Orth. Laphami . M’Ches
qui se trouvent aussi sur l’horizon de Niagara, dans l’Etat d’Illinois.
6. Orth. angulatmn Wahl, j espèces cosmopolites, dont la dernière
7. Orth. annulation Sow. | s’étend aussi sur la grande zone centrale d’Europe.
En déduisant ces 7 espèces, le groupe de Niagara, dans le Wisconsin, nous présente donc 20 formes nouvelles et indépendantes, dont l’origine est entièrement problématique, comme celle de toutes les espèces représentant la rénovation, dans chaque pays. En effet, on ne saurait expliquer leur présence, ni par filiation locale, ni par immigration, à partir des autres contrées explorées.
Evolution de* Céphalopode*. 249
Le groupe de Onondaga, recouvrant celui de Niagara, n’a encore sBrésenté la trace d’aucun Céphalopode, dans le Wisconsin et il est ^ailleurs très-pauvre en fossiles, selon l’observation du Prof. J. Hall. [On pourrait donc supposer , qu’il existe sur cet horizon , une inter- Hfcittence totale de cet ordre, semblable à celle que nous venons de Tignaler au dessous du groupe de Niagara. Mais, l’état incomplet des recherches dans ces régions ne nous permet pas d’insister sur cette apparence.
Dans tous les cas, la disparition complète des 27 formes du groupe de Niagara doit nous paraître aussi inexplicable que leur apparition. En effet, aucune d’elles ne reparaît, ni dans le groupe de Onondaga, ni au dessus.
Le groupe de Helderberg supérieur, couronnant la division supérieure, dans le Wisconsin, présente le minimum absolu des types et des espèces, réduit à Gyroc. Eryx Hall. Ce genre apparaît partout dans les dernières phases de la faune troisième, sur le nouveau continent.
Comparaison des faunes générales.
Faunes ( troisiè f e
générâtes | primordiale
Genres ou s. genres
Espèces
distinctes
Espèces 1 communes' aux «leux faunes
Ces chiffres, résumant les documens qui précèdent , nous enseignent que:
1. Sous le rapport du nombre des types, il y a égalité entre les faunes seconde et troisième. Ce rapport s’écarte de celui que nous avons signalé, dans toutes les autres contrées de la grande zone septentrionale, que uous avons étudiés et dans lesquelles la faune seconde prédomine habituellement, par le nombre de ses genres et sous-genres.
2 . Sous le rapport des espèces, la faune seconde présente un nombre très-peu supérieur à celui qu’on trouve dans la faune troisième. Cependant, cette différence suffît pour nous montrer, que ces deux faunes conservent entre elles leurs rapports habituels, signalés dans les autres contrées de la grande zone septentrionale.
3. Il n’existe aucune connexion spécifique entx - e les faunes seconde et troisième dans le Wisconsin. C’est un fait qui se reproduit généralement, dans les contrées de ce continent.
Evolutiou de»* Céphalopodes.
Résumé.
Les principaux résultats de notre étude sur les Céphalopodes du Wisconsin peuvent se résumer comme il suit:
1. Nous reconnaissons l’extension vers l’Ouest des deux horizons les plus importans de la contrée typique de New- York, savoir: L’horizon de Trenton dans la division inférieure et celui de Niagara dans la division supérieure. L’un et l’autre sont partout caractérisés par un maximum plus ou moins prononcé dans le nombre des types et des espèces de Céphalopodes. Nous avons constaté que le groupe de Niagara, daus le Wisconsin, est beaucoup plus riche, sous ce double rapport, que dans la contrée typique.
Mais on doit remarquer que, sur l’horizon de Trenton, il y a une grande proportion d’espèces communes au Wisconsin et à l’Etat de N. York, tandisqu’il en existe très peu sur l’horizon de Niagara.
2. Le nombre des types génériques, qui est de 9 dans la contrée de New-York, s’élève à 10 dans le Wisconsin, à cause de la présence du genre Nautilus. Cependant, ces 10 genres ne sont représentés jusqu’ici que par 58 espèces, tandisque les 9 types semblables, dans l’Etat de New-York, en ont déjà fourni 127. — Il est probable, que la différence entre ces deux nombres est duc à l’inégalité de l’intensité et de la durée des recherches.
3. Une tendance se manifeste daus le Wisconsin, pour indiquer, dans la faune troisième, une richesse en espèces, qui approche plus de celle de la faune seconde que dans les autres régions de la zone du Nord. Mais, cette apparence est peut-être temporaire et pourrait être attribuée aux circonstances que nous venons de signaler.
4 . En rappelant qu’il existe trois intermittences totales des Céphalopodes dans le Wisconsin, nous ferons remarquer une circonstance particulière, savoir: que le double maximum des types et des espèces se manifeste sur l’horizon de Niagara, c. à d. précisément après l’une de ces disparitions totales de l’ordre qui nous occupe. Ainsi, le Wisconsin est la contrée qui fait le mieux ressortir la difficulté qui se présente, lorsqu’on cherche à se rendre compte de l’origine des Céphalopodes sans autécédens locaux, qui constituent une partie toujours très notable de la faune d’un horizon quelconque.
Evolution des Céphalopodes.