‹ Divers ou Les enseignements de la vie [microforme]Chapitre 56 sur 83 · Ce qu’on peut faire de la moulée de · texte numérisé non relu

Ce qu’on peut faire de la moulée de

scie qui, en provenance des moulins sur toutes les

rivières des pays boisés, envahit ces rivières, en casse

le poisson, et en détériore l’eau. Il est question depuis

la découverte du gaz acétylène par Wilson, de brûler,

carboniser cette moulée pour en faire le ‘ carbure de calcium” nécessaire à l'élimination de ce gaz au moyen de l’eau. Ce carbure de calcium se fait en mêlant du carbure en poudre avec de la chaux vive également pulvérisée__On fait cuire le mélange à quelques 10,000° de chaleur à l’électricité—La chaleur chasse l'oxygène de la chaux (l’oxyde de calcium) qui est remplacé par le carbone, forinant le carbure de calcium voulu, et avec cette substance trempant dans un bain d’eau, on a l’acétylène gaz que l’on peut ainsi fabriquer à domicile et dont la lumière vaut celle de l'arc électrique.

623- Chaque ville a son dépotoir pour ses cendres, balayures, etc. Londres en a une foule, vu son étendue Dans ces dépotoirs, en ‘en fouillant les salétés de toutes sortes, on trouve toujours des objets de valeur ; aussi la ville perçoit-elle de ces

vidanges, en les vendant ou louant à tant par année, un revenu qui aide à couvrir les frais d'enlèvement et

de transport journaliers, hebdomadaires ou autres, de toutes les portions de la ville. Un seul des dépotoirs de Londres ‘a ainsi fourni pendant l’année 1896 à ses détenteurs, à part de einq chèques (mandats sur la banque) variant de £3 à £42.14 (815 à $213), un coupon de dividende de £27, un billet à demande de £1000,

un billet prorissoire de £706, lesquels ont été remis à leurs propriétaires sur paiement de récompenses raisonnables—une assez grande quantité de monnaie, des montres, joncs et bagues en or, et autres valeurs. De la seule petite section. de Londres sous l’inspectorat de N. Lett, le dépotoir a fourni pour £541.17 de vieux papier…£47.10 de guenilles—£84.16 de bouteilles— £181.3 de corde et ficelle £24 de livres. Le chiffre réalisé pour les vieux métaux ; vieux poëles, boites à conserves alimentaires, etc., n'est pas donné, mais ces dépotoirs valent plus qu’on le pense.

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624 Quelques uns de nos grands hoinmes, de par le monde, ne dorment que 4 heures, d’autres encore moins. Quelquesuns des plus forts travailleurs se sont contentés de beaucoup. moins que les 7 à. 8 heures de sommeil. voulu pa: les docteurs. Le grand ingénieur Brunel tra, vaillait 20 heures par. jour sur les 24. Legge, un.pro: fesseur au collège d'Oxford,.et qui n’est mort qu’à l’âge de 82 ans, ne dormait que 5. heures. Comme.je me fais vieux, dit Humboldt,: il me. faut. plus de sommeil : 4-heures. au lieu de.3, quand j'étais jeune j'en. avais ascez. de. deux heures. Nous sommes d'avis, aves l’auteur de ces recherches que six heures de. sounmeil n’est pas trop. Il y a de grands mangeurs. et de petits

mangeurs—pourquoi pas de grands et de petits dormeurs. Il y a, dit-on, des espèces animales qui ne dorment jamais. Nos fonctions vitales 1e sommeillent jamais : la respiration continue, le battement du cœur, la circulation du sang ne cessent jamais. Autrefois il n’y avait point de tentation de faire de la nuit le jour ; la lumière était trop mauvaise pour le motiver ; mais aujourd'hui avec l’acétylène, l'électricité, on est porté à veiller. Le grand dormeur, si la théorie d: Darwin est vraie, fera place à un être se contentant de bien moins de sommeil qu’autrefois.

625-La plasticité de In picrre. Voilà qu'on est en train de la prouver. Une découverte parait-il toute canadienne, puisque ce sont deux professeurs du collège McGill à Montréal, qui la réclament. C’est une surprise—oui et non—qui dirait Ja glace plastique ? et pourtant elle l’est à un haut degré. Ouï, ces messieurs, armés, aidés de l'outillage du MeGill, parmi les plus beaux, les plus complets du monde, ont pu disposer de pressions allant à 100,000 livres au.pouee carré. Enfermant hermétiquement le marbre de Garrare dans des encadrements métalliques pour l’empêcher d’éclater sut les parois extérieures ; un cylindre de ce marbre, sous une pression lentement: et. longuement exercée, a pris une forme plus raccourcie de

beaucoup et renflée au centre de sa hauteur ; et on démontra la possibilité de le réduire en formes quasi quelconques. Cette découverte est précieuse en rap port avec les ehseignements de la géologie. L'on s’'étonnait que des couches solides de pierre dans les entrailles de la terre et à des profondeurs de milliers de pieds se trouvaient ainsi plissées, tordues en tous sens sans signes de fracture, et l'on supposait pour expliquer ce fait, un état de fusion plus ou moins prononcé mais on voit aujourd’hui qu’il n’en est rien et empêchées que le sont les strates de pierre, de céder - latéralement, il n’est plus singulier qu’elles aient pu par la pression des couches supérieures, leu: poids, et les efforts seismiques auxquels elles ont été assujetties, revêtir ces mille formes des couches de la croûte terrestre.

626- En voilà encore un (1893), un “ Syracusen ” du nouveau monde qui croit avoir cette fois trouvé, de bon, le mouvement perpétuel, et qui a même fait plus, puisque d’après lui, non seulement la machine qu’il à imaginé (dans un rêve dit-il) vainc sa propre friction, et fait fi ‘des résistances de l'air, etc, mais fait actuellement ‘fonction: ner une machine à coudre, ‘et va faire fonctionner une voiture'automobile ; et a l'air de croire que cetté ma:

ie

chine va remplacer, révolutionner tout le mécanisme que l’on connait. Non, c’est une absurdité. Mais toutefois, il serait peut-être possible qu'il eut réduit la friction à vaincre presque à zéro, et que sa machine fonctionnât pendant assez longtemps, avant que le mouvement en vienne à l’état de repos— comme si par exemple sur une surface parfaitement plane, unie, polie et à niveau, c’est à-dire suivant la courbure du globe terrestre, on put lancer une boule qui s’y main:tiendrait en mouvement pendant un temps indéfini.

627- Max O’Rell dans sa comparaison de la gaicté francaise avec le sérieux nnginis, J’attribue pour beaucoup au fait que le français en général est propriétaire de son avoir, pendant que l’autre n’en est que locataire ou détenteur temporaire. Il a raison. Combien souvent n’entend-on point dire à un pauvre diable “ Je soupire après le jour où j'aurai ‘une petite maison à moi, un petit morceau du sol dont je serai le propriétaire, le maître absolu, d’où personne ne pourra me chasser, me menacer même de le faire si je ne lui paye son loyer. ‘Soyez gais, ‘joyeux, dit O’Rell, passez toute votre vie à remercier ‘ la Providence de ce que vous êtes en vie ; vivez bien, “vivez longtemps, car ce sera la seule chance que “jamais vous en aurez.’ Le français, dit-il, laisserait

de çôté une affaire pour jouir de son confort. Ila long:

‘temps résolu le problème d’avoir trois arpents de terre et une vache et il plaint l'anglais qui lorsqu'il laisse son ne bureau pour le diner, affiche sur sa porte “ de retour dans 5 minutes ”.—Mon Dieu dit-il" 5 minutes pour | l'évènement le plus important de la journée. Comment ” d’ailleurs, ajoute-t.il, peut-il être gai après une livre de steak et un bock de bière, pendant que le françuis, lui, est joyeux parce qu’il ne mange que des choses légères et ne prend qué du vin.

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.628- Un Eden sans Adam. Il y a en-Russie un district exclusivement administré, pour la plus grande partie de l’année, pur le beau sexe. (C’est une étendue de. 19 milles carrés dans la Province de Smolensk. De bonne heure le printemps tous les hommes partent en recherche de travail qu’ils trouvent dans les grands centres, et sont-absenis durant 9 mois et laissent à leurs femmes et filles à cuitiver la terre, et à gérer les affaires en général de l'endroit, sous la présidence d’une mairesse. Ce Paradis sans hommes est une des parties de l’Empire Russe les plus prospères etla Czarita s'intéresse fortement à sa prospérité.

:6939Ou s'accoutume facilement à apprécier, à compter les secondes, quand ,on a entendu battre la pendule de quelques 4 pieds de longueur des anciennes horloges de famille ; mais il faut un point de départ, quelque chose, un son qui frappe l'oreille au début jour permeitre d'apprécier la praiuière seconde—Il y a donc à commencer par zéro — c'est-à-dire à prononcer le mot avant de commencer à compter—donc on dira ‘“ zéro, un, deux, trois, quatre,

cinq et ainsi de suite.

630- Durant une fusillade lors d’une revue militaire l’on entend non pas casemble mais Saccessiveinent la détonnation de chaque pièce, et l’on s'étonne de la régularité avec laquelle chaque soldat peut tirer aïnsi Pun après l'autre à si courte échéance. En eftei ce serait jnpossible de tirer ainsi à la suite les uns des autres, dans une fraction si infinitésimale de seconde ; et aulieu de cela tous les fusils partent. ensemble ; mais coinme, pour une personne quelconque qui entend la : détonation, chaque soldat est de deux pieds plus éloigné de lui que le précédent et que le son met une seconde à parcourir 1090 pieds, il mettra la 500ème partie d’une seconde de plus à vous venir de chaque

fusil de plus en plus éloigné de vous. Si par exemple il y a 1000 hommes qui tirent et que vous soyez à une extrémité de la colonne, vous enténdrez le son du premier fusil près de vous instantanément et ce n’est ou'au bout de 2 secondes que vous entendrez le dernier. Si au contraire vous étiez au milieu de la colonne vous entendriez les détonations deux à deux, l'une de chaque côté de vous et le tout en une seconde. : | | * *

631- Dans le phénomène du son les vibrations sont d’autant plus rapides que l'appareil qui a fonction de les produire et apprécier, est plus délicat. En effet, le premier son continu et appréciable comme tel, est lorsque la vibration de ia corde ou instrument qui le produit est d'au moins 16 fois par seconde. Les organes vocaux des gros animaux produisent des sons dans les basses notes de la gamme, comme le lion, le taureau, et où les vibrations ne se comptent que par dizaines et centaines par seconde, et il en est de même des voix de basse chez l’homme. Les otes hautes au contraire et cela, tant de la voix humaine que du piano, du violon, etc., se produisent à raison de quelques milliers de vibrations . à ia seconde. Les notes encore plus hautes vont dans les dizaines de mille vibrations. La voix perçante du serin a des pates qui atteignent une vibration encore

immensément plus rapide ; puis pour les sons que produisent, soit par leur gosier ou par leurs ailes ou antennes, certaines insectes à cris perçants comme le criquet, la rapidité devient presque- incroyable, et augmente encore pour les insectes dont:la voix n’est plus qu’une sorte de sifflement à peine sensible à l'oreille humaine—c'est comme qui diraït, le point de transit:on entre les vibrations sonores et celles de la lumière qui tombent sur un organe plus délicat que l'oreille, et ne se comptent plus par milliers ou centaines de milliers de vibrations par seconde, mais bien par milliers de millions.

632-L’æil retient per 4ant un huitième, | un dixième de second impression de tout ce qu’il voit. Voilà ce qui explique comment l’on peut par des images répétées à échéance plus courte que la dime d’une seconde et représentant un objet en différentes positions, le voir se mouvoir. De cette manière on n’a qu’à dessiner sur le papier dans une dizaine de positions différentes un homme, un cheval, qui marche, qui saute, qui court—un homme qui scie du bois—un autre qui fait la pirouette ; et à à promener ces images consécutives devant les yeux de son auditoiré, avec une rapidité d’au moins dix par seconde, pour assister à à la réalité ; c ’est-à-dire pour voir l’homme

scier le bois, l’autre faire la culbute, le cheval au trot, au galop, etc. Un autre effet dû à ce phénomène de Ja durée de l'impression est que par exemple si on passe le long d’uñe série d'objets ronds comme de tuyaux empilés, ou simplement de trous ronds dans une clôture ou palissade, ou en longeant des piles de boulets de canon ou d’obus, chacun de ces ronds nous paraît sensiblement oval ou elliptique, si l’on passe assez vite pour que l'effet s’en frsse sentir.

633__II est bon de savoir apprécier une fraction de seconde et tout d’abord, n'importe qui peut compter jusqu’à dix pendant le lapse d’une seule seconde. On peut même compter jusqu'à vingt, mais alors pour éviter les mots à deux syllabes comme dix sept, dix huit, dix neuf; ou, commencant, si c’est en anglais, à ‘‘thirteen, fourteen, fifteen, sixteen,’” il faut répéter deux fois la série de 1 à 10. Pour aller plus Join, q que l’on prenne un livre de 500 feuilles par exern- ‘plé, o on verra qu’en faisant passer ses feuilles composantes ‘entre l'index et le pouce, on aura, si on met une | seconde à le faire, divisé la seconde en 500 parties | égales. Mais comme on peut le faire de 5 à 10 fois par seconde, chauue feuille nous aura passé entre les doigt, dans là 1000ème ou 5000ème d’une seconde. Soit encore une roue dont la circonférence ait 1000 pouces

(diamètre de quelques 26 pieds) et que chaque pouce soit divisé en mille, comme si la périphérie était composée de feuillets de papier mince (1000 au pouce) — Eh bien qu’on fasse tourner cette roue avec une vitesse seulement de une fois par seconde—il vous passera sous le doigt mille fois mille feuilites de papier ou 1,000,000 de subdivisions, c’est-à-dire que chaque division vous aara passé sous la main dans la mi lionnième partie d’une seconde.

634-L’idée peut ne pas nous venir au besoin, de la manière d’arriver au volume exact d’un corps très irrégulier. Le voici— pour cuber par exemple un morceau de statuaire, de sculpture, le mettre dans une boîte de capacité connue ou facile à connaître, combler le vaisseau ou receptacle de sable, moulée de scie, etc. Sortez, retirez la statue, le morceau de sculpture, nivelez le sable, la moulée au fond de la boîte, mésurez en la hauteur ou profondeur, et le rapport de cette hauteur à celle de la boîte en entier, donne de suite ce que l’on cherche. On cuberait de même un homme, un animal vivant, un légume, un fruit, une chais:, un modèle découpé, sculpté quelconque.

635 — On peut arriver au cubage d’un corps irrégulicr quelconque par la connuissance de son poids ou faire l'opération inverse. En effet, on trouve dans les tables des poids spécifiques, le poids par pouce ou pied cube de toutes les substances que l’on puisse concevoir : solides, liquides, gazeux ou aériformes. Soit donc à cuber un morceau de pierre, un ocher, un caillou ; il faut le peser puis trouver parmi les poids spécifiques celui de l’espèce de pierre dont est composé le rocher qu’on a à apprécier; et par une simple division, on arrive au résultat voulu. De même si dans l'impossibilité de peser une tinette de beurre, on le toisait, le poids du Leurre au pied cube donnerait la réponse voulue.

636-— Qu’il s’agisse d’apprécier à l'avance le poids d’une sculpture en fonte de fer ou en plomb, etc. — Pour faire l’objet voulu, il faut supposer un modèle fait par exemple en bois, ou une maquette en quelque autre substance. Soit le poids du modèle de 10, 100, 1000 livres, il faut prendre à la table des poids spécifiques, le poids du pied cube du métal dont doit être coulée la statue, etc, et le poids aussi au pied cube du bois ou matériel dont est fait le modèle. La comparaison des deux par une simple règle de trois, vous fera connaître le résultat voulu.

637-Le tirant d’enu d’un vaisseau se connait en toisant ou pesant le vaisseau ; c'est-à-dire en en calculant le poids. Alors il déplacera une quantité d’eau di même poids. Il y a donc à diviser par 62}, nombre de livres d'eau dans un pied cube. Maintenant si c’estun ponton, un chaland ; la surface de sa base fera, de suite connaitre de combien il s’enfoncera dans l’eau, en divisant par cette surface, le

nombres de pieds cubes d’eau qu’il déplacera.

638-L’atmosphère que l’on respire est un mélange de deux gaz ; l'oxygène et le nitrogène ou azote—c’est comme de l’eau-de-vie mélangée d’eau— soit un dans quatre, avec un peu d’acide carbonique. Le dernier gaz est destructif de Ja vie animale. Plus lourd que l'air, il descend au fond des caves, des puits, des souterrains et comme il a déjà été dit, on ne s’y risque qu'après s’être fait précéder d’une lumière, d’un objet énflammé queleonque lequel, s’il s’y éteint, indique le danger d’y aller. Mais ce gaz ne peut s’élever qu’à une faible distance du fond ou de terre et alors on peut respirer étant debout dans une caverne, où il y aurait danger de se coucher. L'oxygène vient dans les pou.aons en contact avec le sang et le purifie, lui

enlève son carbone, et le rend d’un rouge brillant, vivifiant. Dans l'acte de la respiration, il y a l'inspiration et l’expiration. On inspire de l'oxygène avec l'air ; on expire, on renvoie de l'acide carbonique, poison pour vous mais dont les végétaux, les arbres s’accommodent—c'est-à-dire que la faune se refait d'oxygène renvoyant l'acide carbonique—la flore au contraire respire, inspire l'acide carbonique et expire, renvoit de l’oxygène. Cependant l'acide carbonique a ses usages précieux ; on en charge les boissons de tempérance ou non alcooliques, ce qui leur donne du ton et les rend beaucoup plus potables et agréables à prendre.

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639- La circulation du sang (découverte due à Harvey). Cette circulation est double : artérielle et pulmonaire. Le cœur est une pompe à double action aspirante et refoulande. Il y a 4 compartiments à cet effet. Le sang revivifié d'oxygène qui vient d’être reçu des poumons est refoulé dans les artères, atteint toutes les parties, les plus éloignées, les plus intimes du corps anin:al, laissant derrière lui en allant ses éléments reconstituants—ce sang est d’un rouge brillant ; il revient au cœur par les veines, reprenant dans son voyage de retour les éléments délétères qui en changent ia couleur en un rouge foncé ou bleuâtre.

De rétour au cœur où il arrive dans un compartiment . opposé à celui d’où il est parti, il est renvoyé sur les poumons, oùen contact avec l'oxygène de l’air de la ‘respiration, il purge ses saletés, son carbone qui est expiré ; il se refait d'oxygène qui lui rend son rouge écarlate, et retourne au cœur pour être de nouveau chassé dans les artères, et cette action se continue tant que vit l’animal.

6406-On peut, regardant Île soleil, le grand jour, ou unc fumière quelconque, à travers ses paupières, y voir circuler Île sang et en apprécier la petitesse des parties constituantes. Cette action y fait voir le sang, comme une poussière très fine, dans laquelle on voit de petits éléments rouges flottant dans un serum gris blanc. Ces éléments rouges vus au microscope sont de petits disques rouges d’un diamètre à peu près d’un 600ème de pouce ou de l'épaisseur d’une feuille de papier mince. Le sang pénètre partout, toutes les parties du corps et à preuve, c’est que l’on ne peut faire une piqûre où que ce soit sans qu'il en sorte du sang. Si comme on a le droit de le supposer, tout dans le corps animal a ses proportions, suivant l’âge, suivant la grandeur de l'être — alors les corpuscules

du sang dans un enfant, dans un insecte à peine visible à l’œil nu, doivent être presque infiniment plus petits que dans l’homme, l'animal adulte, puisqu'il leur faut passer par de” veines, des artères qui eux aussi doivent êt'e d’autant plus petits dans leurs capillaires que le corps de l’insecte est plus petit que

celui de l’animal.

641- Pour dessiner à grands traits l’action de la nutrition et de la digestion, disons synoptiquement que la nourriture après une mastication de la bouche et mélangée à cet effet de la salive ou des jus salivaires, se rend par l’œsophage à l’estomac où elle subit l’action du jus gastrique ; elle passe de là par le pylore au duodénum, première section du tube digestif et de là, par action péristaltique, à travers les trente et quelques pieds des boyaux ou intestins. Les lymphatiques et lactifères, vaisseaux où conduits capillaires très menus, en sucent et enlèvent en passant les éléments nutritifs, qu’ils versent dans les veines ou dans la circulation veineuse se reportant au cœur pour de là être renvoyé, le sang ainsi supplémenté, sur les poumons et y être oxygéné avant d’être de nouveau-expulsés du cœur dans les artères en destination à la nourriture des tissus ; pendant que les résidus non nutritifs continuent leur chemin pour être

enfin expulsés du corps, en être éliminés, comme on élimine Jes cendres d’un poële, d'une fournaise après c"# 9 combustible, sa nourriture à elle, a laissé derrière lui tous ses gaz, son carbure allant à produire la combustion, la chaleur, que le calorifère a pour fonction de renvoyer par ses tuyaux comme par autant d’artères sur tous les points où cette chaleur est requise.

642- Le magnétisme terrestre peut se dire une attraction exercée par certaines substances sur certaines autres, comme d’une pierre-aimant, (un minerai de fer), sur une barre de fer, une aiguille d'acier. Ilexiste un magnétisme terrestre dont on prend avantage pour se diriger dans un sens voulu au moyen des indications de l'instrument, appelé compas, dont l’aiguille pointe constamment vers le Nord. Cette propriété de l'aiguille aimantée permet au navigateur de conduire son vaisseau à bon port, à l’ingénieur de tracer ses voies à travers la forêt. On a cru longtemps que le pôle magnétique de la terre était situé à l’extrémité de son axe de rotation, mais ce pôle, ce point d'attraction de l'aiguille aimantée parait au contraire être situé vers la latitude 80° ou à pas moins de 20° du pôle terrestre, et dans la longitude approximative de plus de 72° à partir des méridiens de Londres ou de Paris—mais ce point, ce pôle magnétique n’est aucu-

nement fixe ou stationnaire, sa position varie avec les années. Ainsi-à Paris en 1580, la déclinaison ou déviation de l'aiguille était orientale ou à l’est du vrai nord, et de 11° 30’—en 1666 elle était nulle et l'aiguille indiquait alors le vrai nord — aujourd’hui (1894) la déclinaison est occidentale ou ouest du vrai nord de pas moins de 16 . On s'attend que cette déviation sera encore nulle en 1937. Il y a donc, en se reposant sur les indications de l'aiguille, à tenir compte de ces déviations séculaires, progressives tantôt vers l’est, tantôt vers l’ouest, et il y a de plus des déviations annuelles qui ont l’air de tenir de la température des saisons, et encore des déviations diurnes qu’il ne faut pas négliger dans certains cas.

643-—Il convient de dire que l’électricité produit l'aismantation cet que l’on s’en sert À cet eftet. Un morceau de fer doux (non trempé} autour duquel circule par un fil isolé qui l'entoure à plusieurs spires,;s’aimanteinstantanément quandilcirculeautour un courant électrique, continue de l'être tant que dure le courant électrique et cesse instantanément avec le courant qué l’on détourne. Ces aimants sont appelés électro-aimants et ont leur usagé important dans la télégraphie où l'aiguille, le: petit levier ‘qui imprime le caractère, ou perfore le papier, du nroment

qu'on met le doigt dessus et tant qu’on l'y laisse, devient et continue d’être un aimant, et cesse de l'être du moment qu’on en enlève le doigt.

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644—Une dépêche télégraphique lancée à une extrémité d'une ligne, d’un câble électrique, se répète instantanément à l’autre extrémité de la ligne. L’alphabet télégraphique est un composé de traits et de points,qui combinés diversement forment des lettres et les lettres des mots. Pour former un point, le doigt ne demeure sur la clé que pendant un instant, tandis que pour la formation d’un trait, il faut l’y laisser plus longtemps, mais toujours durant une petite fraction seulement d’une seconde. C’est que la lisière de papier sur la quelle s’impriment ces points, ces traits, est en mouvement par un mécanisme d’horlogerie, et que le trait es’ d'autant plus long que la pointe qui perce le papier demeure plus longtemps en contact avec, pendant son mouvement progressif ou de développement de l’axe autour duquel le papier est enroulé. Le mouvement du levier se fait simultanément à chaque bout de la:ligne. A un bout par celui qui envoie le message et à l’autre bout, ce mouvement se fait automatiquement, et vice versa quand le message. vient de l'extrémité-apposée de la ligne.

645-Ce qu'est l'électricité, on ne le sait point ; mais il suffit qu’on sache comment elle se comporte et qu’on puisse la mettre à profit comme on le fait aujourd'hui non seulement pour la télégraphie à distance, mais pour créer et utiliser le pouvoir nécessaire à la locomotion par terre et par eau, pour activer toutes sortes de machines et pour mille aütres fins utiles. L'électricité a lieu, se produit par la friction, le frottement—On s’en aperçoit lorsque pour enlever le crayon d'une feuille de papier on 8e sert à cet effet du caoutchouck. Cette feuille tend a demeurer adhérente à la table ou à une autre feuille s’il y en a une sous celle que l’on frotte — Remarquez aussi quand vous aiguisez un crayon de plomb que les petits copeaux du crayon, le bois, la craie restent collés aux doigts, et entre eux et au canif, On s’en aperçoit souvent en se caressant, se brossant, se peignant les cheveux, en caressant le dos d’un chat, il vient de petites étincelles.

* * * 646-—Le système nerveux est sous le rapport de ses rarmaifications analogue au système vasculaire — veineux, artériel. Les os sont vides ou ont des protu-

bérances où il y a des trous, des perforations par où

passe la moële, faisceau de nerfs de mouvement et de

sensation par lesquels le cerveau télégraphie à toutes les parties du corps sa volonté, son vouloir qui se traduit ainsi en mouvements divers des membres, des muscles, et les sensations y produites par ces mouvements ou par le contact avec d’autres parties du corps ou par des objets extérieurs sont reportés au cerveau, siège de ces sensations, comme le fait voir le fait que même après l’amputation d’un membre on y sent encore, c’est-à-diie que l’on croit y sentir quelque chose, pendant que c’est au cerveau que se traduit, se perçoit la sensation que l’on croit éprouver ailleurs.

pa .

647—Le ‘“ National review ” de Londres fait la comparaison de Londres avec Paris ; mais tout à fait au désavantage de la première de ces deux villes. Londres, dit-elle, n’est pas tant une ville capitale qu’une ville provinciale qui a dépassé ses limites. A Paris, des rues, des boulevards magnifiques de largeur, de longueur, d’alignement ayant des chaussées de fortes dimensions et d’amples trottoirs partout agrémentés d’arbres. Rien de cela à Londres. A Paris tout est grandiose : les monuments, comme l'arc de triomphe de l'Etoile, sont placés de manière à former le point de mire d’une foule de rues qui ont été tracées tout exprès à cette fin. Dans l’ouverture d’une nauvelle rue à Paris, d’un antre boulevard, on en étudie

soigneusement l'alignement. A Londres jamais on n’y pense. La galerie nationale, la “ Somerset House ” sont ce que nous avons de mieux à opposer au Louvre. Comparez le grand opéra de Paris avec le théâtre Covent Garden .le la capitale anglaise, le ‘ marble arch? de Londres avec! l'arc de triomphe de Paris. Mais le. contraste est encore plus remarquable quand on compare l'aspect général des deux villes.

618- La curiosité peut empêcher de se suicider. Un pauvre diable disait à qui voulait l'entendre : “Je n’ai jamais eu dans ma vie que du malheur. J'ai travaillé fort toute ma vie, et ai eu de la peine à vivre. Je souffre depuis des années d'une mauvaise santé. Mes amis pour la plupart sont morts ou ont laissé la place. J'ai des goûts littéraires et artistiques, et ne puis les satisfaire. Je faillis dans tout ce que j'entreprends, et j'ai l'air d’être d'aucune utilité dans le monde. Chaque fois, dit le misérablé, que j'ai pu obtenir une position, la politique est venu | n’en éliminer. MJ'ai tenté de partir une agence de propr'été foncière, mon associé s’est enfui avec les profits. J’ai ouvert un bureau audiencier et ai passé au feu. J’ai entrepris une fois de récolter des votes pour une élection. Un chien vicieux a ruiné mes vêtements et deux à trois fois on m’a jeté en bas de

l'escalier. Ta semaine dernière un perroquet d’affection est mort, hier j'ai perdu une pièce de 25 centins, aujourd’hui j'ai un affreux mal d'oteille il n'y a qu'une chose qui m’empêche de me suicider et de mettre fin en le faisant à ina misérable existence ; c’est la curiosité de savoir ce qui pourrait bien encore w’arriver.

619 __ Le « Cornhill Magazine’ raconte qu’un certain clérical, au moment de commencer le service divin, regarde à travers la fenêtre en verres nôn -Coloriés ét dit :. 4“ tiens, comine je vois venir ma sœtir, je vais avec votre permission reméttre le service jusqu’à son arrivée. Durant les grands froids, il invitait la congrégation à venir se chaufter au poële avünt de- quitter l’église: Quelquefois son amour de ses ouäilles revêtait une autre forme, et au bout d’un sermon d’une demi heure; il disait : ‘ comme le temps est encore si mauvais, je vais mes chers frères prolonger mon discours dans-lespoir que:le temps s’éclaircira.

650--Le moyen le plus certain d'arriver à la bourse d’un homme est par Son estomnc.

Un: bon-diuer vous fait favoriser un projet quelconque. Un bon discours vousfait voir les avantages qu'il y a, -

tout de même qu’un bon sermon peut convaincre du mal que l’on fait. Tout n’est que persuasion—sorte de chantage par lequel vous pouvez être induit à pécher ou à faire toute le contraire. Alors si la parole, l’éloquence, la bonne chair, le bon vin, les joyeux compagnons, peuvent vous gagner, avec tous vos avantages pécuniaires et éducationnels ; ne regardez-donc pas avec tant de dédaîn le pauvre diable qui vend son vote lors d’une élection, où on s’essaie à obtenir $2 pour ce qui n’en vaut qu’une.

651 IL est étrange jusqu’à quel point l’homme peut juger faux, quand les évènements sur lesquels il est appelé à se prononcer, sortent des voies ordinaires. Lorsque, il y a maintenant une trentaine d’années, on a construit les piliers d’un certain pont reliant la ‘ Pointe aux lièvres ” au côté opposé de la rivière, il a été prouvé que certains bateliers s’appropriaient à cet effet, enlevaient en plein jour de la pierre d’un quai appartenant à la ville. Eh bien le croira-t-on le Recorder d’alors jugea que parceque l’on emportait ainsi la pierre sans avoir l’air de se cacher, Ge dissimuler aucunement le vol que l’on coximettait, ce n’était. pas un vol et la ville perdit son procès. Donc si un individu m’enlevait de propos délibéré ma bourse, et sans aucunement se .

gêner pour le faire, ce ne serait pas un vol, parcequ'il ne se serait donné aucune peine pour dissimuler l’action.

652-—Le meilleur moyen pour un voleur de désarmer tout soupcon, est de procéder à la vue et «au su de tout le monde — Quand les voleurs en plein midi, armés d’échelles sont allés descendre pour les enlever les gouttières en cuivre rouge chez les Stewart à New-York, chacun s’imaginait tout naturellement que ce devait être par l’ordre des propriétaires pour les réparer, ou pour autre raison valable, et pas même les connétables qui les voyaient faire, ont songé à leur demander ce qu’ils faisaient ou par l’ordre de qui ils agissaient.

653-—I1 y a tant de moyens de voler sans absolument le frire. Les riches pèlerins d’une succursale de N.-D. de L. donnaient au clérical desservant la paroisse de fortes sommes d'argent par année. Avoir l’air do douter, quand on donne quelque chose, ce que va en faire le récipiendaire, serait peutêtre insultant On donne sans rien dire ; mais il est entendu que c’est pour l’église, la mission, la bonne œuvre. D'un autre côté le Révd. qui a touché l'argent

se dit “ le donateur n'a rien dit, donc j'ai droit de croire que c’est à moi personnellement que l'argent était destiné et il l'empoche et de fait il en receuillit de cette manière pour plus d’une vingtaine de mille

dollars.

654- Donner à croire par unc cu-tête qui n’a aucunement Sa raison d’être qu’on veut bénéficier les autres, tandis que c’est son propre gain et profit que l’on vise. Par exemple on a des sociétés de prêteurs d’argent à un taux ruineux qui pour ne pas vous le laisser croire se se donnent le titre Je “ Sociétés de bâtisse ?’- Qu'il y a de moyens dans ce monde de tromper ses semblables, de les leurrer, leur faire prendre des vessies pour des lanternes. L'intérêt n'est que de six par cent, eton a l’air de vous favoriser en vous permettant de rembourser par petits montants mensuels, et de ne le faire que dans dix ans Mais remarquez, et c'est là que l’'emprunteur s'aveugle aulieu de garder le montant pendant les 10 ans, vous commencez à le remettre dès l'échéance du premier mois—Donc comme terme moyen, vous n'avez gardé votre argent, vous n'avez joui du montant total de l'emprunt que pendant une moyenne de 5 ans. Or 10 ans à 6 par cent n’est autre chose qué 5 ans à 12 par cent. Donc c'est à 12% d'intérêt que vous avez emprunté et non à six.

655—Un caissier de banque pour désarmer tout soupcon, toute idée de la part des directeurs de lui faire une enquête à l’endroit de la facilité avec laquelle il s’enrichit à même son salaire comme gérant de l'institution ; leur suggère des emprunts sur les fonds de la caisse. A. et B. votent pour un prêt à C, sachant que chacun d’eux à son tour, aura besoin du vote de C. pour en obtenir autant. La caisse est au momeni d’être forcée à liquider. Mais avant de le faire, on avertit ses amis qui en retirent leurs mises respectives, pendant que tous les autres pauvres diables de déposants s en vont les mains vides. Mais le caissier est devenu riche, et après sa mort, et à même les fonds de l'institution, il laisse de fortes sommes aux siens, et a de quoi payer un $500 à l’Eglise pour lui ériger un mausolée au bas cœur ou en dedans des balustres, comme si au lieu d’une crasse il s'agissait

d'un homme de bien.

656- Moyen facile de s’enrichir. Donner en se mariant un fort douaire à sa femme, faire assurer sa vie pour un gros montant— Au lieu de payer sa marchandise à qui de droit, on solde les primes d'assurance, on donne tant à compte sur le douaire. On escompte dans une banque pour payer à une autre, on gagne ainsi des années. Puis on fait banqueroute, on liquide |

et on a le front de vous dire : “ mais je dois encore tant à ma femme sur son douaire. La femme garde son avoir et le mari empoche le capital de son assurance à terme, ou s’est précautionné.avant de déclarer faillite, de la somme nécessaire pour continner à en payer les primes annuelles. Ou encore le négociant, au lieu de payer sa marchandise, ne donne que des à comptes, gagne du temps, achète des propriétés avec l’argent qu’il doit à ses fournisseurs, passe ses biens fonds au nom de sa femme, fait faillite après quelques années et reste riche, pendant que ses créanciers demeurent le bec à l’eau— Est-il étonnant maintenant, que chacun se le demande, que Dieu ait dit: “En vérité, en vérité, je vous le dis “ il est aussi difficile pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux que pour u1 châmeau de passer par le chas d’une aiguille.” | * * *

6537—On peut y aller encore plus ouvertement-on peut faire du chantage, voler même sous un contrat à cet effet, et cela et à cause de cela, de manière que la Cour même, la justice (aveugle) ne s’aperçoive du frauduleux de la transaction. Certains contracteurs, firent une réclamation de quelques $20,000 — l'Ingénieur en charge refusa de la reconnaître—[ls mirent la chose entre les mains d’un

agent sous un acte notarié par lequel l’agent devait toucher une somme fixe jusqu’à concurrence de la somme réclamée, plus 5 pour cent sur tout ce que l'agent pourrait leur obtenir de plus que le chiffre de leur demande-__Mais dans un cas semblable, le contracteur commence par doubler sa demande, pour laisser de quoi à retrancher par les experts ou par les juges pour se donner un air d’impartialité sous les circonstances. Le montant de $20,000 fut donc porté à $40,000 et c’est sur ce dernier chiffre que l’agent devait toucher une somme fixe de quelques $2000.00 — L'agent visant plus loin refit le compte à lui fourni par les contracteurs, et le porta à tout près de $100,000 au cas d’avoir la chance de toucher les 5% sur la différence. Mais l’affaire rata devant les experts et au lieu de $97,000, les contracteurs n’en eurent que $17,000 ; refusèrent en consequence de donner à l’agent le montant stipulé et de là le procès qui mit à nu devant la justice tous ces faits sans que la justice y put voir du mal de la part d’un agent qui sait que la somme due a tout d’abord été doublée, et qui la doublée une seconde fois pour essayer de sucer d’autant le gouvernement au

profit de ses clients ; mais surtout pour ses 5 4 stipulés.

658 ___ Comment de moins on peut faire

plus : d'une quantité négative une positive, en un

OS

mot faire mentir l'algèbre à son profit. Dans la construction d’un certain édifice public à centaines d’ouvertures ou fenêtres les contracteurs obtiennent de l'architecte la permission d’en changer les appuis, sans préjudice à l’artistique de la bâtisse, et de l’aveu même des contracteurs, ils y sauvaient $2.00 par appui. Plus tard, rendu au haut des croisées, le contracteur demande à en faire les claveaux en 5 morceaux au lieu de 3, déclarant que ce serait pour lui un gain d’au moins $10 par chassis, et en eflet sur ces deux seuls items les contracteurs bénéficiaient au montant de plus de $2,000. Eh bien ! quand vint le compte des extra—les deux items en question y figuraient transformés— Les appuis étaient chargés à $5.00 de plus par fenêtre, les voussoirs à $10.00 de plus au lieu de $10.00 de moins, différence de $27 par ouverture en faveur des récipiendaires en perspective.

659— 4 Sacré bête, quand y a du changement, c’est toujours de lextra °”? voilà les paroles mêmes (pardon lecteurs) qu’adressait un certain contremaître à un contracteur en voie d’ériger au cimetière St-Charles un mausolée à un riche banquier, lorsque sur la demande que lui fit le premier s’il avaît bien des extra—lui répondit : non et au contraire l'architecte a fait des changements qui ont facilité,

diminué mon travail.

666-Le chantage peut être où au moins avoir l'air d’être tout à fait humanitaire.— Les degrés qui, du niveau de la douane de ...... mènent au fleuve à marée basse, devaient être en pierre —il y en a quarante de 120 pieds de longueur (4800 pds. lin) Pour des raisons purement philanthropiques — qu’on n’aille point faire au contracteur l’injure de lui supposer d’autres motifs—l’idée lui vient que ces degrés en pierre peuvent être dangereux,en ce que si l’on y tombait, le coup serait plus fort que sur le boïis—et de suite, le commissaire des travaux publics d’alors, donne dans le panneau avec d'autant plus d’empressement, que s’étant porté caution pour le contracteur, il y avait à craindre que sous un prix insuffisant, lui, caution, ne fut appelé à combler un déficit quelconque. Eh bien oui, les degrés qui devaient être en pierre sur voussures en maçonnerie ont été remplacés par du bois, et une somme d’au moins $40,000 épargnée de cette manière

au contracteur.

661-Il ne faut passe porter caution pour un eontracteur dont on a à approuver les coinptes-car sous un bas prix, on peut craindre d'être appelé, non seulement à perdre la somme qu’on se fait payer pour consentir au cautionnement, mais à

payer beaucoup plus. On est donc nécessairement.

porté à sanctionner tous les extra possibles, tous les changements qui peuvent en créer, pour que le contracteur avec de gros profits fasse honneur à son contrat, et que vous ne vous trouviez point, vis à vis de ses fournisseurs, courir le plus petit risque d’être tenu à rembourser ou nayer quelque chose.

662-Le devis des «: quantités ”’ d’une bâtisse quelconque, doit toujours se faire par un tiers ; c’est-à-dire que vous devez faire faire par un autre, le toisé des quantités des matériaux et de la main d'œuvre de tout édifice dont vous êtes appelé à faire les plans et surveiller la construction ; et de même, vous pouvez faire pour un autre, le cahier de charges d’une bâtisse dont cet autre, ou un autre que vous-même est saisi. Sinon, et que vous vous soyiez trompé, en plus ou en moins—alors de deux choses l’une : ou, si vous avez fait erreur en moins, vous êtes porté à favoriser les extra du contracteur pour couvrir ce que votre erreur peut lui faire perdre et à voler en le faisant le propriétaire, ou si vos quantités sont en plus, vous le volez encore en ce que les soumission- : naires, tous ce qu’ils en sont, demanderont autant de plus pour la bâtisse et vous favoriserez encore les extra pour que le contracteur vous mette en mesure

de rembourser au propriétaire, ce que sans cela vous lui feriez perdre par vos mécomptes.

663—Vous n'avez point à accuser de chantage, un professionnel qui vous fuit payer Ina valeur reconnue ordinaire de ses services, parce que dans un autre cas il aura à prix fixe ou déterminé à l’avance, travaillé pour vous à un taux inférieur. En effet un quiconque, plutôt que de ne pas travailler pour vous, fait votre ouvrage pour une raison ou une autre, à moitié prix pour ses services— mais lorsqu'il n’y aura point d’arrangement entre vous conclu à l’avance, vous n'aurez rien à dire si votre agent vous fait payer le taux, la valeur reconnue de son travail.

664- Si l’on s'adresse à uu chef de bureau pour une copie d’un écrit, d’un plan, d’un document quelconque et qu'il ait à son emploi un copiste capable de faire l’ouvrage, ou qu’ii puisse en trouver un à cet effet—il ne doit vous charger que le prix du copiste plus celui du temps qu'il a eu à donner lui-même à le trouver, à le mettre en ouvrage,

plus encore tant pour cent (20 % par exemple) de

prôfit.Mais si votre chef de bureau faute de copiste est obligé de faire la chose lui-même, il a droit alèrs, je crois, de vous faire payer, non pas les honoraires d’un copiste, mais les siens propres.

663— Encore uné forme de chantage. Urñe cômpagnié vous fournit du gaz à raison de tant par 1000 pieds, avec l’injonction que si vous payez à échéance du quärtier, elle vous fera reinise de 20, 30 où 40 pour cent. Alors comme tout le monde s’empréssera de payer au taux réduit, cela veut dire que même à ce taux réduit la compagnie fait amplement son affaire. Or il peut y avoir un cas isolé ou plus d’un, où par absence ou manque d'argent vous ne puissiez solder vôtre note que le lendemain de l'échéance ou enfin quelque temps après que la somme devient due. Je dis que si la compagnie persiste à vous faire payer le chiffre total, cela équivaut à vous charger 20, 30, 40% d'intérêt et je ne sache point que devant l2 justice on ne déclarerait pas que cette manière de voir est légi-

time.

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