‹ DiversChapitre 61 sur 103 · OEUV. COUP · texte numérisé non relu

OEUV. COUP

ce matin je ne lui suffis plus ; elle heurte de son bec et de

ses ailes non pas les barreaux de sa cage, car jamais elle n'a eu de cage, mais les carreaux de ma fenêtre ; elle no veut plus être à moi seule ; elle veut être à nous deux. Soil; contre l'avis de beaucoup, je pense, moi, que l'on double co que l'on possède en le partageant. Nous aurons donc désormais deux Iris; et remarquez que je l'avais appelée his dans la prévision sans doute qu'elle serait un jour notre messagère, votre Iris qui vous portera mes lettres, mon Iris qui m'apportera les vôtres: car, je l'espère, vous voudrez bien me dire quel est le service que vous. lui avez rendu, et comment elle était tombée entre vos mains. U Vous étonne peut-être que je me livre ainsi tout d'abord et du premier coup à vous inconnu ou inconnue. Mais vous êtes bon ou bonne, puisque vous m'avez renvoyé ma colombe; ensuite, vous me l'avez renvoyée avec un billet qui dénonce celui ou celle qui l'a écrit comme personne do distinction et d'esprit; or, toutes les âmes élevées son sœurs, tous les esprits supérieurs sont ûères : traitez-moi donc en frère ou en sœur, comme vous voudrez, car j'ai besoin do donner à quelqu'un ce litre de frère ou de sœur que je n'ai donné à personne.

Iris, ma belle amie, vous allez retourner d'où vous venez, et vous direz à celui ou à celle qui vous a renvoyée à moi, que je vous renvoie à lui ou à elle, et ajoutez que j'aimerais mieux que ce fût à elle qu'à lui.

Parlez, Iris, et songez que je vous attends.

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