CONCLUSION
On voit par le détail des expériences qui font le sujet de cette dissertation :
1° Que le principe vénéneux de la coque du Levant est non-seulement une substance nouvelle, un poison végétal très-dangereux à l’état pur et cristallisé, mais encore une véritable base salifiable , susceptible de fairç fonction d’alcali par rapport aux acides, de donner naissance à des sels bien caractérisés , de forme et de solubilité variées.
2* Que les acides végétaux paraissent être les meilleurs dissolvans de ce poison et les plus propres à neutraliser sa qualité vénéneuse; mais cependant, soit à cause de la manière dont il agit sur la mem-
brane de l’estomac, soit parce que ce n’est qu’à ' l’aide de la chaleur que la plupart des acides dissolvent bien le nouvel alcali , il me semble qu’on doit plutôt diriger l’attention du médecin vers les moyens adoucissans les plus propres à diminuer et à calmer l’inflammation qu’il occasionne *
3® Que les fruits du menispermum cocculus contiennent un acide végétal qui diffère par des propriétés caractéristiques de tous les acides connus;
4® Que ce fruit contient deux espèces d’Iiuiles fixe»*, qui se distinguent par des propriétés , et surtout par une consistance très-différentes.
5° Enfin , que la semence en question me paraît contenir une certaine quantité de matière sucrée.
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