur varie très peu avec la longueur d'onde, du moins dans nos limites : ils permettent de mettre en évidence l'influence d'une autre cause sur les variations du pouvoir inducleur.
Les particularités qui se sont présentées dans les premières recherches faites avec ces deux derniers mélanges nous ont invités à varier les conditions d'expérience. Xous avons donc opéré sur les mélanges suivants (i) ;
fihcérine el E»u * ^"^ ' ^^ ?""' '**"'''' «'ï"*"'"' (''J'irsie).
' ( ("0 ^ 9^ pour 'oo àc gljcmne.
(i) Des mélanges en proportion» voisines ont été pludiés par Thwihg. Loco cilato.
— ia6 — Les valeurs (K) représentent dans le tableau les pouvoirs inducteurs des trois mélanges précédents déterminés par la méthode statique seule. Il a été constaté par une nouvelle série d'expériences que dans les mélanges d'eau et de glycérine 1 et III, le pouvoir inducleur, mesuré par la méthode d'oscillations suivant la direction des lignes de force cfTectives du milieu, était toujours celui du milieu dissolvant, c'est-à-dire de celui qui se ti-ouve en proportion beaucoup plus considérable. Les phénomènes étaient cependant très complexes dans le cas du mélange III, très riche en glycérine et dont le pouvoir inducteur, mesuré à part, a été trouvé varier avec la longueur d'onde d'une manière tout à Tait analogue à celui de la glycérine pure. Au contraire le mélange en proportions presque égales (!I) s'est comporté sensiblement comme un diélectrique homogène.