‹ Divers ou Les enseignements de la vie [microforme]Chapitre 82 sur 83 · J'ai vu parmi la brigade des gratteurs de rue · texte numérisé non relu

J'ai vu parmi la brigade des gratteurs de rue

de notre municipalité—je parie que vous ne devinez point la preuve que je vais vous en donner--un individu tellement pauvre qu'il était réduit à porter sa toilette de noce : chemise blanche, col à l’avenant et habit à queue. Dans un cirque, comme bouffonnerie, c'eut été drôle—mais sous les circonstances, Ça faisait pitié: voir un homme autrefois peut-être dans l’aisance, réduit à tant de misère.

2° Si un homme qui veut vous vendre un baril de pommes, un panier de pêches, une boîte d’oranges, etc. se donne l’air d’insister à vous en déverser le contenu ‘si vous voulez afin de vous faire voir qu’elles sont aussi grosses au fond du quart que sur le dessus ; il importe peu que | vous disiez oui, il ne le fera point. Les grosses en effet comme vous le soupçonnez sont toutes à la surface, le reste ne vaut comparativement rien.

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.987- Evolution des expositions des arts et industries des Nations à Paris. Une récente statistique merci à qui de droit-nous fait voir qu'il y a eu à Paris à dater de 1798, 15 expositions: la première à la fin du siècle dernier ne coinptait que 110 exposants—ce n'était pas encore l’ère des concours universels qui ne datent guère que de 1855. Elle eu

lieu au Champ de-Mars, 25 médailles y furent décernées. Elle fut suivie en 1801 d’une exhibition toute française ou il y eut 220 concurrents. Ce fut dans la cour du Louvre__En 1802, une autre au Louvre avec 540 exposants.— En 1806 sous Napoléon le Grand, eut lieu la quatrième sur la place des Invalides ; et déjà le nombre des compétiteurs s’accentuait: il y en avait ‘1422 En 1819, une autre au Palais du Louvre, avec 1622 exposants En 1822 puis en 1823, deux autres assez modestes : la dernière sous Charles X et encore au Louvre La huitième sous Louis-Philippe, Place de la Concorde avec 2,447 exposants En 1839 la neu. vième aux Champs-Elysées «vec 3,381 exposants-—La i0ème encore aux Champs-Elysées en 1844 à 3,960 -concurrents et en 1849 la dernière de cette série d’ex- ‘positions locales, couvrant un espace de 22,000 mètres carrés et que le gouvernement avait doté de 600,000 francs— La première exposition universelle, c’est-à-dire | ouverte à toutes les nations fut tenue au Paiais de l'Industrie en 1855. Le gouvernement vota en cette mémorable occasion 11,500,000 francs. Les exposants y étaient au nombre de 23,954 ; les visiteurs au nombre de 5,160,000 et le terrain couvert de 168,000 mètres carrés. Dès lors, immense impulsion au coinmerce et % Vindustrie— En 1367 nouveau concours des nations au Champ-de-Mars. Vote du gouvernement de 10,- ‘000,000 francs, 52,000 exposants dont 16,000 français.

Affiuence extraordinaire où figurèrent 57 princes étrangers. Il y eut surplus de 2,719,000 francs. Le terrain couvert était de 687,000 mètres carrés—Ce fut au Champ de Mars, Quay d'Orsay et à la place du Trocadéro, que furent installés en 1878 les 52,835 exposants dont 25,392 français. L'affluence des visiteurs y fut de 16,190,000 avec déficit de 38,000,000 francs, dù au coùt des titisses érigées à cet effet et à l’ornementation des lieux—Enfin en 1889 eut lieu la dernière exposition des, nations et au même endroit : 45,486 exposants,

don; 40,122 français y prirent part. La tour Eiffel y

fut. uxe attraction particulière comme en font foi les 324 millions de visiteurs qui en cette occasion envahirent Jermétropole française- Mais voici maintenant

SR venicelle de 1900 qui va probablement surpasser

totes les autres, celle de Chicago même qui étonna le

monde entier. Nous verrons.

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888 La tzarine et la cigarette. Une déÿéche de Saint-Petersborough dit que les dar:es de la cour de Russie sont bien contrariées de ce que la tzarine ait défendu de iumer la cigarette en sa présence. . La dépêche ajoute que ces dames ont prié la dAnveraine de lever l'interdiction : faisant observer que ès dames fument la cigarette dans toutes les cours

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d'Europe et qu'il se trouve des femmes parmi les têtes couronnées d'Europe et les princesses de sang royal, y compris la tzarine douairière, l'impératrice d'Autriche, la reine de Roumanie, la reine régente d’Espagne et la reine du Portuga! qui en font autant. Ces dames allèguent en même temps que la plus passionnée de toutes pour la cigarette, est la princesse Henri de Prusse, sœur de la tzarine.

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989- Goldwin Smith combat les théories socialistiques de Henry George qui prétend, dit-il, que ceux qui détiennent ou possèdent des propriétés doivent non seulement les avoir acquises par des moyens indus, mais être en même temps conscients du fait que chacun d’eux est un conspirateur contre la justice sociale, ot un ennemi de son espèce ; et que, partout, on a le droit de les en dépouiller de force. Chez toutes les nations civilisées dit ‘“ le professeur ” la possession privée remplaça la possession en commun ou par tribu. Elle fut jug$e nécessaire à la production, l’agriculture ayant surtout pour but de nous donner du pain. On ne peut compter sur les transformations soudaines où les tentatives en ce sens n'ont mené, comme lors de la révolution française, qu’à la confusion et à beaucoup pis. On peut tenter une amélioration sociale mais sans enflammer les passions productives d’une guerre civile. En Virginie par exemple (Nou-

velle Angleterre) on essaya la possession, on tenta la propriété en commun, et ayant en cela absolument failli et du tout au tout sous le rapport de la production, on ne fut pas long à en conclure et de consentement unanime à un système qui mit en jeu le stimulus de l'intérêt privé. Eh bien ! G. Smith et H. George sont en ceci tous deux en erreur ; tous les deux, ils sont dans les extrêmes, et il y a à chercher la vérité à mi-chemin entre eux ; car le système privé même 8 donné lieu à des abus, à des fraudes et injustices, en ce que les uns s’enrichissaient ainsi aux dépens du travail, du génie, des talents des autres et gardaient tout pour eux aulieu de laisser partager les coopérateurs dans les profits, qui est le seul système absolument juste, fraternel et social. Voir à ce sujet la solution de l’auteur à l’endroit des articles Nos. 515 à 571 de ces ‘ Enseignements de la vie.’ Manière de donner de l'ouvrage à tout le monds, et d'éliminer ainsi toute tendance au socialisme, au communisme forcé, et de désarmer les pétroleurs, les dynamytards, les vauriens de tous les pays : se cotiser pour leur donner et à tous les désœuvrés un pied à terre, et de quoi vivre un an, puis les y envoyer avec renouvellement de l’injonction de Dieu gagner Sa vie à cultiver la terre à Ia sueur de son front puis. encore, de la part de l'humanité mise ainsi à contribution, ajouter à ce décret ‘ “ou y crever.”

990 Ecrivant souvent sur du papier réglé de fines lignes à teinte bleue, je revois constamment ces lignes sur du papier blanc ou nonréglé. Seraitce que ces lignes empreintes, photographiées sur ia rétine de l’œil se refléteraient, se reproduiraient par réflexion et peut-être par le mêine procédé inconnu qui nous fait revoir durant le sommeil, ou en rêve les scènes diverses de la journée.

991-Ne pas oublier qu’à l’aide d’une feuille de papier mince, et quelque irrégulier qu’en soit le contour, on peut en la pliant sur elle-même sur une table, le plancher, la muraille ou autre surface plane et unie, se trouver en présence d’une ligne droite. En ia pliant et repliant parallelle:nent et à plusieurs reprises sur elle-même on aura ume régle, un coupe-papier. A la suite du premier pli, un second pli ramenant la ligne droite sur elle-même nous donnera un angle droit, une équerre. Ce dernier replié sur lui-même sera un angle de 45 degrés: angle central d’un octogone —encore en deux : un angle de 221 degrés ; et en deux encore, l'angle de 11 :celui de la rose des vents. L’angle de 45° replié en trois (chose assez facile à faire en tâtonnant un peu) donne 15°. Ce dernier encore en

trois nous met en regard un angle de 5°: De là à l’angle de 1° il n’y a qu’un pas, l’œil pouvant apprécier à très près et arriver facilement à subdiviser en 5, par essais deux à trois fois répétés, cet espace angulaire. Enfin à l’aide de cette unité angulaire et des autres subdivisions en 5, 15, 45, 90, il nous sera facile d'arriver à 6°, 16°, 46°, 91°-à 11°, 219, 51° et enfin avec des 5, des 15 et des unités et multiples de ceux-ci à un angle d’un nombre de degrés quelconque de 1° à 360°. Pour ce qui est d’ailleurs, d’une règle dont on puisse se servir pour régler le papier à écrire, il suffira d’enrouler à plusieurs reprises la feuille de papier sur ellemême et d'en coller le rebord au mucilage pour avoir une règle ronde dont on se servira au besoin. D'ailleurs, ce à

quoi on ne pense pas toujours : on peut couper sur un

rouleau, une feuille de longueur ou largeur voulue et à

côtés parallèles et perpendiculaires, en faisant glisser le canif le long du rouleau même, servant de règle

ronde à cet effet.

992__I n feuille d’or se battait il y a 3,000 ans pour en orner les cercueils des Egyptiens, comme elle se bat encore de nos jours. On n'a pu substituer au battage par la main de

l’homme aucun procédé mécanique aussi efficace, aussi

délicat. L'’alliage qu'on y ajoute n’est que pour un cinquantième à peu près, réduisant ainsi sa pureté de 24 à 23} carats, et on ne le fait point comme pour la bijouterie, pour en sauver la quantité puisque le feuillet d’or se vend plutôt à la mesure qu’au poids, mais pour qu’il soit moins adhérent au papier au velin dont on fait les livrets entre les feuilles desquels on le tient en sureté jusqu’au moment de l’employer. On rougit l’or au besoin en y ajoutant un alliage de cuivre de cette couleur—on le rend pâle ou plus blanc avec nne addition d’argent. L’ouvrier met son or au creuset pour le réduire en un lingot de 1 pouce de largeur, de longueur et ,;; de pouce d’épaisseur, pesant 21 onces Troie. Après l'avoir trempé, on passe ce lingot au laminoir le réduisant ainsi en un ruban de même largeur mais 7 à 8 verges en longueur. Voilà donc de suite l’éj :seur initiale de - ‘ réduite à un centième près de ce chiffre ou à un 2 millième de pouce environ. On coupe ce ruban en longueurs d’un pouce. On place ces morceaux empilés l’un sur l’autre bien exactement, entre et au centre d’autant de feuilles d’un papier très fort fait surtout en france et en Allemagne. Ces feuilles ont 34 pouces, sont carrées et au nombre de 180 à 201. On procède alors au battage ou à la réduction d'’épaissseur des petits lingots coriposants, et par conséquent à leur extension latérale

dans les deux sens par un marteau rond de 4 pouces

de diamètre et dont le poids est de 18 livres. Ce premier procédé est d’une demi-heure à peu près et le petit lingot d’un pouce carré ainsi développé en une feuille de 10 fois la grandeur, est devenu par conséquent 10 fois plus mince et n’a plus que 0.0002“ (deux dix millièmes) d’épaisseur. Le second procédé con siste, en se servant de délicates pincettes en bois, pour que l'or n’y adhère point, comme il le ferait si elles étaient en métal, à enlever les feuilles d’or ainsi réduites d'épaisseur, et augmentées en surface, les couper chacune en quatre et les remettre entre ou séparées par antant de feuilles de vélin, ces dernières ayant 4 pouces sur les deux sens aulieu de 31. Nous voici maintenant avec un livret appelé “ shoder ” et contenant non plus de 180 à 200 feuillts comme pour le premier martelage, mais de 720 à 800 feuilles du précieux métal. Il faut une heure pour composer ainsi le “schoder.” Le martelage ou battage se continue ensuite avec un marteau de seulement 12 livres pesant aulieu de 18 livres, et cela dure deux ñeures. Quand les feuilles d’or par ce second martelage ont atteint les rebords du livret (schoder) l’ouvrier les en enlève pour les couper de nouveau chacune en quatre que l’on remet encore entre les feuilles d’un troisièrne livret ou sorte de ‘ schodoer ”’ composé cette fois d’un parchemin ou vélin encore plus fort, mais plus mince

et plus uni et délicat que le précédent. Voici donc la

feuille d’or réduite à un seizième de son épaisseur première de .0002“ ou à un .0,000,125 soit à peu près d’un cent millième de pouce, ou le nombre des feuillets augmenté à plus de 2,000. Ces feuilies d’or ainsi réduites d'épaisseur et placées entre celles du livret en dernier lieu décrit, sont soumises à un troisième martelage, mais cette fois avec un marteau ne pesant que 7 livres et pendant 4 heures de temps, et qui les réduit enfin à une épaisseur ne dépassant point Ga deux cent cinquante millième partie d’un pouce, soit à peu près Ia 1,000ème partie de l’épaisseur d’une feuille de papier ordinaire à écrire on à imprimer. Ce sont -ensuite d’crdinaire, des mains f£minines, plus délicates que celles de l’autre sexe, qui sont employées à prendre, toujours avec de délicates pincettes en bois, chacun des feuillets d’or, et au nombre de 25 pour les placer un à un entre autant de feuilles de papier de soie saupoudrées d’un rouge, qui constitue le livret d’or du commerce et dont 20 de ces livrets forment un paquet de 500 feuillets. C’est à Londres, à Paris, à Florence que s'exerce cette industrie mais surtout en Allemagne. Aux Etats-Unis, ce n’est guère qu’à New- York et à Phllade!/shie qu'on exerce cet art et il y a de 20 à 25 établissements où on le fait, quelques 200 ouvriers seulement y étant employés. Il se fait avec du cuivre rouge une jiinitation assez réussie de la

feuille d’or—elle ne se vend que $1.25 le paquet ou les 500 feuillets, pendant que l’or se vend $7.00 la même quantité. L'art de marteler, battre l’or demande un long apprentissage, et beaucoup d'intelligence. Il faut aussi que les outils soient, pour assurer le succès, d’une température uniforme et sans humidité.

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993 L'Espagne perd son empire, son prestige. Lors de son accession au trône d’Espagne en 1556, Philippe II se trouva maître du plus vaste empire.-düe le monde eut vu depuis que Rome fut au zéniti Me son pouvoir. Ses flottes étaient fameuses pour leur grandeur, et elles commandaient l’Océan— ses armées étaient fameuses à cause de leur valeur— Elle pesait les destinées de l’Europe, avait des possessions sur tous les continents, et on peut dire que les Amériques Nord et Sud lui appartenaient. $S. Johnson écrivait aussi récemment qu’en 1740, en se plaignant des misères des pauvres peuples : “ N’y a-t-il plus de 4 régions à réclamer par l'Espagne ? Alertes, levons- “ nous, explorons ces pays fortunés et ne tolérons plus & l'insolence de l’oppression.”

L'empire espagnol a été le résultat de mariages, d’adiances, de conquêtes et de découvertes ; son déclin, sa chute peuvent être attribués au caractère

impitoyable du peuple espagnol. Lorsque Colomb découvrit Saint-Domingue, elle avait une population de 2,000,000 ; en 1530 cette population était descendue au chiffre de 350,000. Cortez au Mexique, Pizarro au Pérou étaient d’idéals conquérants espagnols. Vers la fin du règne de Philippe (il mourut en 1598) l’Espague perdit toutes ou presque toutes ses dépendances dans le nord de l'Afrique, et au commencement du règne suivant, la Bourgogne, Naples, la Sicile, puis Milan. En 1609 les Pays Bas lui furent perdus ; en 1628, Malacca, Ceylon, Java et d’autres îles ; en 1640, le Portugal; en 1648 elle dut renoncer à tous droits sur la Hollande, Brabant, et diverses parties de la Flandre ; en 1649 lui furent perdus Mæstrècht, Hertogenbosch, Bréda, Berzen-sur-Zoom, et plusieurs autres forteresses des Pays Bas, et durant cette année la couronne céda tacitement à l’Europe du nord, sa suprématie sur les mers ; en 1659 les Pyrénées, devinrent, par la cession à la France, de Rousillon et de Cardogne, la frontière entre les deux pays ; en 1668 à 1672 ce qu’il lui restait de Flandre fut cédé ; en 1704, elle perdit Gibraltar ; en 1791 les établissement de la Sound de Nootka ; en 1794, Saint-Domingue ; en 1800, la Louisiane : en 1802, Trinidad ; en 1819, la Floride ; de 1810 à 21, lui furent perdus le Mexique, Venezuela, la Colombie, Ecuador,

le Pérou, la Bolivie, le Chili, Argentine, Bau&a-Oriental,.

Paraguay, la Patagonie, Guatemala, Honduras, Nicesh-

gua, San Salvador, Haiti et de nombreuses iles faisant partie des continents d'Amérique ; toutes ses possessions dans l'hémisphère de l’ouest; en un mot, sauf Porto Rico et Cuba que l’on peut maintenant lui considérer perdues. Il y a encore «a disposer du futur du Maroc espagnol, et des groupes d'îles Philippines, Caroline, Sulu, Ladrone et les Canaries. Traduit du Memphis Commercial ”’ reproduit par le ‘ Scientific American.” | * + *

994 Légende de Ll’Aluaminium. On lit dans # Aluminum and Electrolysis,’” dans “ Naturæ Historiarum ” (lib. 36, cap. 26) cà il est fait allusion à un incident d'histoire romaine, qui jusqu’au temps de Sainte-Claire Deville, était échappé pendant plusieurs siècles à l'attention des hommes scientifiques, 1l est relaté par Pline (23 A. D. à 79 A. D.) que durant le règne de l’empereur Tibérius (41 A. C. à 37 A. D.) un certain fabricant en métaux (Faber) parut au palais et exhiba une magnifique coupe faite d’un brillant métal blanc qui reluisait comme de l’argent. L’ouvrier laissant tout exprès choir le goblet qui se cassa, au point aurait-il paru de ne pouvoir plus se réparer, prit son marteau et le réhabilita sur le champ. Il était évident que ce métal u’était point de l'argent, quoiqu'il fut presque aussi brillant, pendant qu'il était plus ductile

et moins lourd. L'empereur questionna sérieuseu.:ent l’ouvrier et apprit de lui qu'il avait extrait le métal d'une terre argileuse-probablement la glaise onnue aux chimistes modernes sous le nom d’alumine. Tibère lui demanda ensuite si aucun autre que lui connaissait le secret, et reçut l’orgueilleuse réponse qu’il n’y avaic que lui et Jupiter qui le savaient. Cela suffit. L’empereur avait réfléchi que s’il était possible de tirer ce métal l’une substance aussi abondante que l'argile, la valeur de l'or et de l'argent en serait grandement diminuée. Il résolut donc de prévenir une aussi lamentable catastrophe. Il fit détruire de fond en comble les usines du découvreur, et fit décapiter ce dernier afin que son secret périt avec lui. M. Sainte-Claire Deville n’a aucun doute que ce métal était de l’alumi nium, et déclara que la cruauté de Tibêre avait privé l'Univers de ce métal précieux qui demeura ainsi inconnu pendant 18 siècles. Cette extraction de l’aluminium par un fabricant romain durant le premier siècle de l’ère chrétienne, devint ainsi un des arts

perdus.

KT 4e

995- On avait douté jusqu’à ce jour de l'existence des hôpitaux chez les anciens ; car Hippocrate qui aurait dû en parler, s’il y en avait,

ne fait allusion qu'aux notes ayant trait aux can

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observés dans le Temple d’Esculape, l’Æsclepia ne contenant que des bains où l’on pratiquait comme de nos jours le massage. Or, on vient de découvrir à Bade (Baden) un véritable hôpital contenant 14 pièces ou chambres munies de plusieurs espèces d'instruments servant à la medecine, à la pharmacie et à la chirurgie, d:s sundes, tubes, pincettes, instruments à cautériser, etc. La date la plus récente des monnaies trouvées paraît être de l’ère de Hadrien. Peut-êvre était-ce un hôpital militaire mais non moins intéressant pour cela ; car le service médical de l’armée de Grèce et de Rome est un des plus profonds mystères de l’archéologie. César ne réfère qu’une fois à ses chirurgiens de régiment et Xénophon ne nous dit qu’en passant que les Spartiates, lorsqu'une bataille était imminente, envoyaient leurs docteurs à l’arrière ; mais nous cherchons en vain dans les auteurs grecs ou

latins d’autres informations sur ce sujet.

* * + 996-Les douze mouvements dé la terre.

Bulletin de Ia Société Astronomique de France ? octobre 1898. La planète que nous habitons est déjà connue des astronomes comme étant le jouet de onze

mouvements différents : 1° sa rotatiou diurne autour de son axe en 23 heures 56 minutes ; 2° sa révolution

annuelle autour du soleil en 365 jours et un quart ; 2° la’ précession des équinoxes en 25,765 ans ; 4’ le mouvement mensuel de ta terre autour du centre de gr... te du couple terre-lune ; 5° la nutation causée par l'attraction de la lune, en 18 anset demie ; 6° la variation séculaire de l’obliquité de l’écliptique ; 7° la variation séculaire de l’excentricité de l'orbitre terrestre ; 8° le déplacement de la ligne des àpsides en 21,000 ans ; 99 les perturbations causées par l'attraction constamment changeante des planètes ; 10° le déplacement du centre de gravité du système solaire autour duquel tourne annuellement la terre, centre déterminé par les positions variables des planètes; 119 la translation générale du système solaire vers la constellation ’Hercule— Un douzième mouvement, celui du pôle tèrr estre, de 15 à 17 mètres par an, qui fait légèr ement varier les latitudes de tous les pays est actuellement l’objet de vérifics tions assidues, dans un certain nombre d’observatoires. M. Albrecht vient de trouver la marche du pôle autour de sa position moyenne, de mois en mois, d’après les observations de latitudes, depuis le ler janvier 1890 jusqu’au ler juin 1897. Ce léger déplacement est dû surtout à une variation d'équilibre produit par les mouvements de l'atmosphère et de la mer.

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| 997 Quand il s’agit d’un grand homme,

tout le monde a été à l’école avec lui. Vous tenez à ce qu'on vous voye à ses côtés.

: 2° Vous barrez votre porte, votre fenêtre ; | "r les fermez et assujettissez au cadenas, au verrou,

À: argettes haut et bas, à clé, et à côté de toutes ces précautions dont s'aperçoit celui qui veut faire effraction chez vous, vous oubliez que la porte est vitrée, et ‘que par le seul bris d’une vitre, son enlèvement ou par , un trou à y faire avec un diamant et sans bruit, le 7 voleur peut s’introduire la main ; tout son corps même “si la vitre est assez grande et sans se donner la peine "de déranger vos fermetures.

3° Votre habit ou paletot est vieux, râpé. Si

“en même temps vous portez un faux col qui date de

‘quelques jours, des souliers crottés ; vous aurez l'air : ’un “tramp'’’ on en aura fortement envie de vous É prendre pour un homme du commun. Renouvelez au moins votre collet, sortez vos gants, mettez votre :-Agrgnon en évidence à votre boutonnière : ayez des ‘bottes reluisantes, et la transformation sera complète : C’est un monsieur, un homme respectable, mais il est peut-être ou pauvre, ou économique et soigneux de son avoir ou de son garde-robe.

998 A Montréal avec P. alors président de A. A.

P. Q., une bordée de neige de janvier de trois jours de durée nous y retint au moins d'autant et même une journée de plus pendant lequel temps nous réglions tous les jours notre note au St. Lawrence Hall, pour se rendre au débarcadère du C. P. KR. et en revenir avec la nouvelle que personne ne pouvait dire exactement quand on pourrait partir. Le matin on nous remettaît à l’après midi; l’après midi au soir : le soir au lendemain matin. Sept à huit fois nous avons voyagé ainsi de l’hotel aux chars, des chars à l'hotel jusqu’à ce qu’enfin ayant honte de cette prégrination récidiviste, le colis ou sac de voyage à la main, nous résolûmes de changer de pension pour avoir à changer

de route.

Pa”

999- Si vous voulez qu’un homme qui vous aura dit une chose, fait un prix, une promesse un peu avant le temps, me l’oublie point ou ne change point d’avis durant l’intervalle, prenez la chose en note, ou doennez-vous au moins l’air de le faire en sa présence, quand ce ne serait qu’au crayon sur votre poignet de chemise ou en y mettant une épingle. Votre homme se dira : ila pris la chose en note. Impossible pour moi sous les circonstances de le tromper.

29 Si vous tenez à faire faire votre où

vrage par A, mais à aussi bas prix que possible, demandez aussi un prix à BB, ou au moins faites que A soit sous l’impression, convaincu même que vous avez demandé ou allez le faire, un prix à un autre. Alors craignant la compétition, il vous fera son plus bas

prix.

1000 Pour punir d’une faute, d’une déscbéissance, l’enfant que l’on aime—et il faut le faire pour prévenir la récidive, le père a à se monter pour l’occasion, se donner l’air, pour que ce soit effectif, de le vouloir, d’y être décidé, et le faire en effet si rien n'intervient pour l’en empêcher. La Justice le veut. Mais que la Clémence intervienne dans la personne de la mère, d’un grand frère, d’une sœur plus âgée—on en est content et.on a droit de l’être pourvu qu'on ait pu produire chez l'enfant, l’incriminé, l'impression que n’eut été de l'intervention du tiers, la punition lui aurait été certainement acquise ou infligée.

1001 — Pour juger d’une compétition, d’un concours, où il y a à comparer, comme dans un projet d’édifice quelconque, les divers plans, sous les rapports variés du site, Ge l’exposition, de ia construction, distribution, décoration ; commes ur ceux du drai-

nage, du chauffage, de la ventilation, de l'éclairage ; il ne fait point doute qu'il est essentiel de recourir au système des points sous les diverses en-têtes à considérer ; mais il ne fait point doute non plus qu’on se forme d’ordinairs une impression préliminaire quant au projet qui nous plait le plus et dont on juge par une vue d'ensemble, comme dans le cas d’une bâtisse dont on a à estimer le coût en détail, mais dont on deyine à l’avance le coût total probable. Cette impression s'empare de nous, nous poursuit, et nous fait désirer que le projet de sou choix réunisse les suffrages, remporte la majorité des points, ou que les points motivent le :&sultat voulu. Alors on est tenté, forcé en quelque sorte à abonder dans le sens voulu ; tout de même que pour faire tourner une table, et sans le vouloir ou plutôt sans croire qu'on le veut, ou croyant au contraire ne point le faire, on le fait tout de même malgré soi.

1002-S$ir T. M. Barry durant une séance de la British Association ” tenue à Bristol (Nov. 1898) se dit surpris de ce que dans la pratique. c’est-à-dire sur une grande échelle, les indications anémométriques ne se réalisent point, en ce que pour le “ Forth bridge,’ pendant qu’on a cru devoir le calculer pour résister à une force de vent de 56 lbs. au

pied, une surface de 300 pieds sous les mêmes circonstances indiquait une pression de près de 40 pour cent de mains ; et que dans le cas du ‘“ Tower bridge ” de Londres, pendant que l’anémomètre donnait de 6 à 9 Ibs. de pression au pied, une expérience faite sur une des bascules de 5,000 pieds de superficie, n’accusait que de 1 à l4livres de pression. M. Baillargé a déjà démontré, et il a été le premier à résoudre le problème ou plutôt à expliquer le paradoxe, le mystère apparent du ‘‘ ball nozzle jet ’’ (jet d’eau sortant d’une pipe autour d’une bouie) que le jet en sortant enlevait de derrière la boule par la friction, l’eau qui s’y trouvait, créant ainsi un vide contre lequel la pression atmosphérique réagissant, retenait la boule en place au fond de l'embouchure conique ou évasée de la pipe. Ilen est de même du vent, qui s’échappant tout autour de l’anémomèêtre, fait le vide du côté où souffle le vent et l’atmosphère réagissant du côté opposé, produit une diminution de pression anémométrique proportionnée au rapport des périphéries respectives des surfaces mises au jeu, comparées à ces mêmes surfaces où les premières (les périphéries) varient comme les longueurs de leurs dimensions constituantes, pendant que les secondes (les surfaces) varient comme les carrés de ces mêmes dimensions, ou comme 4: 40: 400 pour des surfaces de 1, de 100 et de 10,000 ou de an pied par un pied, 10 X 10 pieds, 100 X 100 pieds.

D'ailleurs, dans le cas de la “ Forth bridge” on & bien fait de baser la pression à contrecarrer sur les indications de l’anémomètre ; car sa construction n’étant composée que d’étraites surfaces, où d’une multitude de petites surfaces, en un mot d’une surface parcellée, le résultat dans la pratique serait loin d’être comparable à celui obtenu en agissant sur des surfaces de 400 pieds en superficie ou de 20 X 20, 10 X 40, etc. # * *

1003-Proctor dans son traité sur La pluralité des Mondes: ‘ Other worlds than ours” (Appleton & Co., New York, 1898) se donne beaucoup de peine pour démontrer que les variantes de chaleur, de froid des planètes de notre système solaire, suivant leurs distances du soleil, ne sont pas inadmissibles pour des êtres constitués comme nous, si tant est que les planètes sont habitées par des êtres de la sorte. Il imagine pour Mercure, trois fois plus près du soleil que nous, des tunnels ou passages souterrains par où les habitants de cette planète peuvent passer d’une zone tempérée à une autre sans s’exposer aux chaleurs tropicales de cette planète ; et pour les autres planètes, celles plus éloignées que la nôtre de l'astre du jour, les plus grands froids dus à la distance à laquelle elles

se trouvent du soleil, n’égalent aucunement les froids

de 60° Fahr. auxquels peut faire face notre physique, lo corps humain, comme 1l en a maintes fois fait preuve dans les voyages polaires, comme il en a éprouvé dans l'Alaska, au Manitoba même. Il n’y a donc qu’à considérer que le corps humain peut se faire et se fait en effet à des températures variant de 60 degrés audéssous de zéro à plus de 100 degrés de chaleur, ou en d'autres termes à un froid 60 fois plus grand, à une chaleur 100 fois plus grande que l’umité, de la chaleur, du froid de la glace fondante, pour admettre de suite que ce n’est aucunement sous le rapport des températures des autres mondes de notre système que ces

mondes sont inhabitables.

1004 Comme les poids spécifiques sont fondés sur, comparés à celui d’un égal volume d’eau ; on est assez naturellement porté à attribuer à tout corps ne pesant que le poids de l’eau plus ou moins, une viscosité, fluidité ou liquidité comparables à celles des fluides et liquides en général, et à leur supposer un état de non cohésion, ou de cohésion si faible que la moindre chose suffirait pour les faire couler, s’écouler, tomber en morceaux, se désintégrer. Ainsi quand on sait que le poids de Saturne, masse pour masse n’est que les trois quarts (4) de celui de l’eau, on s’alarme à l’idée

du peu de cohésion que doivent avoir entre elles les parties constituantes de cette planète. Il en est de même de Jupiter qui, masse pour masse, ne pèse que le quart du poids de la terre que nous habitons, ou à peine plus que le poids de l’eau. Cette idée cependant n’est aucunement motivée, et pour le comprendre de suite et voir que ça peut être tout le coniraire, on n’a qu’à se rappeler qu'il y a des substances spongieuses, ou du simple poids de l’éponge qui n'en sont pas moins fort adhérentes dans leurs parties constituantes. Il y a des bois plus lourds moins lourds que l’eau : le liège, le chêne, le buis des métaux même comme le sodium, le potassium qui flottent dans l’eau et foule d’autres substances d’une cohésion supérieure à celle des rochers qui constituent le globe terrestre.

1005- Proctor dans sa ‘ Pluralité des Mondes ?’ emploie un raisonnement fondé sur la vision de l'homme et la vélocité de la lumière pour essayer de nous faire comprendre, comment Dieu peut à la fois ou simultanément et en un seul instant tout voir son univers, ses mondes constituants, les êtres qui les habitent, chaque feuille qui s’agite sur les arbres de leurs forêts, chaque grain de sable, chaque atome d'air, de gaz, d'éther qui constitue l’espace et

voir de tout cela, non seulement le présent mais au même instant ou en même temps leur passé, leur avenir. La vitesse de la lumière est de quelques 200,- 000 milles à la seconde. Elle est constituée d’ondulations qui frappent et font vibrer la rétine de l’œil avec une rapidité de 50 à 60 millions de millions de vibrations par seconde. Il suppose une étoile sur les confins visibles au télescope, ou imaginaire de l’univers et qui soit assez éloignée de nous pour que sa lumière mette 10,000 ans à nous venir ou 315,360,000,000 secondes. Ce rayon de lumière est la méssagère de tous les évènements qui ont eu lieu sur cet astre pendant les 10,000 dernières années. Supposez maintenant que pendant que la lumière nous vient de ce monde éloigné avec la rapidité de l’éclair, nous nous dirigions vers l'étoile ou en sens contraire, avec une vitesse qui nous fasse franchir la distance en un seul instant, et ceci est concevable comme n'étant que la 200ème partie de la vitesse avec laquelle les ondulations lumineuses entrent dans l’œil. Alors un œil dirigé vers cette étoile verrait en une seconde, un instant,toute l’histoire de ce monde éloigné pendant les 10,000 dernières années de son existence. Voili ce que l’on peut concevoir, nous êtres finis. On peut done eomprendre maintenant que pour l’'Etre infini, Dieu, Il puisse d’un même trait pénétrer non pas même jusqu'aux étoiles dont la lumière nous vient dans 10,000 ans, mais jusqu’à celles,

mille fois, un million de fois plus éloignées, enfin jusqu'aux confins de l'Univers, infini qu’il soit, et qu’Il y voye tout et simultanément le passé, le présent, l’avenir de l’objet sur lequel Il dirige son regard. Mais pendant que nous ne pouvons voir à la fois que dans une seule direction, Dieu peut voir à la fois partout, tout autour de lui et instantanément ou ensemble dans toutes les directions ; donc, etc.

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1006--II me semble cependant plus facile de concevoir par la pensée ‘l’omni-présence ?’ (l’ubiquité), ‘ l’omni-vision ”’ (le pouvoir de tout voir à la fois) l’omniscience de Dieu qu’en raisonnant sur la vision et la lumière ; car pendant qu’en multipliant indéfiniment la vitesse de la lumière, la vitesse avec laquelle on pourrait atteindre un astre, on reste encore et toujours dans les limites du fini, la pensée au contruire n’a pas besoin qu’on lui prête des moyens imaginaires pour atteindre d’un seul trait les confins de l'univers, quoique, si vous voulez, dans une seule direction à la fois. Dieu au contraire peut diriger sa pensée, si l’on peut parler ainsi, et simultanément dans toutes les directions à la fois et tout voir, tout embrasser, tout connaître, tout prévoir, tout ordonner et coordonner ; c’est-à-dire, qu’il est en même temps

“ omni présent,” omniscient, omnipotent.

1007- Le “ Philadelphia Times ” fait foi qu’à bord la barque allemande Zion arrivant en ce port, de Tomay Angleterre, il y avait entre autres choses 300 bariis d’arsenie et que les hommes de l'équipage couchaient tout au près de cette substance, sur laquelle, les écoutilles ouvertes, le soleil en dardant ses rayons en faisaient exhaler les vapeurs et que sous l'influence de ces vapeurs ou gaz respirés par les hommes, ceux-ci prirent un embonpoint tout à fait accentué. Ceci tient probablement à ce que l’arsenie ayant l’odeur de l'ail, lequel est très appétissant, excitait chez les hommes un désir plus prononcé que d’habitude pour une nourriture abondante. Un des matelots gagna, dit-on, jusqu’à 25 livres, et l'augmentation de poids de tout l’équipage ne fut pas de moins que 400 Ibs. L’arsenic agissait comme il le fait lorsque les médecins l’enjoignent en petites quantités comme tonique pour aiguiser l'appétit, comme le fait aussi la strychine qui promeut la formation de tissus adiposes chez les convalescents.

1008 A preuve, une fois de plus, que comme le

Christ l’a proclamé pour la première fois en Judée :

‘“ on n’est point prophète dans son pays” c’est que le

Dictionnaire d'homonymie ” de M. Baillargé, cou-

ronné en Europe ; dont M. Legendre, comme par intuition, avait écrit tout d’abord que pour lui cet ouvrage était “ tout une révélation.” Voici encore M. Flamant, de l’[nstitut de France qui dans un autographe à l’auteur, daté de Paris, avenue de Villiers 76, du 10 octobre 1893, s'exprime ainsi : ‘“ pour moi “c’est toujours un moment agréable que celui où “j'ouvre votre si original Dictionnaire des Homonymes “qui ne me quitte plus. Il y a là une somme de travail considérable et des idées si nombreuses et si “ nouvelles que je me ane lasse pas de le par- “courir.” C'est ce même dictionnaire, qui eut pu être utile au Canada, dont M. Ledieu de l’Instruction ptüblique en cette province a empêché la vente en ie classant avec le dictionnaire de Volapuk de M. De Boucherville, d'absurde et inutile : c'est cet ouvrage absurde et inutile dont plus des trois quarts d’une édition de 1,000 exemplaires, ont été écoulés en Europe, et dont il ne reste plus un exemplaire à vendre, malgré que nos journaux n'aient pas csé en parler parce que la lettre Q. n’y était pas indiquée comme ‘lettre indécente ’ ou sous son autre appellation de dix-septième lettre de l'alphabet.” Voilà pourquoi on a äéfendu de l’introduire dans l'éducation du pays -tout comme si l’on devait condamner aussi les dictionnaires ordinaires parce que (pardon lecteur) le mot de Cambrone à Waterloo s’y trouve.

1009- La prédestination de l’homme, la prescience que Dieu en a, n’empêche point son libre arbitre. J'existe. Il était écrit de toute éternité que je naîtrais, tiendrais telle conduite et serais heureux ou malheureux en l’autre monde ; c’està-dire que Dieu le savait, le sait. Je sais que Dieu le sait ; mais ce que je ne sais point, c’est si Dieu le sait de moi en bonne ou mauvaise part. Je ne sais donc point si je dois agir bien ou mal pour amener le résultat ; prévu. Dieu savait qu’Adam désobéirait ; mais Adam ne sachant point que la presciance était qu'il le ferait, rien ne gênait son libre arbitre. TL’on peut être intimement convaincu, certain même que telle chose arrivera : par exemple que si on laisse telle chose en évidence ou à la vue, à la main ; un certain que l’on connaît pour voleur s’en emparera ; mais le voleur ne peut être influencé par notre anticipation , notre conviction dont il ne connaît rien. Donc, comme dit Proctor, aucun degré concevable de prescience de Ia part de l’un, ne saurait empêcher le libre arbitre de l’autre. Donc la prescience absolue et infinie de Dieu est tout à fait en dehors de la croyance dangereuse et dommagéable en une prédestination qui rende l’homme irresponsable de ses actes. Mais celui qui se damne, le mérite, puisque Dieu pour prévenir cela, pour le sauver, et sans pouvoir le lui enjoindre autrement, ‘sans -être injuste envers les autres, a tout fait pour le

sauver, par la contemplation de la beauté de la création, de la bonté de toutes ses œuvres ; sorte d’hypnotisme céleste exercé sur l’homme pour le

diriger dans les voies de la droiture.

1010--On vient de découvrir dans la république Sud-Africaine de riches gisements de houille de quelques 60 mètres d'épaisseur—soit à 15 milles de Johannesbourg et à onze milles de Kougersdorf, dans le voisinage des mines d’or— On a trouvé aussi des diamants à Rietfontein, 5rès Prétoria, de deux fois la richesse, pense-t-on, des mines de Kim-

berly. Kehler et d’autres ont trouvé à une profondeur

de 2,400 pieds, de précieuses mines d’or entre Johan- - ) Ù

nesbourg et Kougersdorf.

1011-Ma petite de 5 ans disait l’autre jour en

grand secret à sa mère que sa petite sœur de

3 ans s'était montrée en chemise devant l’avant dernier des gaiçons qui n'avait alors que 2 ans!!!

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1012-Un tribunal, cetui de in nation, moins que tout autre, n'aime point à être

//. 20nVvaincu d'erreur. Ceci explique la persistence

du gouvernement Français, à empêcher que le jour se fasse sur l'affaire Dreyfus. Voilà pourquoi. Il ne veut point que la question soit rouverte. D'ailleurs quand on tient à connaitre la vérité on n'y met point de continuels obstacles, comme en met aujourd'hui à tout propos le tribunal saisi de l'affaire de Zola.

1013- Nos journaux rapportent de Londres que

certaine comtesse y héberge et fait vivre dans le luxe. -

150 chats : qu’une autre à érigé aux frais de $30,000.00 un hôpital pour les chiens désœuvrés ct ils n'ont pas eu le courage de dire à ces excentriques combien il ext-été plus utile, plus méritoire pour elles

Jar PRES , . ; ‘d'affecter leur avoir à l'entretien d'autant d’être hu:

mains.

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