‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siécles de l'historie romaineChapitre 178 sur 222 · Llb. VI, cap. ultimo · texte numérisé non relu

Llb. VI, cap. ultimo

3. Bellatum eo anno cumGallia apud Anioncm flumen Claudius auclor est... Pluribus auctoribus rnagis adducor, ut credaui, decem haud minus post annos ea acla; hoc autem anno, in Albano agro, cum Gallis, diclatore M. Furio, signa collala, npc dubla nec dilTicllis Victoria Homania fuit. I.lvlui, lili. VI, cap. ultimo.

ans entre la prise de Rome et la première victoire que les Romains aient remportée sur les Gaulois. Il nous autorise donc pleinement à mettre celle-ci au même rang que la précédente, dont jecroisavoir prouvé clairement la supposition.

On a pu remarquer, dans le passage de Tile-Live que j'ai cité en marge, que cet historien rapproche de dix ans l’expédition des Gaulois où leur armée et celle des Romains en vinrent aux mains auprès de la rivière d'Anio, et où se passe le combat singulier de Manlius Torquatus avec un Gaulois 1 . Gependanton la lui voit rapporter cinq ansaprès; et, l’année suivante, il met encore une sanglante bataille entre ces deux peuples, qui se passe sous les murailles de Rome, près de la porte Colline, où les Romains, qui combattaient sous les yeux de tout ce qu’ils avaient de plus cher, mirent en fuite les Gaulois 2 . Le peu d’exactitude de l’historien, la confusion qui règne dans les faits et le triomphe adjugé au consul Pélélius, quoique ce fût au dictateur créé à l’occasion de cette guerre qu’appartint tout l’honneur de cette victoire, montrent assez qu’il n’y avait qu’incerlilude dans ces événements. On ne peut ajouter foi à des récits accompagnés de tant de contradictions et de marques de doute dans l’historien romain, pour la refuser au narré simple et uni de l’auteur grec. Ce dernier nous dit que, lorsque trente ans après la prise de Rome les Gaulois vinrent faire des courses jusqu’à Àlbe, les Romains n’osèrent se montrer, et que ce ne fut que quarante-deux ans après cette prise qu'ils osèrent se présenter en bataille devant les Gaulois, et qu’ils furent quatre-vingt-neuf ans avant que de pouvoir les vaincre. 11 n’avait aucun intérêt à déguiser la vérité, et je crois que, sur son autorité, nous pouvons har-

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