AV
New-York
Wisconsin
A = o.oo
Pour chacune des contrées qui sont comprises dans ce tableau, le nombre des espèces distinctes dans chaque faune générale et le nombre des espèces communes à divers étages, ont été établis ci-dessus, dans les résumés numériques correspondans ; Sect. H. Chap. 2. Le dernier de ces nombres constitue le numérateur des fractions relatives à chaque contrée, tandisque le premier en forme le dénominateur. Les rapports calculés expriment la proportion moyenne des réapparitions, dans chacune des faunes seconde et troisième pour chaque contrée. Les rapports numériques indiqués sur le tableau qui précède , . nous montrent, que les connexions spécifiques , dans le sens vertical, entre les divers étages d’une même division silurienne, sont généralement peu considérables.
Nous devons faire abstraction de la Norwége, dans laquelle des subdivisions stratigraphiques, qui présentent exactement, suivant M. le Prof. Kjérulf, les mêmes fonnes de Céphalopodes, ont été considérées comme des étages distincts. Nous ne pouvons pas cependant regarder ces étages comme ayant une valeur équivalente à celle des subdivisions qui portent ce nom, dans les autres contrées siluriennes.
En faisant abstraction de la Norwége, on reconnaît qu’en Europe, le maximum des connexions spécifiques se trouve en Angleterre, où il est de 0.28, dans la faune troisième. Une proportion presqu’égale, c. à d. 0.29, existe au Canada, dans la faune seconde et constitue également le maximum connu dans les contrées américaines.
Connexions génériques et spécifiques. 371
Le minimum de cette proportion s’abaisse jusqu’à 0.02. Nous l’observons en Russie, comme dans l’Etat de New-York.
Ainsi, sous le rapport du minimum comme du maximum , nous trouvons une parfaite hannouie entre les contrées siluriennes des deux -continens.
Si l’on calcule pour chacune des deux divisions, en particulier, y compris la Norwége, la proportion des connexions spécifiques, on trouve que la moyenne des rapports indiqués, sur notre tableau est d’environ, 0.21 pour la division inférieure. De même, la moyenne relative à la division supérieure est d’environ 0.07.
En considérant l’ensemble des deux divisions, la proportion moyenne s’élève à environ à 0.10.
Nous calculons directement cette moyeime générale, en comparant le nombre 156 des espèces qui se propagent verticalement, avec la somme totale de 1492 espèces, qui existent dans les contrées qui figurent sur notre tableau, p. 370.
On voit donc qu’en considérant les étages, dans les principales contrées siluriennes, la proportion moyenne, générale, des connexions spécifiques établies par les Céphalopodes, dans le sens vertical, entre des étages contigus, ne dépasse pas ~ T , du nombre total des espèces, qui ont existé dans chaque contrée. C’est à peu près la proportion moyenne, que nous venons de déterminer pour les réapparitions entre les bandes de la division supérieure, en Bohême. L’harmonie de ces résultats mérite d’être remarquée.
Par exception, quelques espèces, douées d’une vitalité plus résistante aux changemens du milieu ambiant, se sont propagées verticalement à travers plusieurs étages. Nous indiquons les principales, en Europe et en Amérique. On remarquera que, parmi elles, il y en a qui n’ont existé que dans une seule région, comme celles de la Bohême.
372 Connexion» génériques et spécifiques.
Itolièmc
F a unes
siluriennes