ACTE TROISIÈME
DES PRUNELLES
J'aurai plus tôt fait de le mettre devant le feu.
Elle l'aide à ôter son habit, dont une des manches se retourne. CYPRIENN'E, prenant l'habit.
Donne ! (EIU étaU- lliabit sur le fauteuil devant la cheminée.) Oui 1
ce feu !... J'étouffe !
Elle dêgra'"e le haut de son corsago. DES PRUNELLES,
Se venger de quoi?... Qu'est-ce que ça veut dire?... un duel ?
CYPRIENNE, courant à lui.
Un duel ! Je te défends de te baltre, entends-tu ? *
DES PRUiNELLES.
Mais!...
CYPRIENNE, l'enlaraiît dans ses bras.
Je ne veux pas que tu te battes ! — Il n'aurait qu'à te tuer !
DES PRUNELLES
Bah !
CYPRIENNE
Et pour lui?... Pour cet homme?... Ah ! cet homme !.. Est-il possible!... je l'avais mal vu... J'étais folle ! (romb-.u!
suri,; canapé.) Ah! je SUls bicU COUpable !... (Elle se retourne vivement vers Des Prunelles^ qui près d'elle regardait la porte du fond, Imï s.i>it le bras et le fait tomber à genoux, devant elle.) Tombe à mes pic'ds,
misérable, et demande-moi pardon!
' Cyprienne, Des Pranelle-.
DES PRUNELLES
Heiii?
CYI'RIENNE.
De m'avoir jetée dans les bras de ce crétin, et d'avoir voulu me le donner p )ur mari !
DES PRUNELLES, à genoux, ahuri.
Mais...
Mais il est odieux, entends-tu!... Mais il est ridicule, il est laid, il est stupide, ton Adhémar !... Mais je le hais, entends-tu bien 1 Mais je n'aime que toi ! Dis que lu m'aimes encore, toujours, de plus en plus!... Dis-le vite!
DES PRUNELLES
Je...
CYPRIENNE
Et que tu te repcns de m'avoir plantée là!... Et que tu ne me lâcheras plus !... Jamais ! jamais ! jamais!
DES PRUNELLES
Jamais 1 je...
Assez ! tu te repens !... J'oublie tout! Je te pardonnai \ Viens dans mes bras! je fadorcl...
On cntofid frapper trois coups à la parle, Puis : UNE VOIX.
Ouvrez, au nom de la loi !
CYPRIENNE, à Des PruneUen.
Le commissaire !
CYPRILNNE, efff/ée.
Pjurquoi ?