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plagiat.
32i INCERTITUDE DES PREMIERS SIÈCLES
laisse aux lecteurs équitables à juger de ce qui en est. Quoi-, que je sois d'un sentiment opposé au sien, je considère trop ce savant homme pour qu'il me soit échappé quelque expression dont il puisse se trouver choqué; s'il y en a quelqu'une, je la condamne et la rétracte; et je serais très- fâché d'avoir usé à son égard des termes dont mon censeur se sert pour me qualiliei*. Qui esl-ce à présent de nous deux qui aura encouru les peines de la loi Remmia, moi pour avoir témoigné que les Livres des Pontifes m'étaient suspects, ou lui, pour avoir été convaincu manifestement de mauvaise foi dans ses imputations ?
înseur con- Pour lui fairc voir que j'en agis avec plus d'équité et que je n'avance rien au hasard et que je n'appuie de ses preuves, je lui rétorque, à mon tour, Taccusation de plagiat, et j'entreprends de l'en convaincre aussi clairement que je l'ai convaincu de n'entendre ni le grec, ni le français. Qu'il me dise un peu ce que signifie cet étalage d'érudition dont il fait parade dans la deuxième partie de sa seconde section, et dont il remplit près de cent pages grand in-octavo et petitcaractère? Croit-il que je me laisse éblouir parce ramas de citations, et que je ne pourrais pas aussi bien que lui ramasser tout ce fatras, en pillant Dodwell, le dictionnaire de Pitiscus et quelques autres livres de cette espèce ?Y éclaire-t-il les matières? y dit-il quelque chose de nouveau? y trouve-t-on une seule idée précise? Je n'y trouve rien de pareil. Il y répète ce qui a été dit vingt fois, 01 voilà justement ce que j'appelle être plagiaire.
Qu'il me dise encore s'il était fort difficile de prouver qu'il y a eu des historiens avant Hérodote; et si, dans les preuves qu'il nous en donne \ il y a quelque chose de nouveau? N'aurait-il pas mieux fait, s'il était vrai que j'eusse