O. Laphami . . . M’Chesn
On voit, que les 7 espèces, que nous énumérons, constituent presque la moitié du nombre total des formes connues sur l'horizon de Niagara, dans l’Etat d’Illinois.
La formation indiquée au dessus de celle de Niagara, sous le nom de Helderberg inférieur, nous présente un grand contraste, en ce qu’elle paraît jusqu’ici, dépourvue de toute trace de Céphalopodes. Ce contraste est précisément le même que celui que nous avons fait remarquer dans le Wisconsin. Bien qu’il ne s’agisse ici que de la disparition de 16 espèces, nous devons éprouver le même étonnement
Aucune de ces formes n’a été reconnue dans la faune correspondante de l’Etat de N. York, excepté les deux espèces cosmopolites: 4 — 5.
Evolution des Céphalopodes.
[dans la contrée comparée, où le même phénomène s’est étendu '‘formes spécifiques.
Après l'intermittence totale, que nous venons de signaler sur ion de Helderberg inférieur, nous voyons reparaître encore une Céphalopodes, dans la formation qui couronne la division supéet qui porte le nom local de Clear Creek. Cette formation, cone comme représentant l’horizon de Oriskany, n’a fourni jusqu’à iur que la trace d’une seule espèce, non déterminée, qui apparau genre Orthoceras.
Ces observations confirment celles que nous avons présentées cias (p. 189-190) pour signaler les puissantes analogies, qui existent i les Etats de Wisconsin et Illinois, sous le rapport de l’apparition et de l'évolution des Céphalopodes, pendant les figes siluriens. Il est à espérer , que les recherches futures jetteront une nouvelle lumière sur l’existence singulière des faunes de ces contrées, qui ont l’air d’apparaître sans antécédens locaux et qui semblent disparaître de même totalement, sans laisser aucune trace de filiation dans les formations qui suivent.
Comparaison des faunes générales.
Faunes ( troisiè “ e ’ ’
, , , J seconde . . .
generales \ primordiale .
Genres on s. genres
1 Espèces
Espèces 1 communes distinctes J nl jx deux j faunes
Les chiffres, que nous venons de rapprocher, présentent entre eux des rapports opposés à ceux que nous avons rencontrés jusqu'ici, en comparant les faunes de presque toutes les autres contrées de la grande zone septentrionale.
1. En comparant les nombres relatifs aux types génériques, nous voyons, que celui de la faune seconde est inférieur d’une unité à celui de la faune troisième.
2. Sous le l’apport du nombre des espèces, la faune seconde est encore plus inférieure à la faune troisième.
3. Nous sommes disposé à attribuer à l’état incomplet, des recherches paléontologiques, les différences insolites que nous venons de signaler. Cependant, nous rappelons que, dans le Wisconsin, la richesse des deux faunes seconde et troisième est presque égale; la faune seconde ne conservant qu’un très-léger avantage. Nous poumons aussi
25 4 Evolution des Céphalopodes.
rappeler qu’en Suède, où les recherches relatives aux Céphalopodes sont encore incomplètes, la faune troisième présente un avantage numérique sur la faune seconde.
4. Les documens jusqu’ici publiés sur l’Etat d Illinois n’indiquent l’existence d’aucune forme de Céphalopodes, qui se propage verticalement de la faune seconde dans la faune troisième.
ciiap. 4.
Tableaux comparatifs et observations générales sur l’évolution des Céphalopodes, dans les diverses contrées et les grandes zones siluriennes.
Dans le chapitre 2. de la présente section, nous avons étudié l’évolution des types génériques, c. à d. des genres et des sous-genres des Céphalopodes, dans chaque contrée, considérée comme une unité géographique.
Dans le chapitre 3., nous avons exposé le développement numérique des formes spécifiques, qui caractérisent les faunes des divers ordres, qu’on peut distinguer dans chacune des mêmes contrées siluriennes.
Maintenant, nous nous proposons de jeter un coup d’oeil comparatif sur toutes ces régious, en parcourant successivement les différentes zones, dans lesquelles elles sont groupées. Nous établirons, en même temps, une comparaison entre ces grandes zones elles-mêmes, en les considérant comme des unités géographiques plus étendues et dont nous indiquerons les caractères distinctifs. Par cette étude, nous espérons pouvoir faire ressortir les plus puissantes analogies, comme les contrastes les plus importuns, qu’on peut saisir dans l’évolution des Céphalopodes, durant la période silurienne, sur la surface du globe explorée jusqu’à ce jour.
Les sujets d’étude sur lesquels nous appellerons successivement l’attention du lecteur, sont les suivans:
I. Distinction des types principaux ou cosmopolites et des types secondaires ou locaux.
II. Tableau comparatif de la distribution verticale et horizontale des types génériques des Céphalopodes dans les contrées et dans les grandes zones siluriennes.
III. Comparaison des contrées siluriennes principales et des grandes zones, sous le rapport de la première apparition des types génériques des Céphalopodes.
Evolution des Céphalopodes.
IV. Antériorité de certains types génériques, dans la grande zone septentrionale d’Europe et d’Amérique, par rapport à la grande zone centrale d’Europe.
V. Parallèle entre l’évolution zoologique et l’évolution géologique ou chronologique des types génériques des Céphalopodes, durant la période silurienne.
VI. Tableau comparatif de la distribution verticale et horizontale des formes spécifiques des Céphalopodes, dans les contrées et dans les grandes zones siluriennes.
VII. Comparaison des maxitna et des minima des types génériques et des formes spécifiques des Céphalopodes, dans les principales contrées siluriennes.
VIII. Intermittences des espèces, des types génériques et de l’ordre entier des Céphalopodes, dans diverses contrées siluriennes, sur les deux continens.
L Distinction des Types principaux ou cosmopolites et des Types secondaires ou locaux.
Nous donnons le nom commun de. types génériques, ou simplement de types, aux genres et aux sous-genres des Céphalopodes, admis dans notre tableau de classification, ci-dessus (p. 5.)
• Nous distinguons parmi ces types deux catégories, sous le nom de types principaux ou cosmopolites et de types secondaires ou locaux.
L’emploi continuel que nous avons fait de ces dénominations, dans le cours de la présente étude, pourrait suffire pour fixer le sens que nous attachons à chacune d’elles. Cependant, nous pensons qu’il ne sera pas superflu d’ajouter quelques mots explicites à ce sujet.
Nous considérons comme types principaux ou cosmopolites, ceux qui ont joué le rôle le plus important dans les faunes siluriennes, par la réunion habituelle des trois conditions qui suivent: