‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 67 sur 227 · Voce ^milia · texte numérisé non relu

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vains de Rome, qui décide en faveur de Tune ou de TautFe de ces opinions.

V. Pour continuer ce cpii regarde la famille Marcienne, quoique plébéienne, elle portait ses prétentions fort haut, puisqu'elle se disait issue d'Ancus Marcius, quatrième roi de Rome et fils de la fille de Numa. Il était trop beau et trop glorieux pour cette famille de pouvoir dire que le sang de deux rois coulait dans ses veines, pour qu'elle n'ait pas tâché de perpétuer le souvenir d'une si illustre origine. Il est vrai que Plutarque * témoigne que la famille des Marcius descendait d'Ancus Marcius, roi de Rome; niais il en parle à l'occasion de Marcus Goriolan, qui était patricien, au lieu que les autres Marcius que l'on voit depuis remplir bien dés consulats étaient plébéiens, et ne parvinrent à cette stlprême dignité qu'après que les plébéiens s'en eurent otiVert l'accès. Je crois donc qu'on peut fort bien appliquer à céttx-ci ïes paroles de Gicéron que j'ai déjà rapportées : c< Cdttibieh de fausses origines des familles, comme si elles « étaient passées des patriciens aux plébéiens, parce que « bien dés gens de basse extraction s'entaient sur quelque ft famille illustre qui portait le même nom! » Cette famille Soutenait sans doute aussi que, patricienne dans son ori- ^e, elle n'était devenue plébéienne que par adoption et pour s'ouvrir l'accès au tribunat du peuple. Elle vit en peu de temps les dignités accumulées sur ses divers membres, et, pfàrvenue au comble de la gloire par les dictatures, les consulats, l'es triomphes, etc. , dont elle avait été déctfrée, elle crut que cela suffisait pour rendre croyable tout ce qu'elle débiterait sur l'antiquité et la libblesse dé son origine. Ce qui contribue le plus à distinguer cette maison ,

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