Une basse-mese, la semaine, c’est
à-dire, quand elle n’est point obligatoire, cst certainement chose méritoire, pour une femme qui en a le loisir ; mais ce qui l’est davantage, c’est de rester chez elle le matin pour y diriger la cuisine et voir à ce que rien ne se gâte, ne se perde. En ai-je vu de ce gaspil de la part des servantes qui n’ont pas même assez de cœur pour sauver du rebut une tranche de pain, une cotelette, le gras de la viande que les enfants ne mangent point, pour en faire une portion pour les pauvres, qui eux, à leur tour mettraient au moins les graisses au savon. Voir aussi, avec notre système de poëles calorifères à charbon, ce que la fille en jette avec la cendre pour ne pas se donner la peine,
le désagrément de recueillir avec ses chères petites | mains ; Ou au rateau, les morceaux de grosseur accentuée qui échappent à la sous-grille qui les reçoit du foyer. Oui, ce serait plus méritoire, car le travail est la meilleure des prières ; puisque pour la messe il y a le plaisir de sortir, de prendre l’air le matin, de jouir de la belle nature ; pendant que rester à la maison élimine toutes ces jouissances.et fait que la surveiilance de la chose domestique est de fait plus agréable à Dieu, que cette messe a: ‘ pour le père, le mari, fait le sujet d’un mécontentement de tous les jours ayant trait à ce que
lui coûte par année une semblable incurie.
TX
857-- Nul, soit-il duc ou roi même, n’est héros ou lion pour son valet de chambre. Nui non plus, à côté d’un étranger de même profession (ingénieur, architecte, avocat, médecin) n’est pour vous de même taille ; car votre concitoyen est. pour vous comme le duc pour son.valet, un homme de tous les jours, vous le voyez, le rencontrez constamment ; et comme il n’y a rien en lui qui rayonne à l'extérieur, un génie, un talent, une aptitude que d’autres ne possèdent point; tous, de votre entourage journalier, vous sont indifférents, sauf vous même ; tandis que chez l’étranger, l’homme d’outre mer, ou d'audelà de La Manche, et précisément parce que vous ne le connaissez point, tout est mystérieux, et vous êtes prêt à lui supposer des connaissances, des qualités de perception, d'exécution hors ligne. J’ai vu cela à Paris, où souvent, il s’est agi d’en référer pour certaine chose, à un ingénieur, ou homme d'état anglais ; et de même, à Londres, l’idée ne vient pas toujours de vous en rapporter à un des vôtres mais de traverser le bras de mer pour consulter un français. Ceci tient aussi
du fait que “ nul n’est prophète dans son pays.”
S5S On inciine d’ordinaire vers ceux qui ont plus de fortune une position sociale plus élevée que la nôtre. C'est peut-
être rationnel : car qui est plus riche peut ou doit avoir plus voyagé, plus vu, connaître plus ; et de même de ceux que vous supposez plus aristos que vous; vous êtes porté à croire que ce sont des droits acquis, des dons de Dieu peut-être, comme les grands de la terre, les rois qui aiment à laisser croire qu’ils sont d’institutiou divine—le “ fils du ciel” de l’empire chinois, entre autres, les prophètes, et même les faux prophètes ; mais enfin l’on est ainsi fait: le père voit avec plus de satisfaction son fils fréquenter ceux d’une sphère sociale, littéraire, scientifique supérieure à la sienne—la mère est désolée si sa fille est déjetée par celles de ses compagnes de couvent qui ont la prétention d’être plus fortunées, mieux mises, ou qui peuvent se donner le luxe d’une voiture, d’une loge à l’opéra, ou parce que mon père est maire, Ou un frère membre du parlement, mon cousin un échevin, juge de paix, capitaine de milice, ma tante la femme d’un juge, etc.
859-Une des grandes attractions de la jolie viile de Naples est son aquarium délicieusement situé sur la baie de même nom, au milieu d’un feuillage à demi tropical. Cette ville est surtout bien située pour un aquarium, parce que sa baie est remarquablement riche en espèces animales, et qu'on trouve dans ses eaux des formes qui ne se
rencontrent que dans les tropiques ; les tempêtes y amenant celles mêmes qu’on ne trouve que dans les parties les plus larges de la mer méditerranéenne, L'aquarium comprend 26 bocaux ou vastes citernes ou compartiments, le tout en verre et par conséquent
transparent. Ces vaisseaux ou réceptacles sont éclairés
par le haut de manière qu’une personne y regardant se croirait, tout à sec qu’il soit, au milieu même de l'élément où se meuvent les êtres qui l’entourent. Dans un , "mpartiment sont les étoiles, les hérisons de mer et formes analogues. Les trois à quatre suivants: sont affectés aux diverses espèces de seiches, pleuvres, etc.— plusieurs autres aux crabes, cancres, écrevisses de mer, hemards, crevettes, etc.— pendant que d’autres encore contiennent beaucoup d: formes de poissons libres nageurs. Dans un bocal on voit des vers d’üne étrange beïuté que méprennent assez souvent les ‘ visiteurs pour des fleurs ; et tout à côté en est un qui contient des évantails de mer, des plumes et pennes de même nom; et plus loin sont des méduses, ces formes délicates et gélatineuses. Ailleurs on trouve le vrai corail, le corail précieux ; ailleurs encore les actinies, anémones de mer, et les étranges organes ou appareils protecteurs, de diverses espèces, avec leur adaptabilité à leur entourage y sont amplement représentés. La richesse des couleurs, la variété des formes et la grâce des mouvements provoquent chez
tous les visiteurs un étonnement, un plaisir indicibles, et.surtout.chez ceux qui ne sont habitués qu’à la vie pius-rare, les couleurs plus sombres des eaux plus au
Nord.
860-—La station zoologique de Naples délicieusement située sur la baie de ce nom, y seri d'école à tous les naturalistes du one, qui y ont tour à tour pied-à- terre — de vingt-cinq à trente en moyenne par année. Chacun y trouve tout le comfort voulu, des appareils de toutes sortes pour faciliter chez lui les études des formes qu’ii affectionne, les êtres mêmes qu ‘il veut étudier. On les pêche tous les jours, à l'aide de deux petits vapeurs et deux chaloupes affectès à ce service. De plus tous les pêcheurs de la ‘baie amènent constamment au musée les formes qu’ils savent y être en demande. L'on pourvoit de cette manière du jour au lendemain aux besoins de chacun. On y enseigne aussi à préserver et à mettre en bocal de verre les spécimens de toutes sortes, de manière à leur conserver la meilleure apparence, l’apparence la plus naturelle ou de l’animal de son vivant, pour distribuer ensuite ces vases et leur contenu aux divers musées de par 1° monde: On y trouve aussi une bibliothèque des mieux fournies sur tous les sujets ayant trait aux études à y faire. Le corps scientifique de
l'institution comprend, avec le directeur, neuf spécialistes ou qui se dévouent à l'étude, à l’enseignement d’une forme particulière de la vie animale. L'argent affecté au soutien de l'établissement provient de diverses sources. Chaque contribuable de £100 sterling annuellement, maintient une “ table ” et a le droit de nommer une personne récipiendaire de ses bienfaits
Il y + aujourd’hui 30 tables pourvues de cette manière — dont le gouvernement Italien paye pour sept,
diverses institutions d’Allemagne pour onze autres. L'Angleterre en fait iès frais de trois, la Russie et l’Autriche chacun deux-—la Belgique, la Hollande, la Suisse, la Hongrie et les Etats-Unis, chacun une ; cette derniêre régie par le ‘ Smithonian institution . à Washington. Les tables se payent année par année. Le gouvernement allemand contribue pour sa part £2000 par année à l’entretien de la station. La recette
dès Visitéürs ‘èst ehdore dé £1,000; la’ vettté deb”&ni. maux préservés dotine £700, celle des viehx"miatériaux £100.
861- Différence entre une. piastre, que l'on donne ct une que l’on ne reçoit point.
La différence évidemment n’est ni mathématique, ou
arithmétique, ni même exprimable ou traduisible dans notre bilan budgétaire annuel ; mais il est certain qu'il
eh coûte davantage de donner, payer un argent que l’on a en mains, qu’on a pu voir et palper, qui nous est acquis sans le risque de ne le plus recevoir ; que le dépit qu’on éprouve de ne point recevoir ce qui nous est dû ; car pour ce dernier il y a toujours un doute : celui qui nous le doit peut en contester le 11ontant, vous donner la peine d’en courir longtemps la collection. Votre individu peut faire banqueroute et vous jaire tout ou presque tout perdie ; et cette inquiétude vaut quelque chose. Le trouble, le ten ps de la coliection, lu lettre que vous écrivez à votre débiteur pour l’engager à s’exécuter, se häter— tout cela requiert du ten:ps de votre part, ou de la part des \ôties et ce temps vaut de l'argent.
KT
862—On se rit souvent de qui, au lieu d’encaisser son argent, le mettre en banque, pour le faire tructifier, le garde chez lui ; mais rira bien quelquefois qui rira le dernier. En eftet cette banque, votre institution monétaire quelconque, l'individu à qui vous avez fait un prêt sur hypothèque, peut faillir, être appelé à liquider. L’'hypothèque peut ne pas réaliser de quoi vous payer; la spéculation où vous vous êtes lancé peut être malheureuse et la chose se réduit à peser
d’un côté le plaisir, le profit d’une entreprise qui a fini par vous réussir après bien des années de délai, assez souvent, puis les anxiétés et les déboires ; contre la satisfaction, le repos mental de celui qui touhe un peu moins, mais vit à l’abri de toute inquiétude. * * *
S63-II y a à mettre au compte des compensations hümaines que si d'un côté vous gardez votre argent chez-vous pour ne pas en risquer la perte par la faillite d’une banque, d’une société de prêts et placements, la non réussite d’une spéculation quelconque ; chez-vous, vous pouvez vous le faire voler, enlever avec effraction ; vous pouvez passer au feu et voir tout détruit ; vous pouvez le voir engloutir avec la maison dans un effondrement, à la suite d’un tremblement de terre, d’une avalanche, d’une inondation, d’une explosion, et enfin de compte ii y a inquiétude toujours et en tous licux ; d’ailleurs aussi, combien de fois après l'avoir gagné, n’a-t-on point à le gagner une seconde fois à courir après ?
KT
864-Le carbure de calcium au contact de l’eau produit un gaz appelé ‘ acétylène.’ Le feu dont fit rapport le “ Scientific American ”” causé
pat ce gaz a Dayton, n'était pas attribuable à cette cause—mais le feu en a été accentué en ceci que reñdu au vaisseau contenant ce carbure, la chaleur des flimmes fit désouder les réceptacles et l’eau des pompes à iucéndie venant alors en contact avec le carbure, produisit une quantité de gaz qui ajouta naturellement son contingent à la fureur de l’incendie.
KT %
865- Le professeur Lankester, dans une récente conférence en Angleterre, a expliqué d’une manière précise et claire comment il se fait que ’inoculation d’une maladie non maligne d’une espèce quelconque peut guérir ou empêcher un cas sévère de la même maladie.
Le protoplasme, dit-il, peut être amené à tolérer une action chronique à laquelle il a tout d’abord la tendance de se soustraire. Les corpuscules amæboïdes du sang sont attirés par le ‘ chémotaxis’ vers les germes de maladie entrant dans le corps, et les avalent ; mais ces bactéries, à leur tour, produisent un poison qui repousse les corpuscules. Ces derniers, cependant, à force de doses de plus en plus fortes, viennent à se faire au poison, le tolérer, comme l’on s’habitue à l’arsenic ; et de cette maniêre le corps peut acquérir ïnmunité contre la pleine force de la maladie.
866 Sommeil des plantes. Le professeur Herr. E. Stohi trouve que la position nocturne de la feuille «st telle qu’elle empêche la rosée de »’y déposer ; prévient ainsi la transpiration, et augmente la quantité de nourriture amenée aux organes assimulateurs, par l'ascension de l’eau dans la tige. Dans certaines espèces, les feuilles sont dirigées en descendant, ce qui fait que le revers de la feuille est mieux protégé que le dessus contre le dépot de rosée-Dans d’autres, dirigées en montant, c’est le dessous de la feuille qui est mieux protégé que le revers contre la condensation de l’humidité de l’air ou rosée sur sa surface.
867--Le Forum d’Auguste à Rome est le chez-soi des chats. Là on jette les félines superflues qui vont rejoindre leurs compagnes. Tous les jours les personnes charitables leur y jettent des fragments de nourriture ; et telles qu’on les voit d’en haut, elles ont l’air grasses et heureuses, et cela au point qu’elles ne font aucun effort pour en sortir. Il y a quelques années, l’on se servait ainsi du Forum de Trajan comme dépotoir pour les chats inutiles, mais comme les félins ne pouvaient s’y cacher, s'y mettre à l'abri, les gamins les lapidaient. Enfin les autorités après bien des plaintes, empéchèrent la chose, et pour
se défaire de ceux qui y étaient encore, on en présenta un à chaque guérite de sentinelle sur les murailles de la ville. Tous cependant disparurent sous peu de leurs nouvelles derscures, quelques-uns s'en retournant au pied de la colonne de Trajan, où ils furent soit exterminés par les enfants des rues ou transférés de nou-
veau au Forum d'Auguste,
#68 — M. Phisalix annonça l’autre jour à l’académie des sciences de Paris que Ia cholestérine injectée dans le Sang des animaux leur permet de résister au venin des vipéères. Il a aussi obtenu de semblables résultats avec la tyrosine crystallisée extraite du dahlia, et même au moyen de la
sève du dahlia.
869— Wheeler dans “ Nature ” attire l’attention sur l'effet des vents accentués sur les eaux des mers et 1acs 0 - il n°‘y a point de marée, et qui est de nature à donner beaucoup d'inquiétude aux navires. C'est ainsi que dans la mer caspienne, un fort vent élèvera l’eau de six pieds d’un côté, et la baissera ou déprimera d’autant du côté opposé, faisant une différence totale de 12 pieds. Dans la mer baltique, les vents d’Est en déplacent les niveaux de huit
pieds et plus. Dans le lac Erié, dit-il, les dépressions et élévations de deux à quatre pieds sont communes,
pendant que quelquefois des vents très forts ont causé des différences de niveau de 15 pieds.
8270-Les vents forts et prolongés accentuent de beaucoup le niveau des marées sur le St-Laurent et sans doute sur tous les fleuves, sur toutes les rivières qui se jettent à la mer et où il y a flux et reflux. Nos marées ordinaires de pleine et nouvelie lune ont été ainsi quelquefois remontées, exhaussées de pas moins que de 3 à 5 pieds sous un fort vent de Nord-Est, et de même un vent suivi dans la direction opposée, diminuera d'autant le niveau ordinaire. C'est d’ailleurs, à tout considérer, fort peu ; car 10 pieds même dans 100 milles ou 10 pieds dans 528,000 pieds n’est que de 1 dans 52,800 et sous une inclinaison aussi faible que celle d’un seul pouce dans un mille, l’on conçoit qu’il ne faille point une grande force pour contrecarrer la tendance de l’eau à regagner son
niveau vrai, 4 pouces même par mille étant usuel pour un canal maritime.
871- Déjà, dans un article précédent, je dois avoir. attiré l’attention sur le mouvement bi-pédat
de certain lézard d’Australie-le chlämydosaure Ou lézard à jabot (frilled). A ce sujet, le professeur Soville Kent fait allusion à une rumeur non alors confirmée, que le lézard iguanoïde du Mexique, possédait aussi le pouvoir de courir ainsi sur ses jambes de derrière. Il publie dans ‘ Nature ” une lettre d’un môhsieur des Indes Occidentales, qui dit que là aussi tous les lézards, à partir de l’iguane de 5 pieds de longueur, et y compris les plus petites espèces qui gamibadent parmi les pièrres, tous ont l'habitude quand ils sont pressés de se mouvoir ainsi en courant debout sur leurs pattes de derrière. Cette particularité de locomotion chez ces animaux, chose dofit les naturalistes ont longtemps douté, mérite attention comme indication du mouvement bi-pédal chez quelque ancêtre éloigné.
S72-Il y a maintenant un observatoire au sommet du mont Koschiusko à 7,320 pieds de hauteur, le pius haut point de l’Australie—Un autre à niveau de la mer sur la côte Sud-Est à Mérimbulà. L'on y prend aussi des observations simultanées à Sidney, à Salé dans Victoria et à Hobert et sur le mont Wellington en Tasmanie.
kTs
873-I1 y a quelques années, l’on entendait, à St- Casimir et à St-Basile, etc. sur la rivière Ste- Anne, près de Québec, des bruits souterrains dont les gens de l’endroit ne pouvaient se rendre compte. Ce bruit semblait être celui de pierres ou cailloux se heurtant entre eux, roulant, se déplaçant avec bruit se traduisant à la surface à travers une épaisseur de 30 à 60 pieds de sol sablonneux. Ceci vient de se confirmer (1898) par le dernier éboulement qui a eu lieu sur une étendue de peut être un mille dans le sens de la rivière et de plusieurs arpents en profondeur. C’est que les eaux de surface percolant à travers le sable, et une fois rendues à la couche imperméable de glaise que l’on trouve partout sous le diluvium de sable et roches, se font chemin à travers le sable en suivant la nente naturelle du lit d’argile pour 8e rendre à la ri 2: (Ces rigoles ainsi formées par l’eau, s’agrandissent constamnient, mettent à nu les cailloux que l’eau entraîne à leur tour vers la rivière, et qui par leur frottement snr le fond de glaise et entre eux produisent le bruit souterrain dont il s’agit. Enfin lorsque tout le sol est ainsi miné en sousœuvre, vient un temps où le tout s'effondre et se met en mouvement vers le niveau inférieur du lit de le rivière. C’est ce qui a eu lieu il y a peu d’années à St- Alban à quelques milles en aval de St-Casimir sur la même rivière ; et ces éboulements d’ailleus sont de
tous les jours, sous de semblables conditions dans presque tous les pays du monde.
S874 Quel merveilicux mécanisme que celui de la main humaine jamais la machine la plus compliquée qu’ait encore fait l'homme ou qu’il puisse jamais faire ne sera comparable sous le rapport de la variété et de la complexité des mouvements à la main de l’homme. Vous faites avec une main ou les deux toutes les lettres de l’alphabct des sourds-muets, ou des aveugles, tous les chiffres —toutes les figures géométriques : le carré, le losange, le triangle, le polygone, le cercle, l’ellipse, la pyramide, le cône, le conoïde, la sphère-—la toiture, le dô.ne, le vaisseau de capacité, la chaloupe, le vaisseau maritime soit d’une ou de deux mains en se joignant de diverses manières les doigts. Vous pouvez vous ployer à la fois une seule phalange, deux, les trois, et cela d’un seul doigt et de n'importe quel doigt ou des deux doigts ou ñe trois, ou des quatre ou enfin des cinq en y comprenant le pouce —voyez comme d’une main, en vous les lavant, ou ne serait-ce que pour vous les dégourdir, vous pouvez enveloper l’autre, le poignet, chaque doigt successivement, leur e’semble à volonté. Croisez-vous les mains
à doigts interloqués et aucun effort presque ne saurait
vous faire lacher prise ; puis en vous les tordant, une épissure impossible à défaire, et en présence de laquelle Alexandre lui-même reverrait le nœud gordien et jouerait de l'épée. Vous en faites un évantail, les rayons d’une roue, d’un foyer—Elle vous sert de me sure : la largueur en est de 4 pouces à l’endroit du pouce, de 6 pouces (deux mains pour un pied) le pouce étendu ; la femme trouve dans un pied trois longueurs de doigt, 41 dans une demie-verge, neuf dans une verge—Le poing vous sert de massue, de marteau ; le pouce et l’index d’étau, de tenailles, de pincettes, de casse-noix. Un système d’étayement, un arbre à 5 à 10 branches, un lustre à autant de bougies Vous prenez à volonté une poignée variable, une pincée, plein la main, plein les deux réunies —Vous en faites un crochet pour arracher un bouchon, pour soulever un poids —Entrelacés les doigts indiquent le tissu du panier d'osier, etc., les tissages Quoi ! il faudrait tout un volume pour indiquer en détail les choses multiples que peut faire la main, les mains à part du jeu de pelotte, de piano, de gyitarre, de flute, etc. * * *
S875—Célui, celle à qui vous parlez pour la première fois, a droit de savoir qui vous êtes et il est nécessaire de le lui dire tout d’abord :
“ je suis un tel” afin qu’on sache jusqu'à quel point votre voix est autoritaire, si ce sont des instructions que vous avez à donner—en quoi consiste la parenté, 16 lien d'amitié, si c’est sur un sujet social ou ayant trait à a famille. Sans cela votre individu fronce le sourcil en 8e demandant de par quel droit vous vous permettez de l'interpeller, lui adresser la parole.
Ke
876—Le préjugé est des plus effectifs dans certains cas: que quelqu'un en présence d'un œuf et après avoir décalotté, en flaire le contenu et avec une grimaco le laisse là alors soit-il parfaitement frais, vous le croirez gâté, et aurez un doute sur tous les autres œufs dans le plat. Il en sera de même de ls viande que quiconque aura flairé et laissé de côté, ét surtout si c’est durant la saison où les œufs ne sont pas toujours frais, comme le printemps où l'habitant, la revendeuse pour ne rien perdre, aura ajouté à une demi. douzaine ou plus d'œufs frais quelques- -uns de ceux de conserve de sa provision d’hiver—ou que dans le cas de la viande, la saucisse, etc., ce soit durant les chaleurs RS deux à trois jours après le jour de l’aba