‹ Dissertation sur J.-B. Poquelin-Molière, sur ses anetres, l'epoque de sa naissance qui avait eté inconnue jusqu'a présent; sur son buste et un inscriptionChapitre 63 sur 73 · SGANARELLE , GORGIBUS · texte numérisé non relu

SGANARELLE , GORGIBUS

GORGIBUS

Bonjour, monsieur.

SGANARELLE

Monsieur , votre serviteur ; vous voyez un pauvre garçon au désespoir : ne connoissezvous pas un médecin qui est arrivé depuis peu en cette ville, qui fait des cures admirables?

GORGIBUS

Oui, je le connois; il vient de sortir de chez moi.

SGANARELLE

Je suis son frère , monsieur : nous sommes

S7 jumeaux; et, comme nous nous ressemblons fort , on nous prend quelquefois l'un pour l'autre.

GORGIBUS

Je me donne au diable si je n'y ai été trompé. Et comment vous nommez-vous?

SGANARELLE

Narcisse , monsieur , pour vous rendre service. Il faut que vous sachiez qu'étant dans son cabinet j'ai répandu deux fioles d'essence qui étoient sur le bord de sa table ; aussitôt il s'est mis dans une colère si étrange contre moi , qu'il m'a mis hors du logis ; il ne me veut plus jamais voir , tellement que je suis un pauvre garçon à présent sans appui, sans support, sans aucune connoissance.

GORGIBUS

Allez, je ferai votre paix; je suis de ses amis, et je vous promets de vous remettre avec lui; je lui parlerai d'abord que je le verrai.

SGANARELLE

Je vous serai bien obligé, monsieur Gorgibus. ( Sgnnarelle sort et rentre aussitôt à^^ec sa robe de médecin.) <" «î'-*^-' ''*

Page 1