‹ Divers ou Les enseignements de la vie [microforme]Chapitre 16 sur 83 · Le malhonnête qui veut faire ban · texte numérisé non relu

Le malhonnête qui veut faire ban

queroute, s’y prend d'avance. Il se bâtit, transporte la maison à sa femme, déclare san inhabileté à payer ses créanciers, compose et paye 10 centins dans la piastre ; ou encare, il dote sa femme el: se mariant de 830,000.00, lui en paye $20,000,00 au lieu d'emplayer ses recettes à aalder ss. marchandise ; puis lorsque au moment de la banqueroute, on l’accuse d’extravagance “ Conment dit-il, je dois encore $10,060 à ma femme.” *+ #* *

1583-Les jouraaux, papiers-nouvelles devraient avoir une échelle d'épithètes appropriées à la gravité des faits qu'ils raccontent, et pour servir d’en-têtes aux articles qui y ont trait. Au lieu d'employer à tort et à travers les mots horrible, terrible où ils devraient écrire pénible Cpouvantable, affreux au lieu de triste, regréttable, etc. En effet il y a assez de différence entre se faire écraser un doigt, couper une jambe, flamber la cervelle__se faire sauter par la poudre, in vapeur—être foudroyé, brûlé vif ; entre un seul individu qui perd la vie et la destruction d’une famille entière, ou de tout un auditoire d'église, de théâtre de tout un village par une inondation ou un tremblernent de terre, pour motiver une en-tête qui laisse déviner à peu près jusqu’à quel point le lecteur va en être affecté. Voir le No. 154.

154 Deux hommes, par exemple, se battent : si l’un tue l’autre, il n’y a rien là que de très ordinaire, et on ne saurait rien y trouver qui provoque la pitié, l’indignation ; qui fasse bouillir le sang de haine ou de vengeance contre celui qui a causé la mort de l’autre ; parce que sous l’excitation d’une querelle on ne sent, ne souffre plus rien, et c’est ce que l’on oublie trop facilement. Mais quand c’est un enfant incapable de s’exciter pour dissimuler son mal, comme dans le cas de l’enfant-boucher aux Etats-Unis “ the butcher boy ”” qui prenait plaisir à torturer des enfants plus jeunes et moins forts que lui; ah ! c’est alors, si vous voulez, que l’on doit écrire horrible ou un mot plus suggesti{ encore s’il en existe, car quelque affreux que soit un accident qui a fait périr tout un peuple, chacun n’a souffert davantage, par le fait que d’autres ont souffert avec lui; de sorte que la mort de 1000, 10,000, 100,000 individus par une inondation par exemple est certainement moins horrible que celle d’un seul enfant torturé, d’un seul martyr souffrant de sang froid un supplice.

+ * * 153-L'on trouve crue dans ‘“ La Mascote ’” l’expression ‘ Hon tu n’auras pas ma fleur d’o-

ranger ” pendant que tout l’équivoque se conjurerait si elle portait à son corsage un bouquet de ces fleurs.

ss Gé =

Ce n’est pas pis cependant ni aussi cru que de d're en pleine église : ............ne désireras qu’en mariage seulement.

156- Scène délicieuse de la Mascote-— La, la, la—tra, la la, la, lala, la, la tra, la, la, la, lala, la, la— tra, la, la, la, lala, la, la, la, ou le dernier ‘ la ?? est un baisé__ce qui veut dire : nous nous aimons, mais il faut attendre la bénédiction nuptiale.

157- Rien ne ferait mieux comprendre la valeur de la fraction d’un sou, d’un centin, d’un centime même (un cinquième de sou) qu’une épingle, une allumette, un clou, une broquette, une plume d’acier, une enveloppe, un marbre à jouer. Si on en était à sa dernière allumette, la donnerait-on pour un sou, c’est-à-dire pour mille fois sa valeur puisque au gros ça ne se vend que 10 sous les cent paquets de 100 chaque. La donnerait-on pour $10.00 dans un cas de vie ou de mort, comme celui qui au sein des catacombes avait perdu son fil,et vu éteindre sa lumière ; et pourtant ce serait un million de fois sa valeur.

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