ventricosum
. Sow.
8 totaux par contrée et par (aune
ensemble
réapparitions à déduire . .
totaux par contrée ....
Totaux des connexions pour chaque
contrée, en réunissant
celles des
deux catégories . . .
Les tableaux 6. A. et 6. B. sont déstinés à exposer les connexions spécifiques reconnues entre les grandes zones septentrionales d’Europe et d’Amérique.
Dans la première partie du tableau 6. A, nous énumérons les espèces initialement nommées en Amérique et qui ont été qui postérieurement observées dans diverses contrées d’Europe. En comparant les colonnes, sur lesquelles nous indiquons, dans chaque pays, l’horizon occupé par chacune des formes nommées, on peut juger leur antériorité relative. Cependant, il y a peu de cas, dans lesquels on peut être certain de la différence des âges, à cause du motif ci-dessus indiqué.
Connexions génériques et spécifiques.
Dans la seconde partie du même tableau 6. A, nous indiquons de même les espèces qui se trouvent dans diverses contrées d’Amérique, après avoir été initialement nommées en Europe. On peut remarquer, que trois espèces d’Angleterre, savoir: Orth ■ bullatum , Orth. nummulariurn , Orth. annulatum, qui ont apparu dans les étages de Caradoc et de Llandovery, c. à d. dans la faune seconde, ne sont indiquées en Amérique que sur les horizons de Niagara et de Arisaig sup. c. à d. dans la faune troisième. Il est donc vraisemblable, que ces formes se sont propagées par migration d’Angleterre en Amérique.
Le tableau 6. B. présente la série alphabétique des types et des espèces distinctes. Il donne lieu aux observations suivantes:
1. Le nombre des types qui se propagent d’Amérique en Europe et d’Europe en Amérique, est également de 4. Trois d’entre eux sont identiques, savoir: Cyrtoceras, Lituites, Orthoceras. Le quatrième, venant d’Amérique est Gonioccras et le quatrième venant d’Europe est Phragmoceras. Orthoceras prédomine, comme à l'ordinaire , et il offre lü espèces, tandisque Cyrtoceras n’en fournit que 4 et chacun des autres types une seule.
2 . Le nombre des espèces d’Europe, reconnues postérieurement en Amérique, est de 8. Parmi elles se trouvent deux formes dont nous considérons l’existence en Amérique comme très douteuse, savoir : Cyrt. arcuatum Sow. et Phragm. ventricosum Sow.; énumérés sans description et sans figures, parmi les fossiles du Wisconsin, par le Doct. D. Owen, en 1852.
Les formes américaines reconnues en Europe s'élèvent a IG, et par conséquent, sont au moins en nombre double de celles d’Europe.
Ces chiffres réunis offrent un total d’environ 24 espèces, indiquées comme communes aux deux continens. Cette somme est bieii peu considérable, par rapport à celle de 608 espèces de Céphalopodes, reconnues (p. 294) dans l’ensemble de ces deux zones septentrionales. Cependant, on doit remarquer, qu’elle est double des 12 formes que nous avons signalées ci-dessus comme se trouvant à la fois sur la zone centrale et sur la zone septentrionale d’Europe. Ces nombres font ressortir la facilité relative des communications entre les deux zones septentrionales des deux continens, et leur difficulté entre les deux zones d’Europe, quoique beaucoup plus rapprochées.
3. La fréquence géographique des espèces, c. à d. le nombre des contrées dans lesquelles chacune d’elles a été observée, est indiquée sur la dernière colonne à droite.
Pour les espèces européennes, le maximum de cette fréquence est de 7 pour une seule espèce: Orth. annulatum et de 6 pour ùrth. imbricatum et pour Orth. angulatum. Les autres formes ne présentent que 2 on 3 apparitions horizontales.
Parmi les espèces américaines, Gonioc. anceps a été observé dans 7 contrées et présente ainsi le maximum de la fréquence. Mais, une seule de ces contrées se trouve en Europe. Trois espèces appartenant au genre Orthoceras existent dans 5 contrées. Les autres espèces de divers types ont une moindre fréquence. En général, pour ces formes américaines, la fréquence est plus considérable en Amérique qu’en Europe, tandisque les espèces européennes offrent une fréquence à peu près semblable, sur les deux continens.
Connexions génériques et spécifiques. 347
4 . Le nombre des espèces distinctes établissant des connexions spécifiques dans chacune des contrées comparées, est indiqué au bas de notre tableau, et réunit les chiffres correspondans des deux catégories.
Ou remarquera que, parmi les contrées d’Europe, l’Angleterre et la Russie prédominent par les chiffres respectifs de 15 et de 12 espèces. Eu Amérique, la prédominance appartient à l’Etat de New- York, qui possède 1-8 espèces établissant des connexions avec l’Europe, tandisque le Canada n’en a que 11, et le Wisconsin seulement 9. Les autres contrées sont réduites à 2 au 3 unités. On peut aussi observer, que les contrées, qui paraissent avoir reçu le plus grand nombre d’espèces étrangères, sont aussi celles qui en fournissent le plus dans la somme des connexions entre les deux continens ; par exemple, l’Angleterre, la Russie et l’Etat de New-York.
Le Canada ne semble posséder jusqu’à ce jour aucune espèce nommée en Europe. Au contraire, 4 des formes européennes se trouvent dans le Wisconsin, comme dans l’Etat de New- York. Par conséquent, si l’on considère le nombre des connexions spécifiques comme indiquant la facilité relative des communications, on voit que cette facilité parait indépendante de la distance géographique des contrées.
En résumé, les 24 espèces, qui établissent les connexions entre les grandes zones septentrionales d’Europe et d’Amérique, ne constituent que 0.04 du nombre total des 608 espèces distinctes, dont l’existence a été constatée dans l’ensemble de ces deux zones. Ainsi, ces connexions n’affaiblissent pas notablement l’indépendance des faunes siluriennes, contemporaines, sur les parages aujourd’hui occupés par les deux continens.
Connexions génériques et spéciliqucs.
Connexions spécifiques entre les contrées de la grande zone Heptentrio-
nale fT.I m é We/*f r.
Tatol. Nr. *7. A.
Contrée où l’es* I pèce a été posté- I rieurement reconnue
Terre-Neuve I
3 répét. horiz.j
Canada
■25 répét.horiz.
Voir p. 242.
le tableau sur lequel sonténiunérées toutes les espèces étrangères , qui se trouvent dans cette contrée.
| New-York
[ne présente auj cune espèce antérieurement nommée en Amérique.
Pannes silurien. ! Contrée où Faunes silurien.
•l'esDÙce a été i
Types et Espèces
primitiTe-
111 Iment nommée!
tj il
s. g. Piloceras Sait.