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tronc nerveux. L’excitation électrique, au contraire, nous permet d'apprécier la qualité du filet nerveux isolé, nous renseigne sur son énergie spécifique ; de sorte que nos schémas n'ont pas tant la valeur de figures anatomiques exactes que de tableaux démonstratifs permettant la lecture favile et le contrôle rapide de nos expériences.
Cette réduction schématique des plexus fixe et dégage l’analyse qualitative des troncs définitifs.
C’est ainsi qu'on voit le médian naître, par sa fourche d’origine, de la totalité des paires cervicales.
C'est ainsi que le radial est formé, chez le chien, par une sorte de trident dont les branches appartiennent à la VIF°, à la VIII cervicale et à la ["® dorsale; chez l’homme et le singe, c’est le tronc commun résultant-de la convergence de ces deux deruières racines qui fournit la branche inférieure d’origine du radial ; au lieu de deux rameaux, il n'y en à qu’un: c’est un degré moindre de division. En revanche, disposition que l’on ne trouve plus chez le chien, on voit chez l'homme et le singe le tronc commun de la Ve et de la VIe fournir une branche d’origine au radial.
L’assimilation est complète entre le plexus brachial du singe et celui de l'homme : l’arrangement des racines y est identique, la combinaison des branches principales y est semblable. On ne peut noter que cette différence d’arrangement des rameaux : chez le singe, la Ve et la VI° s'unissent par une véritable intersection d’où émanent les deux premières branches d’origine du médian et du radial. Chez l’homme, si l’on consulte le type classique du plexus, d’après Hirschfeld, la disposition présente un degré de plus de division : la V® et la VI se bifurquen ; l’une et l’autre combinent deux à deux leurs branches de bifurcation pour former les deux branches d'origine du médian et duradial. La différenciation est plus complète, mais le résultat anatomique est le même.
On ne peut point, sous prétexte de dissemblances anato-
miques, douter de l'utilité de ces recherches ou en repousser l'adaptation à la physiologie humaine.
Nous ne pouvons songer à reproduire ici nos expériences multiples : ce serait une œuvre de répétitions fatigantes et de redites inutiles; basées sur la même méthode et reproduites dans les mêmes conditions opératoires, elles ont une physionomie commune qui serait monotone. Nos conclusions, nous l'avons dit, ne sont qu'une moyenne constante, dégagée d'expériences réitérées ; ce sont elles que nous nous efforcerons de réduire en formules évidentes, de condenser en tableaux démonstratifs.
Cette représentation graphique nous a semblé le moyen de mettre en saillie les faits importants, perdus au milieu des détails multiples des expériences, et de dégager les principes fondamentaux de l’ensemble des observations. Comme nous l’avons dit ailleurs‘, dans cette énumération fastidieuse de muscles contractés, dans ce catalogue aride de groupes musculaires différemment innervés, le contrôle eût été pénible et la critique difficile sans ces tableaux d'expériences, sans ces cartes d’observations qui résument des recherches poursuivies sur trois singes et une vingtaine de chiens, qui dégagent les relations des phénomènss et facilitent les conclusions.
Voici une disposition qui, nous le croyons, atténuera l’aridité de nos résultats expérimentaux et fixera en une représentation graphique évidente les détails de nos expériences. Nous disposons les muscles contractés en une double liste, en deux séries symétriques : l’une comprend les muscles du plan de flexion, l’autre ceux du plan d'extension; les racines sont figurées au milieu avec leurs branches de distribution aux deux plans. Nous croyons éviter ainsi la monotone description de muscles con-
1 Cazetle hebdomadaire de Montpellier.