NOTE ADDITIONNELLE
Depuis le 26 avril, époque à laquelle la rédaction de cet ôpuscule était terminée, j’ai eu à traiter quatre nouveaux cas de choléra-morbus à la première période, dont l’invasion avait été marquée par des symptômes très-graves , chez trois individus surtout. Chez un , d y avait cyanose des extrémités avec refroidissement; chez tous suppression d’urine, extrême faiblesse du pouls, et des coliques considérables accompagnant une dianhée claire, blanchâtre et floconneuse. Le peu d’espace qui me reste ne me permet pas de rapporter en detail ces faits; il me suffira de dire qu’ils sont authentiques. Chez tous , le traitement antiphlogistique a ete couronné du plus heureux succès : la conva escence ne s’est pas fait long-temps attendre.
est pourtant des personnes qui nient que ces cas fussent le choléra-morbus; et un médecin , m’a-t-on rapporté , qui n’a vu aucun de mes malades , accrédite ce bruit. Ce doute injurieux de la part d’un contre ne me blesserait pas, si, accueilli dans le public, ne lu, inspirait une sécurité funeste. Mieux vaut ’ pour donner de la force à son moral , lui prouver que cette maladie, attaquée dans un temps opportun , est Presque toujours curable. Nier l’existence du danger est pas le plus sûr moyen de l’éviter.
Je terminerai en rappelant ici quelques signes de la première période du choléra-morbus, qui me paaissent pathognomoniques et doivent déterminer le praticien ; les voici : vomissemens et déjections ald un liquide clair, quelquefois mêlé de muco-
sites, d’autres fois et même souvent semblables à du petit-lait floconneux ou à de l’eau de riz , tintemens d’oreilles , oppression précordiale , face altérée , suppression d’urine. Quelquefois , mais plus rarement , les déjections ont une teinte bilieuse. En genéial la température des extrémités est diminuée, s’il n’y a pas refroidissement total de ces parties, le pouls est petit , lent , fugitif.