CHAPITRE TU
DtS LltRSS Dfi TOILl ET DIS TA0LIS BE8 CSNSKOBS
On nous allègue, arec un peu plus de fondement , les Livres de toile comme uft livre fort ancien, et où les premiers historiens ont pu puiser bien des particularités sur les premiers siècles de Rome. Il est vrai queTite-Live les cite quelquefois, non pas qu'il paraisse les avoir lus luimême, comme cela se voit assez, puisqu'il ne les cite que surl'autorité de Thistorien Licinius Macer, qui en avait fait beaucoup d'usage. Il ne s'agit que.d^examiner en quoi consistaient ces livres et quelle utilité l'histoire en a retirée. Si Ton s'en rapportait aux citations vagues de quelques critiques, on $'ew ferait une idée très-fausse. Ils nous accablent sotivent de ces citations qui, bien loin de laisser une idée nette dans l'esprit, ne font, la plupart du temps, qu'embrouiHer celle qu'on pourrait s'en former naturellement. Je tâcherai donc simplement de donner une idée clmre de ce qtte Tiie-Live cite sous le nom de Livres de toile, parce qm'ib sont les seuls qui aient pu servir à l'histoire des pre^ miers siècles de Rome.
I. On voit qu'ils se conservaient dans le temple de Moneta ' ; el il y a bien de l'apparence qu'ils sont les mêmes que ceux que cite Denysd'Halicarnasse^, comme des livres sacrés «t peu connus, qu'an gardait avec beaucoup de soin. ËB efEet, il les cite à la même occasion que Tite-Live dit que