‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siécles de l'historie romaineChapitre 11 sur 222 · I . Vi(l. Scallger, de Emendut. lemp., p. I · texte numérisé non relu

I . Vi(l. Scallger, de Emendut. lemp., p. I

ces ténèbres commence!) I à se dissiper et les événements se débrouillent ; mais l'bisloire reste dans son enfance, jusqu'au temps où les Grecs commencèrent à cultiver les sciences. Alors ('histoire, dont jusqu'alors les principaux faits devaient se puiser dans les poètes, et se ressentaient du feu de leur imagination, -prit une nouvelle forme, et la Grèce produisit de fameux historiens.

Hérodote, le plus ancien de ceux qui nous restent, n’a pas été leur premier historien, quoiqu'il soit de deux cents ans plus ancien que le premier historien des Romains ; car il llorissait vers l'an 310 de Rome '. Il n’est donc pas surprenant que l'histoire grecque commence à se débrouiller plus tôt que la roumaine, puisqu’elle a eu des écrivains longtemps avant celle-ci.

Depuis Hérodote, la Grèce n'a pas manqué d'historiens, et les événements ont été transmis avec soin à la postérité. Quelques historiens grecs ayant entrepris de débrouiller le chaos qui précède les olympiades, ils se sont engagés dans des labyrinthes de difficultés, et les plus célèbres d’entre eux n'ont pas essayé de remonter au delà de cette époque. F.n effet , ce n’est que depuis une époque aussi fameuse que l'iiisloire grecque commence à avoir quelque solidité : encore n’est-ce que sur un petit nombre de faits que la lumière se répand. Ge n'est guère que depuis que les Perses entreprirent de subjuguer les Grecs que ce peuple commença à s’appliquer tout de bon à l'histoire, et qu'il s’efforça de transmettre à la postérité et de consacrer la mémoire des grands événements auxquels ces guerres avaient donné lieu, et dont celte nation retira tant de gloire. Tout ce qu'qn nous débite des temps antérieurs est peu sûr, et toujours entremêlé de fables.

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