Fuivius, in Gente Pompon, — Vaillant, lôid, n
amène une chèvre, laquelle doit servir de victime; à l'exergue, on lit : NUM. POMPIL. Il est hors de doute qœ le Pomponius qui a fait frapper cette médaille, a voulu se faire honneur de son origine, qu'il prétendait tirer de ce roi par son fils Pompo, et en môme temps faire honneur à Numa de son attachement aux cérémonies religieuses. Cependant Cornélius Nepos, qui a écrit la vie d'Atticus, son ami, qui était de la maison Pomponia \ se contente de dire que cette maison était très-ancienne et avait toujours été de Tordre des chevaliers. Aurait-il passé sous silence celte origine si glorieuse de la famille de son ami, s'il avait cru qu'elle pouvait avec fondement la faire remonter jusqu'à ce second roi de Rome? D'ailleurs, cette famille était plébéienne , au lieu que, si elle eût tiré son origine de Numa, etie aurait sans doute été au rang des patriciennes; du moins n'y a-t-il guère d'apparence que les descendants des rois aient été réduits à la condition de plébéiens.
II. De Pinus, autre fils de Numa, on faisait descendre la famille Pinaria. Quoique cette origine ne puisse que faire honneur à cette maison, je ne sais si ces habiles généalogistes ne lui ont pas fait tort, puisque d'autres en ont fait remonter l'origine quelques siècles plus haut. Selon Vir-' gileS cette famille habitait déjà Rome, ou du moins la place où Rome fut bâtie depuis, du temps d'Évandre et de la venue d'Hercule en llalie. Ce héros enseigna lui-même à cette famille et à celle des Potitiens les cérémonies du culte qu'il voulait qu'on lui rendît après son apothéose, et il
1. Pomponius Âtticus ab origine ultima stirpis romanœ, perpetuo acceptam a majoribus equestrem obtinuit dignilatem. Corn. Nepos, Vitx Attici cap. i.
2. JEneid,, lib, VllI, v. 269. — Serv., ad dict. lib. — Liv., lib. î, cap. VII, et lib. IX, cap. xxix et xxxiv.
ordonna que la prêtrise fût héréditaire dans ces familles et que les fonctions en fussent partagées entre elles. Les Pinarius pouvaient donc faire remonter leur origine à quelques siècles au delà de Numa : aussi ne voit-on pas qu*ils se soient fait honneur de la généalogie qu'on voulait leur prêter; et dans quelques médailles de cette famille, qui sont venues jusqu'à nous, non plus que dans les autres monuments anciens, on ne voit rien qui tende à confirmer cette filiation depuis Numa par Pinus, son fils.
III. La maison des Galpurnius s'est toujours piquée de descendre de Numa par Galpus, son fils. Horace, dans son Art poétique * adressé aux Pisons , qui formaient une • branche de la famille Galpurnienne, ne fait point diflScuUé de les qualifier Pompilius sangtiis, ou descendants de Numa. Sur quoi un ancien scholiaste remarque que Galpus, fils de Numa, était la tige de la maison Galpurnienne, conformément à l'opinion de quelques auteurs que Plutarque cite, et auxquels on peut ajouter Festus^ et l'auteur du Panégyrique à Pison, qu'on attribue à Lucain. Aux témoignages de ces auteurs on peut joindre diverses médailles de cette famille, qui prouvent non que cette origine fût bien sûre, mais du moins que les Pisons, qui étaient de la branche la plus illustrée parles dignités, souhaitaient
qu'on la crût vraie. Il y en a une ^ où on voit d'un côté la tête du roi Numa ceinte d'un diadème, dans lequel se lit le nom de Numa, et autour GN. PISO. PROQ., c'est-à-dire Cneius Pison^ proquesteur. Au revers, on voit la proue d'un vaisseau avec ces mots : MAGNus PROGOnSuL. On sait que c'était le surnom de Pompée, qui avait alors le