‹ Dissertation sur la pustule maligneChapitre 6 sur 9 · IL: PÉRIODE · texte numérisé non relu

IL: PÉRIODE

Le virus, jusque-là borné au tissu réticulaire de la peau , pénètre de plus en plus dans toute son épaisseur. On aperçoit un petit tubercule dur , rénitent, parfaitement circonscrit ; il est saillant , déprimé, mobile, du volume d’une lentille. La peau n'est point encore altérée; elle est seulement dans le centré et sous la vésicule première d'une couleur citronnée ou livide. A cette époque, les démangeaisons reviennent plus vives et plus fréquentes; le malade éprouve‘un sentiment de chaleur, de cuisson, d’érosion ; alors le tissu de la peau s’engorge , la surface paraît tendue, luisante; le corps muqueux se boursouffle et forme un cercle plus ou moins étendu et saillant qu'on appelle aréole; il est tantôt pâle, tantôt rougeûtre et livide, tantôt orangé où nuancé de différentes couleurs. L’aréole est parsemée de petites phlyetènes qui contiennent une sérosité roussâtre et acrimopieuse. Il ne reste plus alors aucun doute sur le caractère de la maladie. Le tubercule central change de couleur ; il devient brunätre, dur, insensible : c'est un point gangréneux. Cette seconde période est caractérisée par le tubercule, l’arécle, la fréquence et la vivacité des démangeaisons. C’est ordinairement à cette époque que les ma- Jades se décident à réclamer les secours de l’art.

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